Comiac est une ancienne commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Sousceyrac-en-Quercy..

Géographie Localisation Commune du Massif central située dans le Quercy.

Communes limitrophes La commune est limitrophe du département de la Corrèze.

Toponymie

Le toponyme Comiac est basé sur un anthroponyme : Commios, le nom d'un gaulois devenu citoyen romain. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes..

Histoire

Comiac, une des cinq communes du canton de Sousceyrac, avec ses quelque 40 hameaux, est installée à une altitude moyenne de 500 mètres. La sculpture dite du Dieu au Maillet, trouvée en remploi dans le portail du presbytère aujourd'hui détruit (cf. plus bas le chapitre Lieux et Monuments) atteste une occupation gauloise. Le cimetière dit mérovingien, s'il était attesté, aurait été créé entre le et le . Le hameau de Candes, qui domine la Cère, plonge avec son église ses racines dans le .

En 1215, le futur Louis VIII compte parmi ses chevaliers Jean de Grenier, seigneur de Laborie et de Comiac. En 1304, Gilbert de Vayrac accorde aux habitants du bourg et de quelques hameaux « leurs franchises, libertés et coutumes définitives ». En 1377, le château de Comiac tombe aux mains des Anglais (guerre de Cent Ans). Ce château est alors présenté comme le plus considérable du Haut Quercy. En 1569, les guerres de Religion touchent durement Comiac qui appartient à une famille catholique dont le seigneur est Jean de Saint-Sulpice. Comiac tombe par deux fois aux mains des protestants jusqu’en 1586. Vers 1610, l’église ruinée par les guerres est remise en état. La commune qui compta jusqu’à 1 200 habitants (aujourd’hui 250). Ses habitants ont été touchés par les guerres et ont donné de nombreux soldats à la nation.

Politique et administration Liste des maires

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Population et société Démographie

Vie locale

Camping municipal "Camping du Lac des Vergnes" Calme et tranquillité y sont les principaux atouts. Paradis des pêcheurs sur les lacs alentour ainsi que la pêche à la mouche dans les cours d'eau de la commune"Camping du Lac des Vergnes".

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments thumb|Château de Comiac L’ église Saint-Jean-Baptiste de Comiac

Avant la construction de l’église Saint-Jean-Baptiste, il y eut sur la terre de Comiac deux autres églises : – Saint-Perdoux de Candes () dépendant de l’abbaye de Beaulieu, qui desservait sept ou huit mas à l’ouest de Comiac ; – Saint-Cirgues de La Salesse à l’est, dont le cimetière dit mérovingien fut utilisé par les habitants de Lamativie jusque vers 1658.

Ces deux églises ont aujourd’hui disparu.

L’église Saint-Jean-Baptiste aurait été une église baptismale et saint Jean-Baptiste aurait pu succéder à quelque vieux culte solaire dont on pourrait voir la survivance dans l’antique croix de pierre de Carlux (Kar=pierre, lux=lumière). Cette « pierre de lumière » qui n’est pas sans évoquer la vieille tradition des feux de la Saint-Jean fêtés le , jour de la nativité de Saint Jean-Baptiste, inciterait à voir dans la dédicace de l’église la volonté du clergé de christianiser les célébrations païennes du solstice d’été.

L’église de Comiac n'est mentionnée qu’au début du : dans la charte des coutumes de 1304 « la vernière de l’église » fait partie des limites du bourg. Vers 1340, Guillaume de Vayrac de la famille des seigneurs de Comiac, alors qu’il est à Avignon au service du pape, n’oublie pas dans le codicille de son testament, sa maison paternelle de Comiac d’où il est originaire, ni son église à laquelle il lègue 10 florins d’or pris sur ses biens, pour qu’il y ait chaque année et pendant dix ans une messe chantée pour le repos de son âme). Mais l’église est bien antérieure au ainsi que le prouvent quelques vestiges romans restés en place.

L’église médiévale fut presque entièrement détruite par les protestants. Dès que les guerres de religion furent terminées, les paroissiens se hâtèrent de la reconstruire « sur le même emplacement » en utilisant les vestiges existants. En 1610, elle était remise en état « avec ses quatre chapelles »).

L’abbé J. GouzouJoseph Simon Gouzou (1874_1966) : Auteur de plusieurs ouvrages d'histoire locale, sous le nom de (suivant les éditions) Abbé J.-S.Gouzou, ou Abbé Joseph Gouzou, ou le Chanoine Gouzou, dont "Comiac en Qercy" en 1937. Il fut curé de Comiac de 1906 à 1919. fait remarquer, dans son livre consacré à Comiac en Quercy, que tous les habitants eurent à cœur de contribuer à sa restauration, mais « l’époque étant misérable… le style en fut pauvre et mélangé comme en témoignent les bas côtés de l’église actuelle, seuls fragments qui subsistent ».

En 1656, le vieil oratoire dédié à saint Sevin, en ruine, lui fut rattaché devenant ainsi la cinquième chapelle.

Au cours des s, divers travaux d’entretien ont été entrepris à l’intérieur de l’église grâce à certaines familles qui en échange obtenaient des privilèges.

Sous l’impulsion d’Alain de Solminihac fut fondée, en 1645, la confrérie du Saint-Sacrement. Elle eut sa chapelle. En 1672, un certain Jean, du village de Matau, donne 120 livres « à employer pour l’église » et en 1690, Pierre Genries, du village de Boussac, fermier du curé Bonneville, obtient de l’ancien curé Mezayrac 240 livres pour faire « quelques réparations à l’église » (5).

Le plafond de la nef étant en mauvais état, en 1707, la famille Mespoulhé donne 40 livres « pour être utilisées à la construction du lambris ». En 1745, Christophe Matau, du village d’Alayrangues, donne 10 livres « pour la réparation de la nef ».

Mais, c’est à la fin du , avec l’abbé Lacam, curé de Comiac de 1885 à 1906, que furent réalisés les plus gros travaux qui modifièrent totalement l’aspect général de l’église du . Il fit agrandir le chœur, surélever la nef et construire le clocher-porche où résonnait « la plus belle cloche de la région ».

C’est une grande église, bien bâtie et aux proportions harmonieuses. On y pénètre par le traditionnel clocher-porche du qui ouvre sur une nef à trois travées accostées de bas côtés composés de deux chapelles au sud et trois au nord dont Notre-Dame à l’extrémité est et Saint-Sevin à l’extrémité sud. C’est dans les chapelles que se trouvent les vestiges des églises antérieures. Un arc triomphal tout simple précède les deux travées du chœur qui se terminent par une abside en cul de four.

Le cimetière mérovingien

Un cimetière mérovingien se situait avant sa destruction au début du , vers le sommet de la pente nord-nord-est d’une croupe qui fait face aux premières maisons du hameau de La Salesse, à environ 250 mètres au nord de l’église Saint-Cirgues, détruite.

Son implantation topographique est celle des premiers cimetières mérovingiens qui étaient «de préférence installés dans un terrain sec et élevé, peu propice à la culture et toujours à l’écart des lieux habités groupés autour de l’église». La nécropole de Saint-Cirgues qui serait celle d’une petite communauté était donc bien séparée du monde des vivants. Ce cimetière, bien connu des habitants de Comiac, a été signalé avant 1926 par le chanoine Edmond Albe dans ses notes manuscrites déposées aux archives diocésaines de Cahors, puis en 1937 par l’abbé J. Gouzou dans son livre sur Comiac en Quercy. En 1989, F. Pressouyre dans son ouvrage sur Teyssieu, village proche de Comiac, tente une hypothèse intéressante.

D’après les uns, lors du défrichement de la butte on exhuma de « nombreux sarcophages et beaucoup d’ossements humains ». D’autres précisent que « les sarcophages ont été utilisés dans les fermes comme abreuvoirs et qu’ils ont servi à faire des drains » dans les prés où serpente le ruisseau d’Alayrangues, situé au pied du Puech Saint Cirgues.

Le chanoine E. Albe indique : « Tout près du village de La Salesse il y a les ruines d’une église et d’un cimetière appelé Saint Cirq ou Saint Cirgues, mais nous ne savons absolument rien sur l’établissement religieux qui a été dans ces parages… Les restes trouvés au cimetière seraient d’époque mérovingienne ».

Après avoir cité l’église de Saint-Perdoux de Candes, datée du , l’abbé Gouzou nous dit : « Vers la même époque probablement, il faut mentionner Saint-Cyr ou Saint-Cirgues près de La Salesse qui fut comme Saint-Perdoux un centre paroissial ou une simple chapelle de dévotion et dont le nom est resté. Ni Saint-Perdoux ni Saint-Cirgues ne sont portés sur les pouillés les plus anciens (), preuve qu’ils n’existaient plus à cette époque. Quant au cimetière de Saint-Cirgues dont il subsiste encore des traces, une étude approfondie aiderait peut-être à savoir qu’elles furent son origine et sa destinée, mais en attendant, aucune hypothèse sérieuse n’est possible. Jusque vers 1650, Lamativie et les villages qui l’entourent n’avaient d’autre église que celle de Comiac » La mémoire populaire précise qu’ils enterraient leurs morts au cimetière de Saint-Cirgues. Le plan cadastral de 1819, dit Napoléon, porte encore l’indication du « chemin des morts ». Les registres paroissiaux de l’église de Lamativie, inaugurés en 1667, indiquent que désormais les baptêmes, les mariages et les sépultures auront lieu dans cette église. On peut en conclure qu’à cette date, le cimetière de Saint Cirgues est définitivement abandonné et qu’il a été utilisé depuis le haut Moyen Âge jusqu’à 1667.

L’hypothèse de Ferdinand Pressouyre est la suivante : « Alla Franquia est le nom d’un mas de la paroisse disparue de Saint-Perdoux dont la signification ethnique serait « la terre du Franc ». Ainsi, il pouvait y avoir une population germanique, mais par endroits tout au moins, assez clairsemée pour que la désignation alla Franquia ait une valeur distinctive; il s’agirait d’une colonie établie lors d’une des nombreuses expéditions que les Mérovingiens puis les Carolingiens firent en Aquitaine. De ce fait, rapprochons l’existence… d’un cimetière dont les sarcophages ont été utilisés, dans les Temps modernes, comme auges pour les bestiaux. On pense à un cimetière barbare, mais nul ne sait plus aujourd’hui si l’on a trouvé des boucles de ceinturon ou autres éléments caractéristiques. Au voisinage, Nauviolle est une ancienne Nova Villa… il y a là un type de nom remontant au plus tard au … L’hypothèse la plus simple, pour coordonner ces faits, consiste à admettre que la « nouvelle villa » serait une colonie franque établie lors d’une des campagnes des Carolingiens en Aquitaine et que le cimetière de cette colonie aurait été à La Salesse ». L’auteur prend bien soin de préciser que tout ceci, en l’absence de données positives, demeure conjectural ! Ainsi, de petits groupes de Francs pourraient avoir occupé le territoire de Comiac dans la deuxième moitié du et enterré leurs morts au cimetière de Saint Cirgues.

Aujourd’hui, quelques sarcophages ont été retrouvés et répertoriés sur la commune de Comiac.

Un dieu au maillet

vignette|Bas relief à l'effigie du « dieu au maillet » de Comiac.

La sculpture d’un dieu au maillet. Il s’agit vraisemblablement d’une des faces d’un chapiteau qui a été retaillé pour servir de claveau au cintre de l’ancien portail du presbytère. Lors de l’élargissement de la route le portail fut détruit et la sculpture incluse dans la nouvelle muraille. Sous l’impulsion de l’association « Les Amis de Comiac » et grâce à la diligence de la municipalité elle fut descellée et, avec l’accord de l’abbé de Traversay, curé de Comiac, placée dans le porche de l’église en 2003.

Elle a été signalée pour la première fois en 1962 par l’historien Ferdinand Pressouyre: « Des sculptures très grossières... étudiées dans un travail récent ne témoignent-elles pas de la survivance au d’un dieu celtique, le dieu au maillet, aux attributs duquel est adjointe une croix ».