La famille Bonivard (latin ) est une famille noble de Savoie, issue de la bourgeoise de Chambéry, ayant obtenu des charges importantes dans le comté, puis duché de Savoie, du .

Histoire La famille Bonivard, issue de la bourgeoisie de Chambéry, a accédé au rang de la noblesse durant les et .. L'historien Pierre Lafargue qui a travaillé notamment sur cette famille relève que ..

Le généalogiste Amédée de Foras indiquait que ses membres étaient de , à partir des notes de Samuel Guichenon (). Les Bonivard semblent toutefois avoir obtenu des biens féodaux au cours du (Foras), notamment dans les alentours de Chambéry, ainsi qu'en Maurienne. Foras concluait que

Un Bonivard (Jacques ?) est témoin lors de l'obtention d'une charte de franchises par la cité de Chambéry, par le comte Thomas , en 1232 (lire en ligne)..

Jacques Bonivard (le même ?), secrétaire du comte Thomas, est accusé par la tradition d'être à l'origine de .. Sa réussite rapide à la cour de Savoie, ainsi que sa prétendue « cupidité », seraient à l'origine de ces rumeurs. Une autre version précise qu'un Bonivard aurait chassé les moines du prieuré de Saint-Benoit, à Granier, et qu'il s'y serait installéJean-Marie Jeudy, Les sentiers autour de Chambéry, Syndicat d'initiative de Chambéry, 1985..

Pierre Bonivard, pour les services rendus au comte de Savoie, obtient le prieuré d'Arbin (lire en ligne)., en 1289. L'année suivante, il est mentionné comme bourgeois de Chambéry, dans un acte où il se porte débiteur pour un homicideActe du , (REG 0/0/1/1319).. En 1309, Guillaume de Bonivard est mentionné comme frère de l'ordre de Saint-Antoine, dans une sentence arbitraleSentence arbitrale du , (REG 0/0/1/1319)..

Les Bonivard obtiennent dès le début du de nombreuses charges auprès du comte de Savoie. Jean Bonivard est .. Cette position lui permet de devenir . Il achète à Humbert de La Salle, en 1321, sa maison de Chambéry, avant d'acquérir par la suite son manoir à Montcharvin.. Pierre Bonivard est mentionné comme châtelain, notamment de Pont-de-Beauvoisin, du Châtelard-en-Bauges et à Ugine, entre 1334 et 1368.

Cette famille est implantée dès cette période à Seyssel, où ses représentants obtiennent la châtellenie dans les années 1350 (lire en ligne).. Il s'agit notamment d'un certain Aymon, chevalier, châtelain au cours des deux périodes suivantes : 1357 à 1363, puis de 1384 à 1389, remplacer par son frère, François, pour la période de 1368 à 1378.. Aymon est l'un des quinze premiers chevaliers de l'Ordre du Collier, lors de sa création par Amédée VI de Savoie, en 1364. Il obtient la charge de la châtellenie des Allinges, entre 1363 et 1380, et de vicaire de Turin, l'office équivalent du châtelain pour cette ville. Son testament de 1373 permet de découvrir que le comte de Savoie lui doit des créances pour ses anciens offices de Saint-Jean de Maurienne et de Seyssel.

François Bonivard occupe les charges de capitaine des fortifications et châtelain de Tarentaise, ainsi que maître de l'Hôtel du comte de Savoie, entre 1375 et 1383 (lire en ligne)..

En 1455, Louis Bonivard, seigneur de Saint-Michel-des-Déserts, chambellan et principal maître d'hôtel du duc de Savoie Louis , achète à Gaston de Grailly, comte de Foix, la seigneurie et son château de Grilly, située en Pays de GexArchivum heraldicum, Société Suisse d'Héraldique, Volumes 48 à 49, 1934, .... La famille adopte par la suite les armes de la maison de Grailly.

La famille Bonivard s'éteint au cours du . Une branche cadette, installée à Vimines, dans la banlieue de Chambéry, part s'installer à Nice, vers le début du . Elle semble disparaître, selon Foras, dans la famille Isnardi, de Nice.

Héraldique vignette|gauche|Armes des Bonivard. Foras (1863) et Galbreath (1934) indiquent que les anciennes armes de la famille ne sont pas connues. À la suite de l'achat de la seigneurie de Grailly (actuelle commune de Grilly, au pays de Gex, en 1455, les Bonivard portent désormais les armes D'or à la croix de sable, chargée de cinq coquilles d'argent.Joseph Hubert Willems, H Lamant, J -Y Conan, Armorial français; ou Répertoire alphabétique de tous les blasons et notices des familles nobles, patriciennes et bourgeoises de France, 17 vols., G. Lelotte, 1964-1979..

Amédée de Foras indiquait que l'

Filiation Rodolphe ([II]?) Bonivard. Rolet Bonivard (), dit Brutin, 3 enfants dont : François Bonivard, ∞ Jacquemette des Clefs. Pierre Bonivard, seigneur, ∞ Marguerite de Grolée, 8 enfants dont : Urbain Bonivard, religieux. Louis Bonivard (mort après 1434), seigneur et officier comtal, ∞ (1494) Marguerite de Luyrieu(x) (?), 2 enfants dont : Carolus Bonivard, ∞ Jeanne de Candie. Aimée Bonivard (teste en 1534), dame des Déserts, héritière de son frère, ∞ Thomas de Crescherel. Reynié/René Bonivard (), ∞ Jacqueline de Rivoire. Aimé/Aymé Bonivard (mort avant son père) François Bonivard, ∞ N.N. Louis Bonivard, seigneur, ∞ Aynarde de Menthon, 3 enfants dont : François Bonivard, religieux. Amblard Bonivard, seigneur, ∞ Louise de Duyn-Maréchal. Claudine Bonivard, ∞ (1545) Claude de Mareste. Bernarde Bonivard, ∞ (1, 1550) Jean Philibert d'Oncieu ; ∞ (2) Hercule de Cordon ; ∞ (3) André de Montferrand ; ∞ (4, 1583) Gaspard de Meyrat. Gasparde Bonivard, ∞ (1, 1548) … de Cordon ; ∞ (2) George/Galois de Vignod. Jean-Amédée Bonivard, religieux.

Personnalités Aymon (de) Bon(n)ivard, châtelain, chevalier de l'Ordre du Collier (1364). Jacques de Bonivard, secrétaire du comte , prieur commendataire de Saint-André (avt. 1248), accusé, par la tradition, d'être responsable de l'écroulement du Mont Granier. François Bonivard, capitaine des fortifications et châtelain de Tarentaise, maître de l'Hôtel du comte de Savoie (1375-1383). Jean de Bonivard (), syndic de Chambéry ( au ). Louis Bonivard, chambellan, principal maître d'hôtel du duc de Savoie. Urbain Bonivard, son frère, prieur de Contamine (1450-), abbé de Pignerol (1466-), prieur commendataire de Saint-Victor de Genève ; évêque de Verceil (1469–1499)« Les Bonivard, à Genève et à Contamine », publié sur le site de la société locale « Les Amis de la Grande Maison » - www.lesamisdelagrandemaison.com. ; Jean-Amédée Bonivard (), son neveu, prieur commendataire de Saint-Victor de Genève (1483-1510), abbé commendataire de Sainte-Marie de Pignerol (Piémont, 1493), de Payerne (1507-1512). ; François Bonivard (1493-1570), son neveu, dit le « prisonnier de Chillon » , chroniqueur de Genève, prieur commendataire de Saint-Victor de Genève (1510-1519), bourgeois de Genève en 1537..

Titres Seigneurs de Saint-Michel (dit Saint-Michel-des-Déserts, puis Les Déserts) et de La Barre, en Savoie, de Lompnes (Angeville), en Bugey et de Grailly (Grilly) (1455). en Pays de Gex.

Charges Des membres de la famille ont été châtelains de. :

Aymon Bonivard est courrier () de la Terre commune de Maurienne (1350-1357, 1374-1393), en même temps qu'il fut châtelain de Seyssel, d'Allinges-Neuf-Thonon, puis au-delà vicaire de Turin en 1373. La charge de courrier passe à ses fils et leurs descendants jusqu'en 1451, puis de 1454 à 1456 et de 1465 à 1504.

Notes et références Régeste genevois

Autres références

Voir aussi Bibliographie . . . Pierre Lafargue . .

Articles connexes Armorial et nobiliaire de Savoie

Liens externes

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