Louis-Édouard Byasson, né à Paris le et mort à Coignières le ), est un officier de marine français. Il est considéré comme le premier « marin du ciel ».
Biographie
Famille Son père, Simon Henri Eugène Byasson (°, Cauterets), est pharmacien en chef de l'hôpital du Midi ; sa mère est Marie Alice Bolton (°, Londres). Ils se sont mariés le à Paris . Ils ont ensemble quatre enfants, tous nés à Paris : Jean Marie Marcel (°, Paris ) Marthe Alice (°, Paris ) Louis (°, Paris ) André Léonce Jean (°, Paris ).
Devenu veuf, son père se remarie avec Marie Fortquet avec qui il a une fille : Marguerite Sophie Henriette (°), future épouse du médecin major, colonel du de ligne, Georges Florimond Dauthuile.
Sa mère meurt le (il a 6 ans) et son père le (il a 12 ans). Louis et son frère André sont élevés à Guéret en Creuse par leur jeune oncle paternel, le docteur Louis Byasson (ancien conseiller général du canton de Guéret) et son épouse Marie-Louise Florand (née à Guéret).
Carrière Il entre à l'École navale le . Il est d'abord affecté sur le vaisseau Borda, puis envoyé à l'école d'application sur le croiseur Iphigénie. Le , il est nommé aspirant de classe.
En 1891, il est affecté au croiseur Hugon et rejoint la division de l'Océan Indien. Le , il devient aspirant de classe. Au il sert toujours sur le croiseur Hugon. Puis il est muté sur l'aviso-transport Eure à la division de l'océan Indien, sous le commandant Zéphirin Juhel ; et ensuite au port de Rochefort et sur le croiseur Forfait.
Promu enseigne de vaisseau le , il est en 1895 sur le Forfait en escadre d'Extrême-Orient sous le commandant Louis Delort, puis à terre à Rochefort en 1897-1898. Au , il sert sur le en escadre du Nord, sous les commandants Pascal Houette puis Marie De Fauque de Jonquières ; puis au sur le Lavoisier en Méditerranée, sous le commandant Raoul De Beausacq. (Une source le place sur le ).
Il est nommé lieutenant de vaisseau le . Le , il devient capitaine de compagnie au dépôt de équipages de la flotte à Rochefort, où il est encore au . Le , il passe second sur le contre-torpilleur Lévrier ( flottille de torpilleurs de Méditerranée), sous le commandant Gustave Collas.
Le le voit sur le cuirassé , en essais à Toulon sous le commandant Joseph Mallet. Il est promu officier de manœuvre. Au , il passe avec ce même navire dans l'escadre de Méditerranée sous le commandant Auguste Lefèvre.
En 1906, il est envoyé à la division navale de Corse où il commande un groupe de torpilleurs et s'y fait remarquer comme manœuvrier de qualité.
Passionné d'aviation, il est affecté à l'École pratique de pilotage de l'armée à Vincennes le , et devient en le premier officier de marine à obtenir le brevet de pilote ().
Le mois suivant, il gagne un prix au meeting de Bordeaux, est un des premiers à survoler Paris et réussit l'exploit de rallier Vincennes à Mourmelon par un temps terrible.
On lui doit, par ailleurs, une étude très documentée sur la navigation aérienne au compas.
Alors qu'il se préparait à prendre le commandement de la première base aéronautique de la marine à Toulon, il se tue par accident lors d'un vol d'entrainement à Coignières.
Récompenses et distinctions Chevalier de la Légion d'honneur le .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . Nécrologie, Le Petit parisien, .
Liens externes
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