La rue Barre-du-Bec est une ancienne voie de Paris qui était située dans l'ancien (actuel ) et qui a été absorbée par la rue du Temple en 1851.
Origine du nom Elle était ainsi nommée car l'abbé du Bec avait sa barreEn justice, la barre est l'emplacement où sont effectuées les plaidoiries. ou siège de justice dans cette rue.
Situation Située dans l'ancien , la rue Barre-du-Bec, d'une longueur de , dont les numéros impairs étaient du quartier Sainte-Avoye et les numéros pairs du quartier du Marché-Saint-Jean, commençait aux 42-46, rue de la Verrerie et finissait au 1, rue Neuve-Saint-Merri et 53, rue Sainte-Croix-de-la-BretonnerieCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Sainte-Avoye », îlot , F/31/86/16.Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Marché Saint-Jean », îlot , F/31/85/09..
Les numéros de la rue étaient noirsJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .
Historique Henri Sauval indique qu'un accord passé, en 1273, entre Philippe le Hardi et le chapitre de Saint-Merri, fait mention de la « maison de la Barre », appelée domus de Barra, qui était alors possession de l'abbé du Bec et qui, au milieu du , se nommait « hôtel de la Barre-du-Bec » ou « hôtel de l'Abbé-de-Notre-Dame-du Bec-Hellouin ».
Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous la forme « rue de l'Abbeïe du Bec Helouin ».
La rue prit ensuite le nom de « rue Barre-du-Bec », car cette maison était le siège de la justice que l'abbaye du Bec possédait dans ce quartier. Ce nom, ainsi que celui de barreau, vient d'une barre de fer ou d'une barrière en bois qui séparait le lieu où se tenaient les plaideurs de celui qui était réservé aux juges, et c'était à cette barrière que se plaçaient ceux-ci pour recevoir les mémoires et les requêtes qu'on avait à leur présenterTableau historique et pittoresque de Paris, ..
Elle est citée sous le nom de « rue de la Barre du becq » dans un manuscrit de 1636.
Par arrêt du conseil en date du , le roi ordonna que la rue Barre-du Bec soit élargie. Une décision ministérielle du 15 floréal an V () signée Bénézech, fixe la moindre largeur de cette voie publique à . Cette largeur est portée à , en vertu d'une ordonnance royale du .
En 1851, la rue Barre-du-Bec fusionne avec les rues des Coquilles, Sainte-Avoye et du Temple, pour former une nouvelle rue, qui garde le nom de « rue du Temple ».
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Louis Antoine de Bougainville est né le , rue Barre-du-BecJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris.. Perrette Dufour y décède le .
Notes et références
Bibliographie . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Albert Mirot : L'Hôtel de la Barre-du-Bec, In : Bulletin de la Société de l’histoire de Paris et de l’ïle-de-France, Paris, H. Champion, E Champion, Librairie d’Argences, 1931, (voir en ligne). Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Articles connexes Dénomination des voies de Paris Histoire de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Transformations de Paris sous le Second Empire
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