vignette|Donald Trump en meeting pendant sa campagne présidentielle, en février 2016. Donald Trump, et président des États-Unis, en fonction du au et à partir du , s'est exprimé sur de nombreux sujets, de manière souvent très polémique. Considéré comme une personnalité politique très atypique aux États-Unis, il se présente lui-même comme un « républicain conservateur »., mais ses positions divergent souvent des figures conservatrices traditionnelles du Parti républicain.. Il dit être , et revendique sa capacité à être , ce qui le conduit régulièrement à changer de position. Affaires étrangères et défense nationale vignette|gauche|Donald Trump en 2015. Lors de sa campagne électorale de 2015-2016, les observateurs soulignent l'isolationnisme..., le protectionnisme.., le non-interventionnisme. et le paléo-conservatisme. de son programme. S'il renie le terme d'isolationniste, il résume son orientation par le slogan (), associé aux États-Unis au comité America First, qui s'opposa à l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale.. Cette ligne lui attire l'hostilité des néo-conservateurs du Parti républicain .. et le distingue des orientations interventionnistes et néoconservatrices qui structurent la politique étrangère des États-Unis., en particulier celle mise en œuvre sous les deux précédents présidents républicains (George H. W. Bush et George W. Bush). Rejeté par la grande majorité des experts républicains en matière de politique étrangère, il s'entoure principalement d'anciens militaires pour le conseiller. Donald Trump indique avoir délibérément choisi des analystes n'ayant pas exercé récemment auprès des sphères dirigeantes..

Estimant que le coût lié au déploiement de l'armée américaine à l’étranger rabaisse les États-Unis au rang de et que son pays , il privilégie des investissements sur le sol national à l'édification de nations à l'étranger.. Le journaliste Daniel Vernet considère ainsi qu'il .. Se présentant comme un négociateur hors pair dans le monde des affaires, il aborde souvent les conflits internationaux sous l'angle de la négociation et propose de façon récurrente d'obtenir de meilleurs accords internationaux ().

Donald Trump estime que la présidence de Theodore Roosevelt correspond à l'apogée de l'hégémonie américaine et désigne les généraux Douglas MacArthur et George Patton comme ses figures favorites de l'histoire américaine.

Certains observateurs soulignent l'aspect sommaire de sa doctrine en matière internationale, voire sa naïveté qui servirait les intérêts de la Russie et de la Corée du Nord, ce qui expliquerait les soutiens que lui ont apporté Vladimir Poutine et Kim Jong-un. Analysant le discours sur la politique extérieure prononcé par Trump le , le journaliste y relève de nombreuses incohérences et conclut qu'il s'agit sans doute du « discours de politique internationale le plus insensé jamais donné par un candidat majeur à l’élection présidentielle américaine de l’ère moderneFred Kaplan, « Le pire, ce n’est pas que Trump ne connaisse rien à la politique étrangère », Slate.fr, 3 mai 2016. ». Au contraire, pour le chercheur en relations internationales Barthélemy Courmont, Donald Trump n'est ni un « clown » ni un « imbécile » et sa politique étrangère n'est ni « décalée » ni « isolée »« La politique étrangère pas si décalée de Donald Trump », Institut de relations internationales et stratégiques, 5 avril 2016.. L'historien considère que son colistier Mike Pence dans le domaine, ce qui selon le journaliste .

Depuis sa réélection en , Donald Trump affirme des ambitions impérialistes, déclarant vouloir faire du Canada le 51e État américain, acquérir le Groenland auprès du Danemark et reprendre le contrôle du canal de Panama. Selon des sources au sein de son équipe de transition citées par le Washington Post, ces positions s'inscrivent dans une stratégie de guerre commerciale visant l'influence chinoise. Pour Romuald Sciora, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques, elles reflètent une volonté délibérée de démanteler le système multilatéral établi depuis 1945.

Défense nationale Donald Trump propose d'augmenter les effectifs de l'armée américaine à individus en relevant le plafond du budget de la Défense fixé en 2011 par le Congrès, et reprend à son compte le slogan () de Ronald Reagan.. Il indique ne pas exclure l'usage de l'arme nucléaire, notamment en Europe ou au Moyen-Orient, estimant que cette possibilité renforcerait la position des États-Unis dans les négociations internationales, tout en précisant qu'il serait à l'utiliser... Le , il déclare sur Twitter qu'il estime que les États-Unis « doivent grandement renforcer et accroître leur capacité nucléaire tant que le monde n'a pas retrouvé la raison dans le domaine des armes nucléaires ».

Lors d'un débat avec Hillary Clinton, il s'engage, concernant l'affaire des e-mails, à , et la menace d'emprisonnement..

OTAN et alliés À la fin des années 1980, il appelle le Japon et l'Arabie saoudite à dépenser davantage pour leur propre sécurité dans des publicités de presse. Il milite également à cette époque pour la non-prolifération nucléaire, sujet primordial à ses yeux, en proposant que les États-Unis et l'URSS agissent de concert pour annihiler toute arme nucléaire en dehors de leurs territoires respectifs.. Il critique à ce sujet la politique de Ronald Reagan, qu'il juge trop laxiste..

En , il défend l'idée que les États-Unis n'investissent pas assez dans l'armement et que la force militaire américaine à l'international est devenue trop faible. Il propose également de désinvestir l'armement en missiles et de se focaliser sur la menace terroriste et les attaques biochimiques..

Souhaitant que les nations alliées des États-Unis telles que l'Arabie saoudite, la Corée du Sud, le Japon et les pays européens contribuent davantage financièrement à leur propre sécurité, il entend diminuer significativement la participation financière des États-Unis au sein de l'OTAN et de l'ONU, réduire la présence militaire américaine en Europe et envisage une même perspective dans le Pacifique.. Il se déclare ouvert à l'idée d'autoriser le Japon et la Corée du Sud à construire leurs propres arsenaux nucléaires plutôt que de dépendre du « parapluie américain » pour leur protection contre la Chine et la Corée du Nord, allant ainsi à l'encontre de décennies de consensus bipartisan aux États-Unis sur la non-prolifération nucléaire. Il remet également en cause l’automaticité de la solidarité entre les membres de l'OTAN au cas où l’un d’eux est attaqué.. Le Monde indique : . Lors de son premier débat avec Hillary Clinton, il se dit mais affirme que la plupart de ses membres et indique qu'il souhaite le réorienter dans la lutte contre le terrorisme...

Europe et Union européenne vignette|En 2016, l'Irlande rejette la demande la construction d'un mur de défense contre la mer, de , déposée par Donald Trump pour son . Le projet aurait détruit un écosystème de dunes fixées, sur le site des dunes de CarrowmoreZSC IE0002250, à Doonbeg. Donald Trump ressent sa relation avec l'Union européenne comme concurrentielle et est mécontent du déséquilibre de la balance commerciale entre les USA et l'Union européenne. Il est convaincu que l'Europe a profité des États-Unis pendant des années ayant déclaré à plusieurs reprises que . Il souhaite vivement favoriser le commerce des États-Unis vers l'Europe et diminuer les exportations européennes vers son pays.

Il se sentirait personnellement persécuté par l'Union européenne, en particulier à cause de l'attitude condescendante des dirigeants européens envers lui lors de son premier mandat;

Il salue régulièrement la décision des Britanniques de se retirer de l'Union européenne, qu'il explique notamment par leur volonté de reprendre la main sur leur politique d'immigration.. ; il reçoit au cours de sa campagne Nigel Farage, ex-dirigeant du UKIP dont l'objectif est la sortie de l'Union européenne, et le Néerlandais Geert Wilders, dirigeant du Parti pour la liberté qui souhaite la sortie des Pays-Bas de l'Union européenne.. Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie, salue la victoire de Donald Trump comme une montrant que . Avant et après son élection, des responsables des institutions européennes tels que Martin Schulz (président du Parlement européen) ou Pierre Moscovici (commissaire européen) expriment leur défiance à son égard..

Donald Trump a du mal à comprendre la politique environnementale de l'Union européenne et interrogé sur son opinion sur l'Union européenne, par des journalistes britanniques et allemands, en alors qu'il était encore seulement candidat à la présidentiel, Trump parle de sa en faisant référence à l'interdiction de son projet de mur en Irlande. Il revient ensuite sur ce sujet lors de sa première allocution à la presse à la Maison-Blanche, puis de nouveau en lors de sa première visite en Europe (en Belgique).

Moyen-Orient Donald Trump écrit dans son livre The America We Deserve (2000) : En 2002, il se déclare « plutôt » en faveur d’une invasion de l’Irak et déclare qu'il aurait . En , quelques semaines avant la guerre d'Irak, Donald Trump se montre indécis sur le sujet en estimant que le président George W. Bush . Peu après l’invasion, il explique que celle-ci pourrait poser problème parce que , mais aussi que avec ce conflit. En 2004, il estime que l'invasion n'a pas été une et affirme qu’il n’aurait pas géré le conflit de la sorte ; il prédit que « deux minutes » après le départ des États-Unis du sol irakien, la situation sera pire qu'avant le début de la guerre.. Il soutient alors l'idée de destituer George W. Bush pour cette raison.. Il met en avant cette dernière position contre la guerre d'Irak lors des primaires républicaines de 2016., tandis que certains médias soulignent un changement d'opinion sur le sujet.. Durant la campagne, il déclare que cette guerre a été , tout en estimant que les États-Unis auraient dû rester sur place une fois arrivés au moins , affirmant qu'il tombe désormais dans les mains de l'Iran.

D'une manière générale, il se montre fluctuant sur le dossier syro-irakien. Accusant Barack Obama et Hillary Clinton d'être responsables de l'émergence de l'État islamique (EI), il préconise de saisir manu militari les puits de pétrole irakiens et syriens contrôlés par ce dernier., d'attaquer les djihadistes et leurs familles. et de réduire l'engagement américain en Syrie au profit d'un renforcement en Irak., évoquant la nécessité de mobiliser à soldats pour vaincre l'EI.. Il se montre finalement hostile à l'introduction de troupes américaines au sol et privilégie la destruction des puits de pétrole contrôlés par l'EI. Il envisage de conditionner la poursuite de l'achat de pétrole à l'Arabie saoudite et à d'autres nations arabes alliées à leur engagement de troupes armées au sol contre l'EI ou à leur de l'investissement américain contre l'EI.. Il salue l'intervention militaire de la Russie en Syrie ainsi que la décision de l'Allemagne d'accueillir les réfugiés syriens, et propose de créer une afin de stopper l'afflux de réfugiés en Europe. Il critique finalement dans la crise migratoire en Europe, et suggère que l'Allemagne et les pays du golfe Persique payent pour la création et la surveillance de zones de sécurité en Syrie destinées aux réfugiés.

Avant même de faire campagne, Donald Trump milite pour un retrait rapide de son pays en Afghanistan..

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