Lalif suscrit ( ʾalif khanjariyya) est représenté par un court trait vertical au-dessus d'une lettre arabe.

Cette lettre correspond à la vocalisation longue /aː/ lorsque l'alif n'est normalement pas écrit, comme dans les mots  hādhā (هاذا) et  raḥmān (رحمان).

L'alif suscrit apparaît dans très peu de mots modernes, cependant, le peu de fois qu'il apparaît, il apparaît dans des mots communs. Cette lettre est rarement écrite même dans des textes entièrement vocalisés, exception faite du Coran.

ʾAlif de prolongement Certains mots portent phonétiquement la trace d’un ancien ʾalif de prolongement qui n’était pas écrit dans la graphie othmanienne, et qui n’a pas été rétabli lors de la stabilisation de l'orthographe ; il est cependant parfois écrit sous une forme suscrite, en remplacement d’une éventuelle fatḥa et de son ʾalif de prolongement ; c’est le cas dans certains démonstratifs : ou hāḏā « ce… -ci » ; ou hāḏihi « cette… -ci » ; hāʾulāʾi « ces… -ci (féminin) » ; ou ḏālika « ce… -là » ; D'autres mots peuvent être écrits avec le ʾalif suscrit : ou hākaḏā « ainsi » ; ou lākin, « mais » ; ou raḥmān, « miséricordieux ». Certaines graphies archaïques, notamment dans le Coran, sont écrites avec le ʾalif suscrit : , pour ou , qiyāmatun, « se rebellant » ; , pour ou ʾilāhun, « dieu » ; , pour ou samāwātun, « paradis » ; , pour ou ṯalāṯun, « trois ».

Wright précise que « l'alif était à l'origine plus rarement écrit que les autres voyelles longues, et que lorsque sont apparus, à une période ultérieure, les voyelles-point, il a été indiqué dans certains mots fréquents simplement par un fatḥa ».

Certains agencements de clavier arabes ne permettent pas d’écrire l’alif suscrit. Le mot ʾAllāh , la suite de caractères ʾalif, lām, lām, hāʾ, est remplacé automatiquement par la ligature la suite de caractères ʾalif, lām, lām, šadda, alif suscrit, hāʾ avec certaines polices de caractères.

Avec fatḥah Il y a deux façons de représenter l'alif suscrit dans les éditions modernes du Coran. Dans les éditions imprimées au Moyen-Orient, l'alif suscrit est écrit au moyen du signe diacritique fatḥah: (a)r-raḥmān. Dans les éditions imprimées en Asie du Sud (Pakistan, Inde et Bangladesh) l'alif suscrit est écrit sans fatḥah: (a)r-raḥmāni.

ʾAlif marbuta Pour mieux distinguer le ʾalif final écrit avec ʾalif marbuta du yāʾ, qui s'en différencie uniquement par les deux points souscrits, un ʾalif suscrit est parfois ajouté sur le ʾalif marbuta, par exemple : pour ʾilā, « vers » ; pour mašfā, « hôpital » ; pour Mūsā, « Moïse ».

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Diacritique de l'alphabet arabe Catégorie:Mot arabe Catégorie:Wikipédia:ébauche écriture