Jerzy Pomianowski, né Jerzy Birnbaum à Łódź le et mort à Cracovie le , est un écrivain polonais, essayiste spécialiste de l'histoire de l'Europe de l'Est, critique de théâtre, scénariste, traducteur littéraire du français, du russe et de l'allemand en polonais.
Biographie Jerzy Birnbaum est né dans une famille de juifs assimilés, fils de Stanisław Birnbaum (mort en 1959), technicien dans une usine textile, et de Janina née Kilger (morte en 1960), professeure de polonais. Il est le petit-fils du chazan et compositeur (1865-1923) et le neveu de l'actrice (1901-1982) et de l'écrivain (1889-1940). Ses parents, comme lui-même ont pris le nom de Pomianowski après la Seconde Guerre mondiale.
Il fait ses débuts en 1937 (sous le pseudonyme de Dyonizy Aczkolwiek) dans Próby, publie ses premiers articles et ses premières traductions littéraires dans . Il est également chroniqueur pour le magazine Młodzi idą (« La Jeunesse en marche », organe de l'Organisation de la jeunesse de l'Association de l'Université des travailleurs OM TUR). En 1938, il achève sa scolarité secondaire au lycée de garçons où il a pour professeurs Mieczysław Jastrun et et parmi ses camarades . Il commence des études de philosophie à l'université de Varsovie (suivant notamment les cours de Tadeusz Kotarbiński).
Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il fuit vers la zone occupée par les Soviétiques. Il doit aller travailler dans les mines du Donbass. Après l'attaque allemande de l'Union soviétique en 1941 il part au Tadjikistan, où il commence des études de médecine à Stalinabad et se retrouve à travailler en salle de dissection.
Dans les années 1944-1946 il travaille pour l'agence de presse PAP Polpress à Moscou et écrit, entre autres, dans (l'organe de l'). En 1946, il est rapatrié en Pologne et rejoint le PPR. Il repart pour l'Union soviétique en tant que correspondant de presse. En 1947, il obtient son diplôme à la Première Université de médecine Ivan Setchenov de Moscou.
Dans les années 1947-1951, il dirige le service de presse et de propagande pour la santé au ministère de la Santé (dirigé alors par le docteur ). Dans les années 1951-1958 il est à la tête de la revue de théâtre « Nowa Kultura », et enseignant à la Faculté de journalisme de l'Université de Varsovie. Il collabore, entre autres, à l'hebdomadaire Świat. Dans les années 1958-1961, il est directeur littéraire du Théâtre National puis de 1961 à 1968 directeur du studio de cinéma .
En 1966 il démissionne du Parti ouvrier unifié polonais en signe de protestation contre l'exclusion du professeur Leszek Kołakowski.
Les années d'exil En à la suite de la vague d'antisémitisme amorcée après les événements de mars 1968, privé de travail et interdit de publication, il s'exile en Italie où il enseigne à l'Académie nationale d'art dramatique (Accademia nazionale d'arte drammatica) de Rome. Il reçoit une bourse du ministère italien des Affaires étrangères (1971-1973). À partir de 1974, il enseigne la littérature polonaise aux universités de Bari, de Florence et de Pise. Il collabore à des publications françaises et italiennes, et comme conseiller des (éditeurs de nombreux ouvrages polonais). Il collabore avec le mensuel Kultura, traduisant pour l'Instytut Literacki à Maisons-Laffitte (sous le pseudonyme de Michał Kaniowski) les œuvres des dissidents russes, comme Andrei Sakharov et Alexandre Soljenitsyne (notamment les trois volumes de L'Archipel du Goulag, également diffusés par la station de radio en polonais Radio Free Europe). Il traduit d'autres œuvres de la littérature russe et soviétique : Isaac Babel, Mikhaïl Boulgakov, Anton Tchekhov, Evgueni Schwarz, Léon Tolstoï, Anna Akhmatova, Ossip Mandelstam, Leonid Martynov, ainsi que de langue allemande, par exemple, Erich Kästner, Klabund et Erich Mühsam.
Le retour en Pologne Il revient définitivement en Pologne en 1994 et publie dans Tygodnik Powszechny, Gazeta Wyborcza et Rzeczpospolita. Encouragé par Jerzy Giedroyc il fonde en 1999 et rédige le magazine mensuel (Новая Польша).
Il était membre de plusieurs associations d'écrivains comme le PEN Club polonais et l'un des fondateurs de l'Union des écrivains-médecins polonais (qu'il préside de 1967 à 1969).
Marié deux fois (à Anna Rembacz puis à ). Il a vécu à Cracovie et Varsovie.
Publications Prose
Traductions
Scénarios Godziny nadziei, (1955) Wiano (scenario, dialogues), (1963) Szkice warszawskie, (1969)
Notes et références
Annexes
Liens externes
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