Plessé est une commune de l'Ouest de la France située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Géographie La commune, qui s’étend sur près de , c'est-à-dire la superficie de Paris, est la centième commune française par la superficie et la quatrième de la Loire-Atlantique.
Situation Plessé est situé à au sud-est de Redon, à 40 km au nord-ouest de Nantes et 40 km au nord-est de Saint-Nazaire.
Les communes limitrophes sont : Avessac, Fégréac (au nord-ouest), Guenrouet (au sud-ouest), Le Gâvre (à l'est) et Guémené-Penfao (au nord). Plessé jouxte la forêt du Gâvre par le côté ouest de celle-ci.
Hydrographie et relief La commune est bordée au sud-ouest par l'Isac (affluent de la Vilaine faisant partie du canal de Nantes à Brest), qui constitue sa limite avec Guenrouet. Elle est arrosée par deux ruisseaux affluents de l'Isac, le ruisseau de Beaumont et le ruisseau de Rozay (formé par la réunion du ruisseau de Larré et du ruisseau de Basse Marée).
La partie nord de la commune est arrosée par des affluents du Don, autre affluent de la Vilaine. Il existe quelques étangs, notamment l'étang de Buhel au sud du bourg de Plessé.
Le point culminant de la commune a une altitude de 66 m.
La partie sud de la commune a des altitude moins élevées : on relève des points hauts à 32 m à Carheil, à 18 m à Catel Roc, entre 10 et 20 m autour du ruisseau du Rozay, qui se jette dans l'Isac à une altitude de moins de 5 mCarte IGN 1/25 000°, 1122 Savenay. Une cote 3 se trouve sur le bas cours du ruisseau du Rozay..
vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlesséLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blain à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Cette commune a la particularité de comporter trois bourgs : Plessé, Le Coudray et Le Dresny.
Typologie Au , Plessé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,1 %), terres arables (32 %), forêts (12,2 %), prairies (11,6 %), zones urbanisées (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %), zones humides intérieures (0,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous différentes formes, en latin ou en langue d'oïl : Plebe que dicitur Sei en 854, Castellum quod dicitur Sei en 903, Ploissiaco en 1062, Plesseit au , Plexiacum en 1267, Pleusse et Plusse en 1254, Plesse en 1287, Plesseyacum [?] en 1371Erwan Vallérie, Traité de toponymie historique de la Bretagne.Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) Site de KerOfis : formes anciennes de Plessé.
Malgré les apparences, Plessé est un toponyme breton, dont le premier élément Ples- () représente le vieux breton ploev, pluev > moyen breton ploe qui signifie « paroisse »Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse 1963 (réédition : Guénégaud, 1979)Ernest Nègre, op. cit.. Ce terme breton, lui-même issu du mot latin plebs, plebis, est commun dans la toponymie bretonne comme premier élément de toponyme et est toujours associé à un autre élément, sous diverses formes, dont Ples-, Plé-, mais aussi Plou-, Plo-, Plu-, Pleu-.
Les noms de deux lieux-dits proches, Lancé (à moins de 5 km à vol d'oiseau) et Tressé (à moins de 8 km à vol d'oiseau), confortent cette hypothèse : il faut sans doute y reconnaître d'anciens et , dont le second élément -sé est le même que pour Plessé et dont les premiers éléments s'expliquent respectivement par les termes vieux breton lan (« lieu consacré ») et tref (« habitation, village »), qui a d'ailleurs donné trèveBertrand Luçon, Noms de lieux bretons du Pays nantais - 4100 toponymes, Yoran Embanner, 2016 en français.
Ce second élément -sé pourrait être, soit un nom de lieu antérieur, soit un anthroponyme, peut-être l'anthroponyme d'origine germanique SigoMarie-Thérèse Morlet, NPAG, I, .. « Plessé » signifierait alors « la paroisse de Sei ».
Plusieurs formes latinisées comportent, en contradiction avec la forme la plus ancienne, le suffixe -(i)acum qui explique la majorité des finales en -é dans l'ouest de la France et qui ont permis à Albert Dauzat de formuler une hypothèse fondée sur le réemploi d'un nom de lieu antérieur, à savoir un type , Ernest Nègre rejette implicitement ces formes en -(i)acum et ne se fonde que sur la forme la plus ancienne Sei. En effet, -(i)acum a difficilement pu aboutir à -ei de manière aussi précoce que le . En outre, -(i)acum aurait dû se perpétuer sous la forme -ac qui est la terminaison la plus usuelle dans les environs.
En gallo, la langue d'oïl locale, le nom de Plessé est Plléssë selon l'écriture ABCD., Piéssë ou Piésseu selon l'écriture MOGA, deux graphies qui transcrivent deux variantes collectées : ou ..
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est ..
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 24,2 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 381.
Histoire
Préhistoire et Antiquité Une occupation est attestée dès la Préhistoire (Néolithique), comme le montrent le menhir de Pierre-Folle ainsi que des bracelets et des haches de l’âge de bronze trouvés lors de .
À l'époque gallo-romaine, la voie romaine menant de Vannes (Dorioritum) à Nantes (Condevincum) par Blain passe sur le territoire de la commune de Plessé.
Moyen Âge
Au cours du haut Moyen Âge, des populations bretonnes s'installent sur le territoire de Plessé et laissent une trace durable dans la toponymie locale : Jean-Yves Le Moing estime qu'environ 24 % des toponymes de Plessé sont d'origine bretonne. Selon Erwan Vallerie, Plessé se situe dans une ancienne zone de bilinguisme breton-roman, dans laquelle la langue bretonne aurait cessé d'être employée au cours des X° et XI° siècles.
La formule Plebs que dicitur Sei, présente en 854 dans le cartulaire de Redon, .
L'existence d'une fortification éponyme (Sejo castro, castello nomine Seio) est attestée par deux chartes datant du règne d'Alain le Grand.
En 1225, le duc Pierre crée la ville franche du Gâvre et délimite la forêt ducale qui lui est liée. Mais l'église du Gâvre est placée dans la dépendance de la paroisse de Plessé ; c'est seulement au que Le Gâvre deviendra une paroisse de plein droit.
Au début du , fait construire une aumônerie à Rozay.
Pendant la guerre de Cent Ans (1337-1451), le territoire est dévasté successivement par les Français et les Anglais.
Époque moderne À l'époque des guerres de Religion, Plessé est sous la domination de la famille de Rohan (par exemple Jean II de Rohan est entre autres seigneur de Fresnay en Plessé), qui habitent Blain. La paroisse devient un refuge pour les protestants, les Rohan étant une des grandes familles protestantes du royaume de France, et les protestants y sont assez nombreux lorsque Henri IV promulgue l'édit de Nantes en 1598.
Période de la Révolution française En , l'Assemblée nationale constituante crée les communes et les départements. Les paroisses de Plessé, du Coudray et du Dresny forment la commune de Plessé, dans le département de la Loire-Inférieure.
Pendant la Révolution, les bois de la commune servent de refuge à des prêtres réfractaires. Sous la première République (à partir de ), la guerre de Vendée touche le secteur, notamment lorsque des rescapés du désastre de l'armée vendéenne à Savenay () cherchent refuge dans ces bois. Par la suite, Plessé fait partie des communes participant à la Chouannerie.
Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale a été placé dans le cimetière communal ()La liste des soldats décédés des se trouve sur le relevé du site MémorialWebGen. (il a ensuite été utilisé pour les morts de la Seconde Guerre mondiale).
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les résistants autonomistes du groupe Liberté, qui agit surtout dans la Brière et à Saint-Nazaire, ont une base à Plessé en 1944-1945La photographie du deuxième article en lien y a été prise.. En liaison avec le commandant Verliac, ils contribuent à la formation du bataillon de la poche de Saint-Nazairehttp://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-L-hermine-(bretonne)-contre-la-croix-gammee_dep-470479_actu.Htm https://www.ouest-france.fr/actu/actu_B_-Resistance-l-hermine-contre-la-croix-gammee_8619-470012_actu.Htm, dernière région de France libérée, le (lien à vérifier)..
Politique et administration Liste des maires
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En 2020 puis en 2026, l‘élection municipale est remportée par une liste citoyenneEstéban Grépinet, « Résultats des élections municipales 2026 : les listes citoyennes font mieux qu’en 2020 et remportent près de 160 communes », Vert, 23 mars 2026.
Population et société Démographie
Selon le classement établi par l'Insee, Plessé fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Nantes et du bassin de vie de Guémené-Penfao. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme : 85 % des habitants résidaient dans des zones et 15 % dans des zones , données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel..
Évolution démographique
Pyramide des âges