Miers est une commune française, située dans le nord du département du Lot en région Occitanie. Elle est également dans le causse de Gramat, le plus vaste et le plus sauvage des quatre causses du Quercy.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le bassin de la Dordogne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Miers est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1821. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Gramat. Ses habitants sont appelés les Miersois ou Miersoises.
Cette station thermale possède un riche patrimoine préhistorique.
Géographie Accès Miers est situé dans le Quercy, sur le causse de Gramat, à au sud de la Dordogne. Ce village du département du Lot est à au nord de son chef-lieu de canton Gramat et à au nord de la préfecture Cahors.
La route départementale 20, reliant Alvignac à au sud et Carennac à au nord, contourne Miers. Les grands sites touristiques de Padirac et Rocamadour sont à proximité : respectivement à et .
Communes limitrophes
Relief La borne IGN du lieu-dit Forges marque le point haut de Miers, à d'altitude, en direction de Thégra. Les zones les plus basses de la commune, à d'altitude, se trouvent au nord-ouest près de l'ancien couvent des Fieux et de la ligne de chemin de fer Brive-RodezCarte IGN 1/25000 2136 Est Vayrac - Padirac.
Au sud, la combe Molière, le plan d'eau et le ruisseau se dirigeant au nord-ouest vers le gouffre de Roc de Corn marquent la limite de Miers avec Alvignac. Le bourg de Miers est établi sur les terrains du Limargue à au sud de la faille de Padirac qui barre le paysage d'est en ouest. Le causse caillouteux et sec débute ici par les collines de Pech de Rhodes () et du Pech Clapié. Au nord, le causse à la forme d'une dépression d'orientation E-SE - W-NW venant de Padirac et descendant vers la Dordogne par les Fieux en direction de Gluges et Montvalent.
Géologie vignette|left|Mécanisme de création de la faille de Padirac. vignette|Coupe géologique dans un plan incluant l'église de Miers. Le sous-sol de Miers est composé de roches sédimentaires qui se sont formées du Lias (-200 Ma) au Jurassique (-140 Ma), dans une mer chaude bordant le Massif central et recouvrant le nord du bassin aquitain. Ces roches avaient une épaisseur de ..
Ce plateau tabulaire a émergé et l'érosion a raboté de calcaire en 20 Ma. Il a aussi subit une tectonique cassante de faible intensité qui créa la faille de Padirac et des plis de direction pyrénéenne (WNW-ESE). La partie qui se trouve au sud de la faille, sur laquelle se trouve le bourg de Miers a été surélevé et forme le horst de Miers-Alvignac. L'érosion a entièrement décapé sa couverture calcaire du Jurassique, laissant apparaître les sédiments plus anciens du Lias : marnes imperméables et calcaires argileux propices à l'agriculture.
Les calcaires situés au nord de la faille occupent plus de sur le territoire de Miers et sont karstifiables : propice au creusement de galeries.
Hydrogéologie vignette|300px|left|Carte hydrogéologique des environs de Miers. Toutes les eaux collectées sur la commune de Miers sont dirigées vers le réseau souterrain de Padirac qui alimente le bassin collecteur de la Dordogne. Les exsurgences se situent en bordure du plateau calcaire sur la commune voisine de Montvalent : la fontaine Saint-Georges, celle dite du Lombard, le Gourguet et la Finou.
Trois parties peuvent être distinguées : Au sud, le bassin affluent repose sur les marnes noires et schistes du Toarcien. Ces roches imperméables drainent l'eau vers des ruisseaux. En bordure sud, la combe Molière, le plan d'eau et le ruisseau de Cazelle conduisent les eaux dans le gouffre du Roc de Corn. Ailleurs, Elles s'enfoncent sous terre dès qu'elles atteignent la limite des calcaires perméables ; À au nord du bourg, sur la faille de Padirac, s'alignent de l'est à l'ouest toutes les pertes : celles de Goubert, du Batut, de Miers, de la Valade, de Roc de Corn. Au nord, le plateau calcaire perméable du Jurassique collecte les ruisseaux précédents ainsi que les eaux de pluie en direction ouest - nord-ouest. Dans le prolongement des pertes, des vallées sèches, témoins d'un réseau aérien fossile, convergent toutes pour se diriger vers le nord-ouest..
Spéléologie Au nord de la faille de Padirac, Miers s'étend sur plus de de plateau calcaire du Jurassique. Dans cette zone, plus de vingt phénomènes karstiques : pertes, gouffres et igues, permettent parfois aux spéléologues l'accès à de grands réseaux souterrains.. L'un des plus vastes du Lot, le réseau du gouffre de Padirac, traverse le territoire de Miers d'est en ouest avec ses de galeries explorées.
Quelques cavités de Miers : l'igue du Cheval ou de Magic Boy, trop plein de la perte du Batut, explorée à partir de 2001, de profondeur et plus de de développement. ; La perte de Miers ou des Ayrals : siphon d'entrée pompée en 1998 par Lesur, Dutarte et Boudsocq, explorée en 2007 sur par le spéléo club les Nyctalopes Ambidextres., puis par le Clan des Explorateurs de Cavernes de 2007 à 2015. Ces derniers ont découvert de galerie descendant à de profondeur. Ce réseau rejoint celui du gouffre de Padirac à de son entrée naturelle : le fil d'ariane et les traces de pas du spéléo-plongeur Clément Chaput, qui avait réitéré en avec Bernard Gauche la jonction Padirac - résurgence, ont été identifiés.. Une coloration a montré une confluence avec la perte de Magic Boy à de la perte de Miers.. L'igue de Barrières (du nom du hameau abandonné voisin), improprement notée « igue de Barrière », explorée par les assistants d'Édouard-Alfred Martel : Gaupillat, Armand et Foulquier, le . Ils décrivent un puits de de profondeur et une galerie descendant plus bas.. Les explorations reprennent à partir de 1970. De nombreux clubs de spéléologie s'acharnent sans succès à trouver une suite au bas du puits d'entrée. Ce sont les frères Bitard et Jean Lesur qui franchissent la coulée de calcite et découvre de galerie. Une monnaie romaine fut découverte prise dans la calcite par Louis Bex le . Cette pièce fut frappée entre 317 et 350 à l'époque de l'empereur d'Occident Constantin II. Une deuxième, découverte par J.J. Stoeffler, se rattacherait à l'empereur byzantin Anastase . ; la grotte préhistorique des Fieux découverte le par Jean Lesur, J. Bouchereau, L. Perrier et le propriétaire des lieux, Elie Caminade.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lunegarde à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...
La commune fait partie du parc naturel régional des Causses du Quercy, un espace protégé créé en 1999 et d'une superficie de , qui s'étend sur du département du Lot.. La cohérence du territoire du Parc s’est fondée sur l’unité géologique d’un même socle de massif karstique, entaillé de profondes vallées. Le périmètre repose sur une unité de paysages autour de la pierre et du bâti (souvent en pierre sèche), de l’empreinte des pelouses sèches et du pastoralisme et de l’omniprésence des patrimoines naturels et culturels... Ce parc a été classé Géoparc en sous la dénomination « géoparc des causses du Quercy », faisant dès lors partie du réseau mondial des Géoparcs, soutenu par l’UNESCO...
La commune fait également partie de la zone de transition du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en ...
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : les « pelouses sèches et bois de la partie Nord du causse de Gramat et rivière souterraine de Padirac » (), couvrant du département. et les « prairies naturelles et boisements de la combe Molière et du Bos del Moussur » (), couvrant du département. et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le « plateau et bassin d'alimentation du système karstique de Padirac » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Miers est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gramat, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :