La théologie de la mort de Dieu, apparue au milieu du , tente de concilier le christianisme avec l'agnosticisme ou l'athéisme dans un contexte de déchristianisation avancée..
Histoire L'expression « mort de Dieu », qui remonte à Nietzsche, n'est reprise par les théologiens qu'à partir du André Gounelle, « Les théologies de la mort de Dieu »..
Le Français Gabriel Vahanian est l'un des initiateurs du mouvement de la théologie de la mort de Dieu avec son ouvrage La Mort de Dieu (1957).. À sa suite, l'Américain William Hamilton a cherché à radicaliser cette théologie avant de prôner un christianisme athée. Bientôt, cette théologie se développe dans des cercles protestants d'Allemagne et d'Amérique du Nord.
Le mouvement de la théologie de la mort de Dieu est révélé au grand public par deux articles de Time magazine : l'un daté du et l'autre du intitulé . Outre Gabriel Vahanian, trois théologiens protestants américains sont cités dans ces articles : William Hamilton, et . Selon Thomas W. Ogletree, qui fut notamment professeur à la Yale Divinity School, pour ces trois théologiens, « le thème de la « mort de Dieu » est plus que la constatation d'un fait culturel, à savoir la disparition d'une conception de Dieu dans la société moderne, c'est véritablement la suppression du Dieu chrétien ».
Influences Les théologies de la mort de Dieu s'inspirent de Ludwig Feuerbach, Friedrich Nietzsche, Karl Marx et Jean-Paul Sartre dans le champ philosophique ; de Heinrich Heine, Fiodor Dostoïevski, Albert Camus et Georges Bernanos dans le champ littéraire..
Le théologien protestant Dietrich Bonhoeffer (1906-1945), exécuté par les nazis au camp de concentration de Flossenbürg à la fin de la guerre, a grandement influencé les théologiens américains de la mort de Dieu, notamment William HamiltonRené Marlé, la Théologie dite de la “mort de Dieu”, page 491, 1968. et Paul van Buren. Il s'est interrogé, dans ses dernières lettres de prison, sur le devenir de Jésus-Christ dans un monde sans religion, sans besoin ni de métaphysique, ni d'intériorité. Bonhoeffer a notamment écrit : Cf. Dietrich Bonhœffer, Résistance et soumission, trad. fr., Labor et Fides, Genève, 1963, ..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Dieu est mort (Friedrich Nietzsche) Théologie Le Drame de l'humanisme athée Athéisme chrétien
Sources
Dietrich Bonhoeffer, Résistance et soumission (Lettres et notes de captivité), Labor et Fides, 1963
Bibliographie complémentaire André Malet, Bultmann et la mort de Dieu, Seghers, 1968, 190 p.
Xavier Tilliette, Le Christ des philosophes : Du Maître de sagesse au divin Témoin, Culture et Vérité, Namur, 1993, André Gounelle, « Les théologies de la mort de Dieu » Xavier Tilliette, « Nietzsche et le dysangile de Zarathoustra », in Les philosophes lisent la Bible, Cerf, 2001
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