Benoît Michel Decomberousse, né le à Villeurbanne (généralité de Lyon, actuel département du Rhône), mort le à Paris (ancien arrondissement), est un magistrat et un homme politique de la Révolution française, du Consulat et du Premier Empire.
Entre 1795 et 1799, il est député de l'Isère à la Convention nationale puis au Conseil des Anciens.
Biographie Benoît Michel Decomberousse est issu d'une famille de la bourgeoisie de robe. Son père, Jacques François Decomberousse, est notaire royal.
Benoît Michel a pu bénéficier d'une éducation poussée. D'abord avec un précepteur, puis le collège et enfin des études supérieures. De quoi cultiver un penchant pour l'art qu'il manifeste très tôt. En 1774 à l'âge de vingt ans poussé par son précepteur et ses professeurs, il publie son premier ouvrage, un livre de poésie de 178 pages en six chants intitulé "L'humanité". Celui-ci est empreint des belles idées du siècle des Lumières et remporta un certain succès.
En 1778, Benoît Michel Decomberousse devient avocat au bailliage de Vienne, c'est à Vienne que la révolution vient le trouver. Il se fait vite remarquer par la générosité de ses pensées et par son dévouement. D'après ces biographes : « Il ne suivit aucune barrière, il ne s'attacha à aucune coterie politique : éloigner de toute ambition personnelle, il vota et parla toujours en honnête homme, d'après les seuls inspirations de sa conscience. » On peut également lire dans les mémoires de Bourrienne, Regnault de Saint-Jean d'Angély s'exprimer ainsi à son sujet « beaucoup de talent, aimant le travail, éloigné des intrigues, incorruptibles. ».
Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Benoît Michel Decomberousse, alors juge près le tribunal de Vienne, est élu député suppléant du département de l'Isère, le troisième et dernier, à la Convention nationale.
Le 5 floréal an III (le 24 avril 1795), la Convention nationale tire au sort douze députés suppléants destinés à venir siéger. Le 6 thermidor (24 juillet), Benoît Michel Decomberousse est admis à siéger en remplacement de François Joseph Alméras-Latour, décédé.
Mandat aux Anciens Sous le Directoire, Benoît Michel Decomberousse est réélu député de l'Isère et siège au Conseil des Anciens.
Initialement tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an VI (le 20 mai 1798), il est réélu lors des élections législatives de 1798, et son élection est validée par la loi du 22 floréal an VI (11 mai 1798).
Le nivôse an V (le 21 décembre 1796), il est élu secrétaire aux côtés de Jean Joseph Eustache Derazey (député de l'Indre), de Jean Guineau-Dupré (député de la Haute-Vienne) et de Pierre Loysel (député de l'Aisne) sous la présidence de Boniface Paradis (député de l'Yonne).
Le 2 vendémiaire an VII (le 23 septembre 1798), il est élu président du Conseil des Anciens, et ses secrétaires sont Mathieu-Augusin Cornet (député du Loiret), Jean-Jacques Lenoir-Laroche (député de la Seine) et Hugues Monmayou (député du Lot).
Du Premier Empire à la monarchie de Juillet Benoît Michel Decomberousse est alors au sommet de sa carrière et l'un des personnages les plus courus de la capitale. Sa carrière politique s'arrête au coup d'État du 18 brumaire le 10 novembre 1799. Il est nommé juge du tribunal d'appel de Grenoble par Bonaparte. Préférant la capitale il occupe différents poste du ministère de l'Intérieur en passant par la cour impériale.
La chute de Napoléon Bonaparte sonne le glas définitif de sa carrière celui-ci est contraint de se mettre en retrait. Peu à peu la maladie le rendant aveugle il dû cesser ces travaux de plume. Il décède 1841 à l'âge de 87 ans.
Le régime de Louis-Philippe ne lui rend pas les honneurs, la mode n'étant plus à la défense de la cause populaire. Il ne fut reconnu que plus tard à sa juste valeur. Par l'avènement de la deuxième République, puis le second Empire en l'inscrivant dans les dictionnaires. Une justice pour « un homme modeste, désintéressé, d'une raison libre de préjugés et d'une grande douceur de caractère. »
On lui doit notamment, marche triomphante de la liberté en 1799. La mort de Michel lepelletier 1796 et surtout le code Napoléon mis en vert français 1811.
Ouvrages L'Humanité, poème en six chants (1774) Le Testament de l'aristocratie mourante (1790) Le Siège de Florence, tragédie en cinq actes et en vers(an III) Asgill ou Le Prisonnier anglais, drame en cinq actes et en vers (an IV) La Mort de Michel Lepelletier, tragédie en trois actes et en vers (an V) Code Napoléon mis en vers français, 1811
Références
Annexes Bibliographie Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les Lettres, les Sciences, les Arts, etc.,Tome premier, Paris, Charavay, 1856, pp.299-301 (Lire en ligne)
Articles connexes Liste des députés de l'Isère Histoire de l'Isère
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