Le Comité Laïcité République (CLR) est une association loi de 1901 qui promeut la laïcité dans le débat public en France.
Historique
Le Comité Laïcité République est fondé à la suite de l'affaire de Creil, en , en réaction à laquelle cinq intellectuels, à savoir Élisabeth Badinter, Régis Debray, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay et Catherine Kintzler, signent la tribune .. La tribune commence en ces termes.. :
Le Comité est formé en , à l'initiative du Grand Orient de France (GODF), principale obédience franc-maçonnique française.. Il est déclaré à la préfecture de police de Paris le Annonce du , Journal officiel Associations, , , ..
Présidents En , son premier président est Claude Nicolet. Il est ensuite tour à tour présidé par Henri Caillavet, franc-maçon du GODF, Philippe Foussier, grand maître de cette obédience., Jean-Marie Matisson, grand maître adjoint. et Patrick Kessel, également ancien grand maître..
Entre et , il est présidé par Jean-Pierre Sakoun, qui intervient régulièrement dans la presse et les médias nationaux.. Il est ensuite élu président de l'association Unité laïque, dont Philippe Foussier est vice-président.
Depuis , il est présidé par Gilbert Abergel, ancien grand maître du Grand Orient de France.
Conception de la laïcité Le CLR considère que la laïcité est unique et , qu'elle seule garantit la liberté absolue de conscience et qu'elle .
Le CLR plaide pour le strict respect de la loi de sur la séparation des églises et de l'État, et à ce titre, s'oppose à la présence de crèches de Noël dans les lieux publics, comme les mairies, pendant les fêtes de fin d'année..
Il s'oppose au « communautarisme politique » et aux revendications identitaires. Il lutte contre le racisme, l'antisémitisme et toute autre forme de discrimination. Il dénonce le , tout en dénonçant ce qu'il considère comme , dans un pays comme la France . Il combat également la de l'extrême droite.
Sa conception de la laïcité conduit le CLR à critiquer les positions d'associations comme le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et le Parti des Indigènes de la République (PIR), ou même d'institutions gouvernementales comme celles de l'Observatoire de la laïcité..
Activités
En , au nom du Comité Laïcité République, Jean Glavany, député des Hautes Pyrénées, Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République et Françoise Laborde, sénatrice de Haute Garonne, publient un communiqué commun critiquant le positionnement de l'Observatoire de la laïcité, ce dernier considérant qu'il n'existe ..
Le , le Comité Laïcité République co-organise la soirée « Toujours Charlie : de la Mémoire au Combat » en hommage aux victimes du terrorisme islamiste avec le Printemps républicain et la LICRA, avec le soutien de Charlie Hebdo, aux Folies Bergère...
En , le quotidien L'Opinion indique que le président de la République Emmanuel Macron réfléchit à une révision de la loi de séparation des Églises et de l'État de , ce qui provoque de nombreuses réactions.. Ainsi en , le Comité Laïcité République initie pétition à laquelle participent une trentaine d'autres associations et plusieurs personnalités pour s'opposer à modification la loi de même . : . Finalement Emmanuel Macron abandonne ce projet.
Son action s'appuie également sur celles de comités locaux.
Prix de la laïcité Chaque année depuis , le Comité Laïcité République décerne les « prix de la laïcité » à des personnalités françaises et étrangères, distinguées pour leur action en faveur de la laïcité. Quatre prix sont attribués : prix national, prix international, prix science et laïcité et prix Culture et laïcité et éventuellement de mentions à l'un ou plusieurs de ces prix.
Mediapart estime en que les récipiendaires du prix sont proches du Printemps républicain..
Lauréats vignette|Nadia El Fani devant la première affiche du film Laïcité, Inch'Allah !.
Isabelle Adjani, prix de la laïcité.
Natalia Baleato. Nadia El Fani, réalisatrice franco-tunisienne du film Laïcité, Inch'Allah !, prix de la laïcité
Françoise Laborde, sénatrice PRG de la Haute-Garonne, prix national de la laïcité.
, présidente de l'Association Negar-Soutien, prix International de la laïcité pour son action en faveur des femmes afghanes. Henri Peña-Ruiz, mention au prix de la laïcité Catherine Kintzler, mention au prix de la laïcité Jean-Luc Petithuguenin, prix national de la laïcité
Inna Chevtchenko, prix international de la laïcité.
Georges Bensoussan Boualem Sansal, prix international de la laïcité.
Richard Malka, prix national de la laïcité Kamel Daoud, prix international de la laïcité. Yves Bréchet, prix sciences et laïcité Laurent Bouvet, prix spécial Rachida Hamdan, mention au prix national Mohamed Ould Cheikh M'Kheitir, mention au prix International
Rachel Khan, prix national de la laïcité. Leïla Mustapha, prix international de la laïcité.
Annie Sugier, prix national de la laïcité. 2023 : Michaël Delafosse, prix national de la laïcité. Hirbod et Hilda Dehghani-Azar, prix international de la laïcité. Florence Bergeaud-Blackler, prix science et laïcité Troupe du Pompon, prix culture et laïcité
Sophia Aram, prix national de la laïcité.. Yves Gingras, prix science et laïcité. : Mahyar Monshipour, Prix international ; Gérald Dumont, Prix Culture et laïcité; Razika Adnani, Prix Science et laïcité ; Frédéric Thiriez, Prix national ; François Zimeray, Prix spécial.
Controverse
En , le Comité Laïcité République de Loire-Atlantique doit déprogrammer son invitation faite à la militante féministe Marguerite Stern., dont les positions sont considérées comme transphobes et que certains de ses contradicteurs placent à l'extrême droite de l'échiquier politique français..
Publications .
Notes et références
Annexes Articles connexes Laïcité Loi du concernant la séparation des Églises et de l'État Prix de la laïcité de la République française
Bibliographie .
Liens externes
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