Joyeux Noël est un film de Noël dramatique de guerre historique multinational réalisé par Christian Carion et sorti en 2005. Coproduction internationale entre la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, la Roumanie et le Japon, il raconte la vie des soldats au front durant la Première Guerre mondiale et particulièrement la trêve de Noël.
Le film est présenté en sélection officielle hors-compétition au festival de Cannes 2005. La sortie dans les salles françaises a lieu le , semaine où est commémoré l'armistice du 11 novembre 1918.
Dédicace Le générique de fin s’ouvre sur cette dédicace :
Synopsis Le film s'ouvre par trois écoliers, allemand, français et écossais, qui récitent des poèmes patriotiques les incitant à vaincre leurs ennemis et à se battre pour leur pays.
Pendant l'été 1914, la Première Guerre mondiale éclate, entraînant des millions d'êtres humains dans son tourbillon. Nikolaus Sprink doit renoncer à une carrière prestigieuse de ténor à l'opéra de Berlin et, de plus, ne peut plus voir ni fréquenter Anna Sørensen, sa partenaire et compagne.
Pour suivre les jeunes Jonathan et William qui se sont engagés, et qui l'aidaient beaucoup dans son église, le pasteur Palmer quitte l'Écosse et se retrouve brancardier sur le même front du nord de la France. Ils font partie des fusiliers royaux écossais, dirigés par le lieutenant Gordon. Quant au lieutenant français Audebert, du d'infanterie, il a dû laisser sa femme enceinte et alitée en zone occupée pour combattre l'ennemi ; depuis son départ, les Allemands tiennent la petite ville du Nord où la jeune femme est censée avoir déjà accouché et il ignore dans quelle situation se trouve sa femme. En face des tranchées alliées, séparées par un no man's land, se trouvent les troupes allemandes de la division d'infanterie, dirigées par le lieutenant Horstmayer. Une attaque alliée contre les tranchées allemandes se solde par un échec et par de nombreux morts, dont William.
Le soir de Noël, Anna Sørensen et Nikolaus Sprink chantent pour Guillaume de Prusse et l'état major allemand, puis décident d'aller chanter pour les troupes afin de les réconforter. Pendant ce temps, les troupes écossaises se mettent à chanter en s'accompagnant de cornemuses. Allemands et Écossais se mettent à chanter ensemble, et Sprink sort de sa tranchée avec un petit sapin de Noël. Les lieutenants des trois tranchées s'accordent pour décréter une trêve.
Les soldats des camps opposés se rencontrent. Ils se serrent la main, échangent cigarettes et chocolat, célèbrent ensemble une messe en latin et se souhaitent un « Joyeux Noël », « Frohe Weihnachten », « Merry Christmas ». S'installe alors une trêve passagère entre les combattants, qui fêtent Noël ensemble. Le lendemain, jour de Noël, les trois lieutenants échangent les corps des soldats morts les semaines précédentes. Les soldats enterrent leurs morts.
La hiérarchie, non informée, apprend ce qui s'est passé en lisant le courrier des soldats envoyé à leurs familles. Les régiments sont soit déplacés, soit dissous, soit mutés sur des fronts lointains et dangereux.
Fiche technique
Titre original, belge et québécois : Joyeux Noël . Titre anglais et allemand : Titre roumain : Réalisation et scénario : Christian Carion Musique : Philippe Rombi Direction artistique : Anina Diener, Vraciu Eduard Daniel et Ève Machuel Décors : Jean-Michel Simonet Costumes : Alison Forbes-Meyler Photographie : Walther van den Ende Son : Dean Humphreys, Pierre Mertens, Thomas Desjonquères Montage : Andrea Sedláčková et Judith Rivière Kawa Production : Christophe Rossignon Production associée : Philip Boëffard, Genevieve Lemal, Alexandre Lippens et Daniel Marquet Coproduction (France) : Bertrand Faivre Coproduction (France) (non crédité) : Danièle Delorme, Bertrand Meheut, Jacques Toubon, Manuel Alduy, Gaëtan Moisand, Michel Romand-Monnier et Laurent Storch Coproduction (Allemagne) : Christopher Borgmann et Benjamin Herrmann ; Rolf Bähr (non crédité) Coproduction (Royaume-Uni) : Soledad Gatti-Pascual et Kate Ogborn Coproduction (Belgique) : Patrick Quinet Coproduction (Roumanie) : Andrei Boncea Sociétés de production . : France : Nord-Ouest Films, en coproduction avec TF1 Films Production et Les Productions de la Guéville, avec la participation de Canal+, CinéCinéma, le CRRAV et le CNC, en association avec Soficinéma, Cinéart, Playtime, Cofinova 1, Cofimage 16, Sogécinéma 3, Groupe Un Allemagne : en coproduction avec Senator Film Produktion, avec la participation de Sat.1 Royaume-Uni : en coproduction avec The Bureau Belgique : en coproduction avec Artémis Productions, en association avec Uni Étoile 2, SCOPE Invest Roumanie : en coproduction avec Media Pro Pictures Japon : en association avec Nippon Herald Films Sociétés de distribution. : Fox France / UGC Fox Distribution (France) ; Senator Filmverleih (Allemagne) ; Columbia TriStar (Royaume-Uni) ; Cinéart (Belgique) ; Mediapro Distribution (Roumanie) ; Les Films Séville (Québec) ; Filmcoopi (Suisse romande) Budget : . Pays de production : , , , , , Langues originales : français, allemand, anglais, latin Format . : couleur - 35 mm - 2,35:1 (CinemaScope) - son DTS | Dolby Digital Genre : drame, guerre, histoire Durée : Dates de sortie : France : (Festival de Cannes) ; (première mondiale) ; (sortie nationale) Suisse romande : . Allemagne : Belgique : . Royaume-Uni, Québec : . Roumanie : Classification . : France : tous publics. Allemagne : interdit aux moins de (FSK 12) Royaume-Uni : les enfants de moins de doivent être accompagnés d'un adulte (). Belgique : tous publics () Québec : tous publics - déconseillé aux jeunes enfants () Suisse romande : interdit aux moins de .
Distribution Benno Fürmann (VF : Dimitri Rataud) : Nikolaus Sprink, ténor à l'opéra de Berlin devenu simple soldat de l'armée allemande Guillaume Canet : le lieutenant Audebert qui, devant ses hommes, cache son chagrin d'avoir quitté sa femme enceinte ainsi que sa peur Diane Kruger : Anna Sørensen, une soprano danoise bien décidée à sauver de la guerre celui qu'elle aime Gary Lewis : le pasteur anglican Palmer, écossais, devenu brancardier. Joueur de cornemuse Daniel Brühl : Horstmayer, un lieutenant juif allemand Dany Boon : Ponchel, garçon-coiffeur de Lens et ordonnance d'Audebert ; le soldat qui fait sonner son réveil à dix heures, pour le café Lucas Belvaux : Gueusselin, soldat français « va-sans-peur » Bernard Le Coq : le général Audebert, père du lieutenant : le lieutenant écossais Gordon, chef de la section : Jonathan, un jeune soldat écossais que la mort de son frère a rendu haineux Christopher Fulford (VF: Féodor Atkine) : le major écossais Michel Serrault : le châtelain Suzanne Flon : la châtelaine Robin Laing : William : Zimmermann : le Kronprinz : Jörg, un soldat allemand Ian Richardson (VF : Gilbert Beugniot) : l'évêque écossais Christian Carion : un infirmier Tom Duncan : un soldat écossais : un soldat allemand Marc Robert : Guimond Christophe Rossignon : un lieutenant (rôle coupé au montage) Natalie Dessay : la voix d'Anna (chant) Rolando Villazón : la voix de Nikolaus (chant) Source : le site d’AlterEgo (la société de doublage« Fiche de doublage du film » sur Alterego75.fr, consulté le 25 mai 2013)
Production Genèse L'idée du film provient d'un livre que Christian Carion a lu en 1992 : Batailles de Flandres et d'Artois 1914-1918 de l'historien Yves Buffetaut. Il est touché par un passage (L'incroyable Noël de 1914) qui rapporte les fraternisations entre lignes ennemies. Le réalisateur contacte alors l'historien qui lui donne accès à une importante documentation, complétée par un travail de fond sur les archives de l'armée allemande de la Première Guerre mondiale, dans les murs de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine à Nanterre, avant de lancer le tournage. Christian Carion contacte alors le producteur Christophe Rossignon pour lui présenter son idée. Ce dernier lui suggère de se faire la main avec des courts-métrages et d'autres projets de moindre ampleur. Le premier long métrage de Christian Carion, Une hirondelle a fait le printemps, sort en 2001Secrets de tournage - Allociné. Projet et scénario Christian Carion commence l'écriture du scénario en 2002. Il débute en faisant des recherches de documents :
Préproduction À la suite d'une série de désaccords, l'armée française a refusé de prêter des terrains militaires pour le tournage de ce film relatant un passage tabou de son histoire.
La majeure partie du tournage s'est déroulé en Roumanie, notamment dans les studios Mediapro Pictures, ainsi qu'en Allemagne et en Écosse. Plusieurs scènes ont été tournées en France, dans le Pas-de-Calais (Saint-Pol-sur-Ternoise, Barlin, château de Brias).
Selon Christian Carion, à la question « Pourquoi refuser de collaborer pour un film impliquant des soldats ayant fraternisé avec l'ennemi ? », un général de l'armée française aurait répondu « l'armée est immuable ». Depuis ce tournage, l'armée française s'est dotée d'une structure pour promouvoir le tournage de films sur des terrains militaires français.
Langues originales Chaque belligérant s'exprime dans sa langue. Ainsi, dans la version française, les Français parlent français, les Écossais parlent anglais et scots (dialogues sous-titrés en français) et les Allemands parlent allemand (dialogues sous-titrés en français). Les dialogues en anglais et en allemand ont été traduits par Sandy Withelaw. Le sous-titrage intermédiaire anglais est de Patricia Paparoditis, et l’allemand d’Andreas Meszaros. Le sous titrage est réalisé par Titra Film.
Musique
Ave Maria composé par Philippe Rombi
interprété par Natalie Dessay
accompagné du London symphony orchestra Bist du bei mir composé par G.H. Stölzel
arrangement Philippe Rombi
interprété par Natalie Dessay et Rolando Villazón
quatuor à cordes Bel arte
piano Philippe Rombi Auld Lang Syne (Ce n’est qu’un au revoir) arrangement : Griogair Lawrie (traditionnel) arrangement : Griogair Lawrie I'm dreaming of home (version "in") composé par Philippe Rombi
paroles de Lori Barth et Gary Lewis
à partir d’un poème de
ensemble cornemuses : Griogair Lawrie, David Bruce, Ivan Mac Donald, Calum Anthony Beaton Piobaireachd Dhòmhnaill Dhuibh (traditionnel) arrangement : Griogair Lawrie Stille Nacht, heilige Nacht (Douce nuit, sainte nuit) composé par Franz Xaver Gruber
interprété par Rolando Villazón
cornemuse Bruno le Rouzic
harmonica Édouard Dubois Adeste fideles composé par John Francis Wade.
interprété par Rolando Villazón
accompagné à la cornemuse par Griogair Lawrie I'm dreaming of home (générique de fin) composé par Philippe Rombi
paroles de Lori Barth et Gary Lewis
à partir d’un poème de
interprété par Alex Ferns
cornemuse et tinwhistle Bruno le Rouzic I'm dreaming of home (générique de fin) composé par Philippe Rombi
paroles de Lori Barth et Gary Lewis
à partir d’un poème de
interprété par la chorale Scala et le London Symphony Orchestra
piano Philippe Rombi
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Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, le film récolte d'opinions favorables pour 112 critiques.. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de pour ..
En France, le site Allociné propose une note moyenne de à partir de l'interprétation de critiques provenant de de presse..
Distinctions Entre 2005 et 2007, Joyeux Noël a été sélectionné dans diverses catégories et a remporté récompenses ...
Récompenses Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue 2005 : Grand Prix Hydro-Québec. Festival international du film de Leeds () 2005 : Prix du public du meilleur long métrage pour Christian Carion. Festival international du film de Valladolid 2005 : Prix FIPRESCI pour Christian Carion. Association des critiques de cinéma du Nord du Texas 2006 : Prix NTFCA du meilleur film en langue étrangère.