Vay est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire. Géographie Situation vignette|gauche|Situation de la commune de Vay dans le département de la Loire-Atlantique. Vay est située au nord de la Loire-Atlantique, à au nord-est de Blain, à au sud-ouest de Châteaubriant, à au nord de Nantes et à au sud de Rennes.. La commune est bordée à l'ouest par la forêt domaniale du Gâvre. Les communes limitrophes sont Marsac-sur-Don, Le Gâvre, Blain, La Grigonnais et Nozay.

Voies de communication et transports La commune est traversée dans le sens est-ouest par la route départementale ; dans le sens nord-sud, c'est la .. La ligne d'autocar (Nantes-Nozay-Derval) du réseau Aléop (réseau de la région Pays de la Loire) passe à VayPlan du réseau Aléop..

Hydrographie, géologie et relief alt=Bâtiment et pierre grise et toit d'ardoise noire, sur une zone herbeuse au milieu d'arbres. À l'arrière on aperçoit un plan d'eau.|gauche|vignette|Moulin et étang de Clégreuc. L'étang de Clégreuc, sur le territoire de la commune, a une superficie de . Il abrite une faune et une flore variées. On y trouve notamment le Butor étoilé, une espèce rare et menacée d'oiseau, et le flûteau nageant, une plante vivace, submergée et flottante qui bénéficie d'une protection européenne.. L'étang est déclaré Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique depuis 1979..

L'altitude de la commune oscille entre . Le sous-sol de la partie sud de la commune recèle des formations datant du Pliocène. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de VayLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blain à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Vay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (47,1 %), terres arables (34 %), prairies (12,7 %), zones urbanisées (3,3 %), forêts (2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Eveum en 1287, Vaio en 1330., Vayum au .

Le prieuré de Saint-Germain est à l’origine de la paroisse de Vay. Selon les différents pouillés relevés notamment dans les cartulaires de l’Yonne et des abbayes de Saint-Germain d’Auxerre, de Redon, de Saint-Gildas des Bois, nous trouvons les formes : Sancti Germani d’Aveio (Bulle papale de 1187) ou encore Saint-Germain de Vaio (pouillé du diocèse de Nantes fin ). Il est à noter que certains locuteurs de gallo de la fin du prononcent encore Vay : « vaille » [vaj].

Vay possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, issue d'enquêtes orales et de sources écrites : Vai selon l'écriture ABCD ou Vaï selon l'écriture MOGA.. Dans les deux cas, le nom en gallo se prononce .

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Gwez.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 8,5 % des toponymes de la commune sont bretons.

Histoire

De la Préhistoire au haut Moyen Âge Le territoire de la commune est habité dès la période Néolithique, comme le montre la présence du menhir de la Pierre qui Tourne à la Drouetterie.

Pendant l'Antiquité, ce territoire est traversé par la voie romaine reliant Nantes (Condevincum) à Rennes (Condate) par Blain, localité notable, mais dont le nom ancien n'est pas connu. Comme toute la région, Vay est dans une zone de peuplement celte (cité des Namnètes), intégrée à l'Empire romain à partir de la conquête de Jules César (la cité des Namnètes fait partie de la province de Lyonnaise à partir du règne d'Auguste).

Au cours du haut Moyen Âge, les Bretons atteignent la partie occidentale de l'évêché de Nantes, marquant la toponymie jusqu'à Guémené-Penfao et même à Marsac. Jean-Yves Le Moing estime à 8.5 % le taux de toponymes d'origine bretonne sur le territoire de Vay.

Au milieu du , le territoire tout entier des diocèses de Nantes et de Rennes est conquis par le chef breton Erispoë, qui instaure le royaume de Bretagne (851-939), ensuite duché de Bretagne, jusqu'à son intégration au domaine royal en 1532.

Aucun document n'indique l'existence d'une localité notable au à Vay.

Le prieuré Saint-Germain de Vay Le prieuré Saint-Germain, fondé par l'abbaye Saint-Gildas-des-Bois, filiale de l'abbaye Saint-Germain d'AuxerreLe Patrimoine des communes de Loire-Atlantique, Flohic Editions, 1999, page 839 (tome 2)., est à l’origine de la paroisse (puis commune) de Vay.

Dans le Cartulaire général de l’Yonne, on trouve attestations de ce prieuré : une bulle pontificale datant de 1188, par laquelle le pape Clément III confirme une liste de possessions de l’abbaye d’Auxerre. Il écrit notamment (en latin dans l'original) : « au diocèse de Nantes, le monastère de Saint-Germain de Vay » (monasterium Sancti Germani de AveioSancti Germani est au cas génitif. Le nominatif (cas sujet) serait Sanctus Germanus.). Ce monastère est évidemment antérieur à 1188, mais la date précise de son installation n'est pas connue.

Les plus anciens pouillés contenus dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon, datant du et indiquant « les des abbayes du diocèse de Nantes » indiquent : .

Dans son Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastique (1914), Mgr. Baudrillard écrit que : « […] le seul bénéfice nantais mentionné dans les pouillés de l’abbaye d’Auxerre […] le nomme Sancti Germani de Aveyo; […] confusion facile avec le latin Eveyum (Vay) du . ».

Dans son compte rendu critique à propos du Dictionnaire topographique du département de la Loire-Inférieure contenant les noms anciens et modernes de Henri Quilgars (1877-1937), Léon Maître (1840-1926), spécialiste d'histoire locale, note en 1905 : « insérer dans un dictionnaire topographique des formes latines du , c’est tendre un piège au lecteur non-érudit […] quand on m’a appris que Vay s’appelait Eveium, il m’importe peu de savoir que les clercs du en ont fait Vayum ».

La seigneurie de Vay à la fin du Moyen Âge et à l'époque moderne La seigneurie de Vay, dont le centre est le manoir de la Cineraye, à Jean de Bellouan, qui en fait une juveigneurie de la châtellenie de Nozay. Elle échoit au à une branche de la famille d'Avaugour., originaire du Penthièvre (paroisse de Saint-Pever), dans le nord du duché de Bretagne.

Les Avaugour, convertis au protestantisme, .

Période contemporaine (depuis 1789) Pendant la Révolution française, au cours des combats entre les insurgés vendéens et chouans et les troupes républicaines, qui ont lieu principalement en 1793, lors de la virée de Galerne.

Au , la commune garde une .

En 1959, une partie du territoire de la commune en est séparée et devient la commune de La Grigonnais.

Politique et administration Vay est située dans le canton de Guémené-Penfao (arrondissement de Châteaubriant.).

Administration municipale Du fait de sa population, la commune a un conseil municipal de dix-neuf membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales.) : le maire, cinq adjoints et treize conseillers.

La mairie se situe au de la rue Principale.

Liste des maires depuis 1823

Intercommunalité Vay est membre de la communauté de communes de la région de Nozay, constituée de sept communes dont Nozay..

Population et société Démographie

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Vay était une commune rurale non polarisée ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection.

Évolution démographique La commune est démembrée partiellement en 1958 pour permettre la création de La Grigonnais.

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 40,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 17,1 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,61 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,58 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Santé Il n'y a pas de médecin ni d'infirmier installé à Vay. Le médecin le plus proche est basé à Marsac-sur-Don, l'infirmière la plus proche est à Nozay.. L'hôpital et les cliniques les plus proches se situent à Châteaubriant..

Enseignement La commune fait partie de l'académie de Nantes. Pour l'enseignement élémentaire, la commune dispose d'une école privée, l'école St Yves, et de l'école publique du Bois ViaudRUBRIQUE ENFANCE / JEUNESSE, sur le site de la mairie, consulté le 8 mars 2011..

Vie associative