Vaugneray est une commune française située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune est née le de la fusion de l'ancienne commune de Vaugneray et de la commune voisine Saint-Laurent-de-Vaux.. Géographie Localisation Vaugneray est une commune située à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Lyon, la capitale régionale.

Communes limitrophes

Lieux-dits, écarts et quartiers La commune compte un certain nombre de lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. dont le Cumet, la Maison Blanche, Clavigny, la Milonière, le Martin, Samazanges, les Alouettes…

Géologie et reliefs Vaugneray est située sur le flanc oriental des Monts du Lyonnais qui domine le Grand Lyon. Son vaste territoire, façonné par l’agriculture, est propice à la randonnée à travers de vastes étendues boisées. Le col de la Luère () et le col de Malval (), situés juste au-dessus de la commune permettent des passages directs à l'ouest vers la vallée de la Brévenne.

La commune est installée sur des terrains caractéristiques de la géologie des Monts du Lyonnais, marqués par les roches métamorphiques d'origine principalement granitique (gneiss rubanés et oeillés), avec des affleurements de microdiorites et d'une syénite sombre nommée vaugnérite en référence à la commune.

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible..

Hydrographie La commune est traversée par l'Yzeron, affluent du Rhône, qui forme le val noir, nom donné au vallon situé entre les communes d'Yzeron, l'ancienne commune Saint-Laurent-de-Vaux (désormais fusionnée avec Vaugneray) et Brindas, et ses affluents : le ruisseau des Aduts, long de . ; le ruisseau de la Milonière, long de . ; le ruisseau Goutte Lays, long de . ; le Dronau, long de . ; Le Dronau se jette dans l'Yzeron au Pont Pinay. la Chaudanne, longue de ..

Voies de communication et transports Transports La commune est desservie par la ligne de bus 247 du réseau TCL (Gorge de loup - Craponne – Pollionnay - Ste Consorce - Marcy L'étoile).

Voies de communication On accède à la commune par : la , de Brindas au sud est à ; la , de Grézieu-la-Varenne au nord est à .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brindas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Vaugneray est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (31,2 %), zones agricoles hétérogènes (28,8 %), prairies (27,9 %), zones urbanisées (8,9 %), terres arables (2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de (dont 73,4 % de maisons et 25,5 % d’appartements).

Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 3,5 % des résidences secondaires et 6,7 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 70,1 % contre 27,9 % de locataires Statistiques officielles de l’INSEE..

La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 4,8 %Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU)..

Toponymie Sur l’origine du nom Vaugneray, deux hypothèses sont à considérer : une origine latine au travers du Valle Nereia (« val noir »)Mentionnée dans une charte en l’an 994.. Le nom Val noir aurait pour origine : soit la couleur très sombre des forêts qui entourent la vallée du même nom et dans laquelle se situe la communeLyon historique., vallée creusée par l'Yzeron depuis le col de Malval, soit la couleur de la pierre locale, syénite particulièrement sombre que l'on appelle communément vaugnérite. Dans cette hypothèse, il est également utile de relever que la racine val noir se retrouve dans le gentilé des habitants de la commune ; une origine issue de l'expression Vallis nériacensis (vallée de Nerius), un gentilice gallo-romainMention connue en 911 dans le cartulaire de Savigny.Site officiel de Vaugneray.. La plus ancienne mention connue date du (« in agro Vallis Neriacensis », Cartuaire de Savigny, charte 29).

Enfin, on notera utilement les références topographiques à la commune dans le fichier topographique de Marguerite Gonon : au , on retrouve le nom de Valnerey ; aux , les noms de Vallis Nigre, Vauneyreu, Vannerieu, Valnireu et Vaunerey ; au , les noms de Vaulgnieureys, Vaulgneray et enfin Vaugneray.

Histoire

Présentation géographique vignette La commune de Vaugneray s’étendait sur avant que, en 1852, les secteurs de la Croix de Part, Saint-Clair et La Brally soient rattachés à la commune d’Yzeron. Sa superficie est alors ramenée à , jusqu’en 2015. Par la fusion avec la commune de Saint-Laurent-de-Vaux, son territoire a quasiment retrouvé ses anciennes dimensions avec . Le territoire communal s’élève progressivement jusqu’à la crête des Monts du Lyonnais. La jonction entre le plateau et la crête s’effectue autour du col de Malval, l’un des points de passage du secteur. L’altitude varie ainsi de manière régulière entre le bourg et les limites occidentales de la commune. Pour cette raison, Vaugneray a été choisie, en 1997, comme siège de la CCVL (Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais) ; la CCVL rassemble 8 collectivités situées dans la frange montagneuse (Yzeron, Pollionnay) sur Plateau (Brindas, Messimy) ou en position intermédiaire (Thurins, Sainte-Consorce, Grézieu-la-Varenne) et regroupe 30 940 habitants sur .

Temps gallo-romains

Mine de plomb argentifère alt=Vestiges de l'aqueduc de l'Yzeron|vignette alt=Tracé de la voie romaine|vignette vignette|Tracé de l'aqueduc de l'Yzeron|gauche À l’époque gallo-romaine, la « mine de la Milonière » (ou de la Chevaline) extrait du plomb argentifère. Selon Nicolas de Nicolaï, « la mine de Vaugneray tient quatre onces d’argent pour cent de plomb ». Ce plomb servait à la construction des conduites forcées, des syphons et des aqueducs, dont celui de l’Yzeron passant à 150 m de la mine.

Voie romaine La voie d’Aquitaine reliant Lugdunum à Burdigala (Bordeaux), passe au nord de la commune, franchissant les monts du Lyonnais à Saint-Bonnet-le-Froid.

Aqueduc de l'Yzeron Deux branches de l’aqueduc dit de l’Yzeron, sont construites sur le territoire de la commune peu après l'aqueduc des monts d’Or, sous l’empereur Auguste. Le quatrième est celui du Gier construit ultérieurement.

Le tracé de la branche de l’Yzeron proprement dit avec captage à 720 mètres en dessous du village éponyme se suit sur une longueur de 2400 mètres dans la partie sud de la commune à l’amont du col de la Fausse. La branche de Vaugneray correspond au captage du Dronau, son affluent de rive gauche, vers le Barthélemy à 600 mètres d’altitude. On a repéré sur plus de 3 km son tracé coudé, nord-sud de la Maletière à l’entrée ouest du Bourg jusqu’aux Fontanières puis sud-nord jusqu’à la limite de la commune de Grézieu-la-Varenne où commence le tronçon unique en direction du quartier lyonnais du Point du Jour.

La première mention de Vaugneray est faite dans un dénombrement des possessions de l’Église de Lyon en 994.

Des chanoines aux seigneurs La commune est très étendue ; beaucoup des 92 lieudits énumérés par le préinventaire correspondent encore à des hameaux ; dès le début du Moyen Âge, divers pouvoirs s'établirent.

Le Bourg Les chanoines comtes de Lyon ont contrôlé le seul bourg, à charge pour eux d’en assurer la défense. Durant la Guerre de Cent Ans, la protection fut assurée par la constitution d’un vingtain, dont la plus ancienne mention remonte à 1391. Au , il se présente comme . L’entrée des maisons se faisait par l’intérieur. La demeure des chanoines obéanciers se dressait à l’angle nord-est, à l’opposé de celle de la famille des Valentin, notaires royaux : ceux-ci devaient leur racheter en 1584 les prérogatives seigneuriales. Cette transmission de pouvoirs justifie la présence sur le blason de la commune, au-dessus du V des Valentin, des têtes affrontées du griffon et du lion qui les symbolisent. Le cimetière était à l’extérieur du vingtain, du côté nord. Sur son emplacement, devait être construite la nouvelle église au milieu du .

Château de Bénévent