Le régiment de tirailleurs algériens est un régiment d'infanterie français, de l'armée d'Afrique.
Héritier du bataillon de tirailleurs indigènes d'Alger, il est créé en France sous le Second Empire en 1856 et dissous en 1964.
Création et différentes dénominations 1842 : création du bataillon de tirailleurs indigènes d'Alger et de Titteri. 1856 : devient un régiment, nommé de tirailleurs algériens. Août 1914 : Régiment de Marche de Tirailleurs sans numéro. Il appartient à la DI, . En septembre 1914 : Régiment de marche du Tirailleurs appartenant à la DI. En décembre 1914 : de marche de tirailleurs. En mars 1915 : de marche En 1920 : devenu ensuite de tirailleurs algériens, sur le Rhin. En 1924 : dissolution. En 1939 : en Afrique du Nord, le d'armée est ainsi composé de la division d'Alger qui est composée de la d'infanterie algérienne qui elle est composée. Du de tirailleurs algériens de Blida, Cherchell, Laghouat avec le et de tirailleurs algériens. En 1940 le régiment passera à la DIA qui restera en Afrique du Nord, sur la position de Mareth. 1942 : il appartient à la Division d'Alger (division de marche). 1944 : il appartient à la DMM 1958 : il devient de tirailleurs. 1962 : création du de tirailleurs à Niort. 1964 : dissolution.
Chef de corps Bataillon de tirailleurs indigènes d'Alger thumb|left|160px|Vergé, 1er commandant du BTI d'Alger en 1842-1847 thumb|left|160px|Wimphen, 2e commandant du BTI d'Alger en 1848-1850 1842 : commandant Vergé 1848 : commandant de Wimpffen 1851 : commandant Rose 1852 : commandant Maussion 1854 : commandant Péchot
de tirailleurs algériens thumb|left|160px|Colonel Rose, 1er commandant du 1er RTA en 1856-1858 1856 : colonel Rose 1858 : colonel Archinard 1866 : colonel Peychaud 1868-: colonel Morandy juillet 1871 : colonel Munier ... 1897 - 1901 : colonel Menestrel 1904 : colonel Bonnet juillet 1907- septembre 1912 : colonel Gaffiot Août 1914 : colonel Deshayes de Bonneval - : colonel d'Anselme ** 1915 : colonel Bourgeois 1915 : commandant Becker 1915-1916 : lieutenant-colonel Carré 1917 : lieutenant-colonel Mensier 1917-1918 : colonel Meynier 1918: lieutenant-colonel Pidault Première Guerre mondiale (chef de corps du de marche de tirailleurs) jusqu’au : colonel DESHAYES de BONNEVAL jusqu’au : commandant de TASSY de MONTLUC jusqu’au : Lieutenant-colonel TRESTOURNEL du au (évacué pour raisons de santé) ; le commandement provisoire du régiment est assuré par le commandant Villevaleix du au : lieutenant-colonel puis colonel () BOURGEOIS ; le commandement provisoire du régiment est assuré par le commandant Chardenet du RMZT, puis par le commandant Becker à partir du . du au : lieutenant-colonel CARE du au : lieutenant-colonel MEYNIER (évacué sur blessure) ; le commandement provisoire du régiment est assuré par le commandant Beugnot. à partir du : lieutenant-colonel PIDAUT
Seconde Guerre mondiale 1944 : colonel Guénin
Historique des garnisons, combats et batailles du de tirailleurs algériens De 1815 à 1848 Conquête de l'Algérie par la France
Sa garnison principale est située à Blida en Algérie Régiments ayant participé à la conquête de l'Algérie par la France 1842-1846 : expédition de l'Ouaresenis 1844 : expédition de Kabylie 1845 : expédition de l'Ouaresenis et du Dahra 1845-1846 : expédition de Kabylie 1846 : expédition du Dira et des Hauts Plateaux jusqu'au Djebel-Amour
Second Empire 1852 : expédition chez les Larbaa et les Ouled-Nail 1852 : expédition et prise de Laghouat 1853 : expédition chez les Béni-M'zab
1859 au 22 avril 1859 en Afrique
23 avril 1859 au 20 juillet 1859 Campagne d'Italie
21 juillet 1859 au 24 juillet 1870 en Afrique
25 juillet 1870 au février 1871 vignette|Représentation du de tirailleurs algériens et du capitaine de Pontécoulant à Frœschwiller le . Au , le de tirailleurs algériens fait partie de l'Armée du Rhin.
Avec le d'infanterie du colonel Brice, le la Brigade aux ordres du général Pellé. Cette Brigade avec la Brigade du général Pelletier de Montmarie, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la Division d'Infanterie commandée par le général de division Douay (Abel). Cette division d'infanterie évolue au sein du Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le maréchal de Mac Mahon, duc de Magenta. : bataille de Wissembourg (1870) : bataille de Frœschwiller-Wœrth Siège de Bitche
Au , le de tirailleurs algériens fait partie de l'Armée de Chalons.
Avec le d'infanterie du colonel Pellenc et le de marche du colonel Lecomte, le la aux ordres du général Gandil. Cette avec la brigade du général Pelletier de Montmarie, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la d'Infanterie commandée par le général de brigade Pellé. Cette division d'infanterie évolue au sein du Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Ducrot. Bataille de Sedan
16 juillet 1879 au 26 septembre 1883 en Afrique
1883 à 189? Corps expéditionnaire du Tonkin : embarquement le débarqué le....
1898 à 1914 1898-1900 : mission Foureau-Lamy (conquête coloniale du Tchad) 1912 : un régiment de marche est créé pour pacifier le Maroc Première Guerre mondiale Affectations 1914 Bataille de Charleroi, bataille de la Marne, Bataille des Flandres 1915 canal de l'Yperlée 1916 Bataille de Verdun (1916), Bataille de la Somme 1917 Champagne 1918 Grivesnes Montdidier, ouest de Reims
Seconde Guerre mondiale 1942-1943 Campagne de Tunisie au sein de la division de marche d'Alger; combats du djebel Mansour et de Pichon 1944 Campagne d'Italie, Campagne de France 1945 campagne d'Allemagne (1945)
De 1945 à nos jours 1947-1954 : campagne d'Indochine avec 3 bataillons formés par le RTA : de marche du RTA ; formé en janvier 1947 et affecté à la de marche de tirailleurs algériens, il opère en Cochinchine, participe aux opérations du Tonkin puis retourne en Cochinchine et aux confins du Cambodge. Il rentre en Algérie où il est dissous le . de marche du RTA ; formé en 1949 à Blida, il opère dans le Tonkin jusqu'en 1954 au sein du Groupe Mobile . D'abord dans le delta, en pays Thaï en 1953 (bataille de Na San) puis encore dans le delta. Le il est aérotransporté depuis Hanoï jusqu'à Diên Biên Phu où il établit à l'extrême Sud du dispositif principal la position « Isabelle ». Il y sera anéanti en mai 1954. de marche du RTA ; formé en 1949 à Koléa, il rejoint le Tonkin où il opère dans le delta. De juin 1951 à août 1952 il est dans la région de Nha Trang puis il retourne dans le Tonkin. Il participe à la défense de la base de Seno au Moyen-Laos. En 1955, il sert de support à la création du Groupe de Compagnies Nomades d'Algérie (, et Compagnies Nomades d'Algérie). Rapatrié en après la fin de la guerre d'Algérie au camp de Rivesaltes Dissous en 1964.
Aujourd'hui, c'est le de tirailleurs, créé le et stationné à Épinal dans le département des Vosges, qui porte son drapeau.
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment Combats du dans la Somme, à l’ouest de Bouchavesnes. Combats du au à l’est de Reims. Combats du 15 au devant Prunay au sud-est de Reims et ceux du au nord de Baslieux (Nord-Est de Fismes dans la Marne). Combats du 16 au devant Saint-Germainmont et Saint-Fergeux (dans les Ardennes, à l’ouest et au Nord-ouest de Château-Porcien).
Traditions Devise Sa devise est « Toujours le Premier » inscrite en caractères arabes right|thumb|150px|insigne régimentaire de RTA
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie:
left|100px 450px|alt=Drapeau du de tirailleurs algériens|lien=%3AFichier%3A1er%20r%C3%A9giment%20de%20tirailleurs%20alg%C3%A9riens%20-%20drapeau.svg
Décorations
Croix de la Légion d'honneur () au titre de la Seconde Guerre mondiale Croix de guerre 1914-1918 avec 4 palmes Médaille d'or de la Ville de Milan. Croix de la valeur militaire Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire par décision du maréchal en chef en date du . Il la reçoit des mains du maréchal Pétain le en la ville de Metz.
Citations militaires Première Guerre mondiale Texte des quatre citations collectives à l'ordre de l'Armée obtenues au cours de la Première Guerre mondiale
Le , énergiquement entraîné par son chef, le Lt-Cl Caré, s'est jeté dans un élan superbe à l'attaque des positions allemandes et a enlevé brillamment la ligne ennemie, sur un front de , brisant ensuite la résistance acharnée de réduits garnis de mitrailleuses, atteint les objectifs qui lui étaient assignés à plus de de sa base de départ en exécutant sous le feu le plus violent un changement de direction des plus difficiles. A fait 600 prisonniers.
Régiment indigène de haute valeur, dont le loyalisme a toujours égalé la bravoure. Pendant les deux premiers jours d’une récente bataille, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Pidaut, a résisté avec une héroïque opiniâtreté à toutes les attaques d'un ennemi supérieur en nombre appuyé par une artillerie redoutable. A gardé, au prix de sanglants sacrifices, une position importante, opposant à l’ennemi, jusqu’au moment où il reçut l'ordre de se replier, une résistance acharnée que commandait impérieusement la situation tactique. Le troisième jour, alerté quelques heures après son retrait de cette lutte, s'est porté, malgré l’état de fatigue dans lequel il se trouvait, sur de nouveaux emplacements de combat, avec un entrain remarquable. Le lendemain, a repris contact avec l’ennemi dont la progression devenait menaçante. Combattant avec sa vaillance coutumière et disputant le terrain pied à pied, a réussi à enrayer l'avance allemande. Enfin, pendant les trois suivant, a maintenu intégralement toutes ses positions, malgré les violentes tentatives faites par l'ennemi pour l'en chasser. Malgré ses lourdes pertes, a conservé un moral très élevé, s'est toujours montré animé du même esprit de sacrifice et, en toutes circonstances, n’a cessé de manifester la même inébranlable confiance dans le succès final.
Régiment indigène animé du plus bel esprit offensif. Le , sous le commandement du Lt-Cl Pidaut, a enlevé de haute lutte des positions ennemies fortement défendues. Poursuivant l'ennemi sur un terrain accidenté et couvert, a atteint rapidement ses objectifs, réalisant ainsi une progression de et capturant de nombreux prisonniers et un matériel important. S'était déjà distingué les 15, 16 et devant Prunay, en brisant de puissantes attaques ennemies et en reprenant l'ascendant sur l'adversaire par de vigoureuses contre-attaques.
Régiment indigène qui joint à un moral élevé les plus belles qualités manœuvrières. Du 16 au , sous le commandement du Lt-Cl Pidault, a, par ses attaques incessantes menées avec une inlassable ardeur, brisé toutes les résistances de l'ennemi, appuyé par une artillerie puissante et de nombreuses mitrailleuses, passant quatre rivières, emportant deux villages de haute lutte, a surmonté toutes les difficultés et toutes les fatigues, faisant plus de 400 prisonniers, capturant deux canons et un important matériel.
Hommages