Gorses est une commune française située dans le nord-est du département du Lot, en région Occitanie. Elle est également dans le Ségala lotois, une région naturelle constituant la frange occidentale de la Châtaigneraie, constituant le parent lotois du Ségala aveyronnais et tarnais.
Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par la Bave, le Bervezou, le Tolerme, le ruisseau de Frèzes, le ruisseau de Goutepeyrouse, le ruisseau de la Buste et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le bassin de la Dordogne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Gorses est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1851. Ses habitants sont appelés les Gorsois ou Gorsoises
Géographie Localisation Commune située dans le Ségala lotois (Massif central) à la source du Bervezou.
La superficie totale de Gorses est de , avec une moyenne d'altitude de .
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Latronquière à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...
La commune fait partie de la zone de transition du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en ...
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : les « prairies humides et rivière de la Bave » (), couvrant du département. ; les « zones humides du ruisseau de Combard et du ruisseau de Poutiac » (), couvrant du département. ; les « zones humides du ruisseau de Goutepeyrouse et de l'amont du ruisseau du Bousquet » (), couvrant du département. ; les « zones humides du ruisseau de Laborie et du ruisseau de Brullet » (), couvrant du département. ; et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le « bassin de la Bave » (), couvrant dont une dans le Cantal et 21 dans le Lot. ; le « Ségala lotois : bassin versant du Célé » (), couvrant dont six dans le Cantal et 22 dans le Lot..
Urbanisme Typologie Au , Gorses est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (57,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (33,4 %), prairies (32,6 %), zones agricoles hétérogènes (31,5 %), terres arables (1,2 %), zones urbanisées (0,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Gorses est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Bave, le Bervezou et le Tolerme. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie.. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999, partie 1 - chapitre Risque inondation..
Gorses est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de , aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Gorses. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain, chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 2,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 1 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Gorses est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie Attestée sous la forme Gorcias dans un manuscrit du Jean-Marie Cassagne - Villes et Villages en pays lotois, page 127..
Comprise entre la vallée de la Bave et du Tolerme, la commune doit son nom au gaulois gortia qui signifie haie, buisson épineux..
Histoire La tradition orale affirme que les premiers habitants se rendirent célèbres lors de la conquête de la Gaule par Jules César en ayant vaillamment défendu Uxellodunum. La localité est mentionnée dans la charte apocryphe non certifiée de la fondation de l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac en 755. Son église dépendait de cette abbaye en 1156, puis en 1520, de la commanderie de Malte à Latronquière.
Au , Gorses fait partie de la baronnie de Cardaillac. Hugues de Cardaillac rend hommage pour les terres d'Aynac, Leyme, Molières, Gorses , Prendeignes, Camburat et Lacapelle en 1064 à Raymond de Saint-Gilles (Raymond IV) comte de Toulouse, comte de Quercy et de Rouergue..
À partir du XIIe siècle, les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem — futurs chevaliers de Malte — développent leur implantation dans la région. Latronquière devient une importante commanderie fortifiée relevant du grand prieuré de Saint-Gilles.
Gorses entre progressivement dans la sphère de cette commanderie. L’église de la paroisse, d’abord liée à l’abbaye de Abbaye Saint-Sauveur de Figeac, dépend ensuite de la commanderie de Latronquière.
Le commandeur de La Tronquière était l’un des plus puissants seigneurs de la contrée. Il portait le titre de baron et siégeait aux États de la province, où il occupait le troisième rang. De son ancien château féodal relevaient les seigneuries spirituelles et temporelles, avec juridiction entière, de La Tronquière, de Bouxal et de Gorses, ainsi que les oblations faites à la chapelle Notre-Dame de Verdalle et plusieurs fiefs disséminés dans la partie orientale du Quercy.
1255 : noble Géraud de Vaze fait don de mas de Contensonsaz de Gorses au commandeur de Latronquière.
1326. Accord du commandeur avec les habitants de Gorsse fixant leurs droits d'usage et de dépaissance dans les bois de l'Hôpital et leur accordant la faculté d'y chasser toute espèce de gibier, sauf les perdrix et les lapins.
1633. Arrêt du Parlement de Toulouse défendant aux huguenots du lieu de Gorsse de continuer la construction de leur Temple.
Seconde Guerre mondiale