Célestin Jean Léon Bourragué (Brassac, - Paris, ) est un officier de marine français.
Biographie
Fils d'un inspecteur de l'école primaire, il entre à l'École navale en et en sort aspirant de classe en . Il effectue alors sa première campagne en Extrême-Orient en sur le puis le avant d'être promu enseigne de vaisseau en . Il est officier de manœuvre du contre-torpilleur en lors des opérations sur les côtes du Maroc en 1908-1909.
En , officier élève, il entre à l’École des torpilles à Toulon sur le croiseur . Il en sort breveté torpilleur avec félicitations du ministre. Il embarque alors sur le cuirassé en où il est affecté au service des torpilles et de l'électricité.
Officier en second du sous-marin Faraday à Rochefort, sa traversée Rochefort-Toulon de septembre lui vaut un témoignage de satisfaction. Il est ensuite affecté à la escadrilles de sous-marins à Bizerte et est chargé en des transmissions par radiotélégraphie sur le cuirassé . Il participe alors aux premières opérations aux Dardanelles (automne).
Promu lieutenant de vaisseau en , aide de camp de l'amiral Fatou, commandant supérieur des flottilles de patrouilles de Méditerranée, officier radiotélegraphiste, il participe très activement aux opérations d'évacuation de l'armée serbe et commande en , le du chalutier Richelieu et une division de patrouilleurs qui lui valent en septembre un nouveau témoignage de satisfaction et une citation pour avoir sauvé et ramené au port le vapeur torpillé Saint-Joseph malgré quatre attaques sous-marines sur quarante-six heures de remorquage.
A l'Etat-major général en dans la section des communications, il est chargé de l'équipement radio des navires de commerce. En 1920, officier d'ordonnance du ministre, il commande le torpilleur Matelot Leblanc (). Il est promu capitaine de corvette en . Il est professeur du cours d'état-major à l’École de guerre et au Centre des hautes études navales.
Capitaine de frégate (), commandant du torpilleur d'escadre Mars () puis de la escadrille de torpilleurs (1928) et de la section de l’État-major général (), il est promu capitaine de vaisseau en et commande en le croiseur lourd en Méditerranée.
Chef d'état-major de la escadre sur le croiseur (), En , il est nommé secrétaire du Conseil supérieur de la marine et chef de la section d'études des armements navals à l’État-major général.
Contre-amiral (), sous-chef d'état-major général (), il participe en comme commandant de la division de croiseurs sur le Georges-Leygues en escadre de l'Atlantique aux opérations de la Force de Raid de l'hiver 1939-1940.
Commandant de la force Y () comportant trois croiseurs et trois contre-torpilleurs, il prend part aux combats de Dakar (septembre) sous les ordres de l'amiral Émile Lacroix et parvient à y éviter tout engagement avec l'escadre britannique qui le surveillait.
En , il préside le Comité de coordination des télécommunications impériales. Vice-amiral (), chef d'état-major de la Défense nationale (octobre), directeur des services de l'armistice () et de nouveau président du Comité des télécommunications impériales (), il entre en dans la section de l’État-major général () et préside l'association des anciens élèves de l’école navale.
Il meurt à Paris le .
Récompenses et distinctions
Chevalier (), officier (), commandeur () puis grand officier de la Légion d'honneur ().
Bibliographie Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français du , Tallandier, 2002, Robert O. Paxton, L'Armée de Vichy. Le corps des officiers français, 2004, Jean-Christophe Fichou, Les pêcheurs bretons durant la Seconde Guerre mondiale: (1939-1945), 2009,
Liens externes
Base Léonore Célestin Bourragué sur le site de l’École navale (avec photographies)
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