LAssociation Amicale Jeunesse blésoise (AAJB, ) est un club omnisports français situé à Blois (Loir-et-Cher) et fondé en 1912. En 1999, la section football fusionne avec la section football de l'US Blois pour donner le Blois Football 41. Cet article ne traite que de cette section football.

L'AAJB n'a jamais le statut professionnel durant son histoire mais évolue neuf saisons (1970-1975 et 1978-1982) en Division 2. Le club bâti en 1912 participe d'abord à la Division d'honneur jusqu'en 1955 avant d'intégrer le CFA pendant quinze saisons. Jusqu'en 1984, le club évolue au fil des saisons entre la deuxième et troisième division. L'équipe fanion connaît ensuite plusieurs relégations et se retrouve au second échelon régional de la Ligue du Centre-Val de Loire (DHR) en 1999.

Historique Genèse (1912-1930) L'Association Amicale de la Jeunesse blésoise est fondée en 1912, dans un contexte favorable aux associations éducatives et sportives. L'entité se fait d'abord connaître par le rugby. En 1916, quelques non-mobilisés pour la Première Guerre mondiale et des jeunes constituent la première équipe de football. LAthlétique est alors un club rival, les deux clubs ont leur terrain de chaque côté de la même rue menant à la ville de Saint-Gervais-la-Forêt. Les joueurs se changent alors dans un café et y rangent tout le matériel d'entraînement. L'AAJB qui ne dispute alors que des matchs amicaux.

En 1919, avec le retour des soldats, le club s'affilie à la Fédération française de football sous le numéro 146. L'équipe débute en Championnat de Touraine, qui correspond à l'actuelle Ligue du Centre-Val de Loire. Elle est opposée à plusieurs clubs de Tours, d'Orléans mais aussi Chartres et Bourges.

Parmi les meilleurs de DH (1930-1945) En 1930, le club remporte son premier titre : celui de champion de Touraine. Deux ans plus tard, sous l'impulsion de son capitaine Marc Peigné et dans son nouveau stade de Vienne, le club réédite sa performance. Il peut cette fois accéder à la nouvelle Division d'honneur de la Ligue du Centre.

Lors de la saison 1932-1933, l'AAJB football remporte pour la première fois le championnat de DH Centre. Il ne peut cependant pas monter en division supérieure, un échelon national amateur n'existant pas encoreLe championnat de CFA n'est mis en place qu'à partir de 1935.. Jusqu'en 1939, l'équipe continue de figurer parmi l'élite du football régional.

Malgré la Seconde Guerre mondiale et le départ de nombreux joueurs, l'AAJB continue son parcours sous l'impulsion de Gilbert Vieuxbled, ex-dirigeant du Red Star. Le W-M appliqué permet à l'AAJ Blois de se hisser jusqu'en finale de la Coupe du Centre 1941-1942. Opposé à La Roche-Rigault, le club blésois s'incline 2-1 après prolongations.

Après-guerre dans l'élite régional (1945-1955) Après la Seconde Guerre mondiale, l'AAJB connaît différents entraîneur et poursuit son chemin en Division d’honneur. Après deux troisième places en 1946 et 1947 sous les ordres de François Wagenhoffer, l'équipe rentre dans le ventre mou du championnat pendant quatre saisons ( puis , et à nouveau ). Pour cette dernière saison 1950-1951, René Bihel arrive comme entraîneur-joueur. En 1951, le club compte sept équipes et est l'une des principales sociétés de la Ligue du Centre. Lors de la saison 1952-1953, l'équipe se hisse jusqu'en finale de la Coupe du Centre où elle perd face à l'Arago Orléans (2-1).

Après trois place consécutives sous les ordres de Bihel puis Renard, l'AJJB remporte le championnat régional en 1955 avec le retour du premier sur le banc ajibiste. Le club, premier ex æquo avec l'ASJ Châteaudun, est sacré champion grâce à une meilleure différence de but. En fin de saison, l'équipe remporte aussi la Coupe du Centre, réalisant le doublé, contre l'OC Orléans (2-0).

Quinze ans en CFA (1955-1970) Pour sa première saison en CFA, l'AAJ Blois se maintient à trente minutes de la fin du dernier match contre Quimper. Si en championnat, la saison est compliquée, l'équipe réalise un bon parcours en Coupe de France. Le groupe de Bihel se hisse jusqu'en seizième-de-finale après avoir éliminé le FC Nantes au tour précédent. Le à Blois, devant une affluence considérable, les professionnels nantais sont vaincus par 3 buts à 2 après prolongation, notamment grâce à un doublé de Bihel. En , au Mans contre Angers, alors l'un des meilleurs clubs de seconde division, les Ajibistes s'inclinent (6-3).

À l'été 1956, Louis Gabrillargues prend le relai de Bihel sur le banc ajibiste. Comme la première, cette saison 1956-1957 voie l'équipe se maintenir lors du dernier match, contre La Berrichonne de Châteauroux. S'enrichissant au cours des ans de nouveaux éléments, l'équipe se hisse au niveau des meilleures, terminant septième en 1958.

La saison 1959-1960, de retour dans la poule Ouest après un passage d'un an au Nord, le club blésois connaît à nouveau un -de-finale en Coupe de France mais s'incline face au Stade français (6-1). Cela avant d'obtenir la troisième place de sa poule de CFA 1960-1961. La saison suivante est semblable : l'équipe joue les premiers rôles jusqu’à la moitié de la compétition mais, après une fin de la saison moins brillante, termine troisième ex æquo (quatrième à la différence de but). Derrière l'Arago en championnat, les joueurs le battent en finale de Coupe du Centre (2-0).

Eduardo Di Loreto prend l'équipe en 1963 mais est qualifié tardivement. Une fois à la tête de l'équipe, celle-ci améliore ses résultats et obtient une cinquième place finale. Di Loreto ne pouvant rester, Karel Michlowski obtient des résultats encore meilleurs avec le renfort de joueurs comme Julien Buge. La première année se termine en deuxième position. Placé dans le groupe Centre en 1965-1966, l'équipe doit à nouveau attendre la dernière journée du championnat pour assurer son maintien. À cette période, les jeunes Menoury, Peigné et Boussa renforcent le groupe.

À l'été 1966, Joseph Donnard arrive au club et est nommé entraîneur-joueur. Sa première saison est un succès avec une quatrième place finale après avoir longtemps lutté pour la première place avec Laval. Après une saison 1967-1978 de transition au sein de l'effectif, l'équipe termine second ex æquo, battus à la différence de buts. Au cours de la saison 1969-1970, l'AAJB coince en demi-finale du championnat de France amateur. Un parcours qui lui assure cependant la montée après avoir conquis le titre dans son groupe Ouest devant La Berrichonne de Châteauroux et le Stade brestois, bien que les trois équipes montentRéforme des compétitions en fin de saison oblige, les trois premiers de chaque groupe sont promus en D2 désormais "open", c'est-à-dire ouverte aux clubs professionnels et amateurs..

Deux périodes en D2 (1970-1982) Dans la foulée de leur exploit, les hommes dirigés par Roger Meerseman et son adjoint Yves Moknachi fêtent l'ascension par une épopée en Coupe de France. L'équipe atteint les quarts-de-finale, sorti par l'Olympique de Marseille. Une victoire sans appel pour les Marseillais, 13-3 au total des deux matches, dont un 9-1 au stade Vélodrome. En championnat, l'équipe du Loir-et-Cher assure son maintien durant trois ans. René Ferrier est recruté à l'été 1973 et l'équipe se sauve de justesse ( sur 18) sans toutefois avoir été relégable. Si le contrat est rempli (le maintien), l’expérience n'est pas renouvelée et Jean-Louis Coustillet prend la relève. Les Blésois finissent avant-dernier du groupe B en 1974-75, impliquant un retour à l'échelon inférieur.

Il retrouve le CFA et le groupe Centre-Ouest pendant trois saisons conclues par deux troisièmes places puis un second titre de champion de D3 en 1977-1978, avec José Lopez à la tête de l'équipe en tant qu'entraineur-joueur.

Le nouveau promu signe son retour en D2 avec l'arrivée d'un jeune entraîneur-joueur, Robert Dewilder. L'exercice 1978-1979 est éprouvant avec une bataille toute la saison pour ne pas finir dans les trois derniers et une place finale de quinzième, sept points devant le premier relégable. Dewilder raccroche alors les crampons et se cantonne à son rôle sur le banc. Pour sa première année uniquement en tant qu'entraîneur, Robert et Blois avec Frédéric Dobraje dans les buts luttent encore pour ne pas descendre à l'échelon inférieur et se sauvent en finissant à la treizième place avec seulement quatre points qui les séparent du premier relégable. Même avec l'expérimenté Alain Merchadier, la saison 1980-1981 est tout aussi difficile et voit Dewilder et sa troupe finir douzième assurant son maintien grâce à trois petits points d'avance sur la zone rouge. À l'été 1981, le Franco-Argentin Pancho Gonzalès devient le nouvel entraîneur de l'Amicale. L'AAJB termine cette saison 1981-1982 à la dernière place du classement avec seulement six victoires au compteur et quitte pour la dernière fois la deuxième division, n'ayant pu s'adapter au jeu voulu par l'entraîneur.

Chute en Division d'Honneur (1982-1990) En D3, le budget est revu à la baisse. L'entraîneur est débarqué et le capitaine espagnol Antonio Lorenzo devient entraîneur-joueur à 30 ans. À la suite de ce retour en Division 3 bon nombre de joueurs quittent le club, parmi eux : Denis Goavec, Francis Tisiot ou encore le malien Moussa Traoré. L'espagnol Antonio Lorenzo prend la gestion de l'équipe qui, démobilisée, évolue dans le groupe Centre-Ouest et se maintient difficilement la première saison. Avant d'être relégué lors de l'exercice 1983-1984. Lopez quitte alors ses fonctions.

Les blésois découvrent la Division 4 et, après deux saisons de sursis à finir premier non-relégable de leur groupe, l'AAJB retourne au niveau régional à l'issue de l'exercice 1986-1987.

L'AAJ est de retour en Division d'Honneur 33 ans après, et les rouge et jaune finissent à la , en milieu de tableau, sous les ordres de Mohamed Lekkak. L'exercice suivant voit une re-mobilisation autour du club et une place de vice-champion à la clé. La récompense vient en 1989-1990 avec un second titre régional pour l'AAJ Blois et un retour en D4.

Remontée et descente en DHR (1990-1999) L'AAJB se voie refuser la montée dès la première saison au profit de l’Amicale de Lucé à cause de la différence de but (+11 contre +14). Norbert Boucq prend ensuite la gestion de l'équipe. S'ensuivent trois saisons sans saveurs se terminant dans la première partie de tableau (, et ) à dix points de la montée chaque année.

En 1993, Blois intègre le nouveau National 3, qui correspond à une descente de quatrième à cinquième divisionEn 1993, dans le cadre de la réorganisation hiérarchique de la FFF, le Championnat de France de National 3 est créé pour s'insérer entre les ligues régionales et le nouveau championnat de National 2, créé au même moment pour succéder au championnat de D4.. En N3, l'équipe est dans la continuité des exercices précédents avec une place en milieu de tableau à 10 points de la montée. Le club blésois termine la saison 1994-1995 de N3 avant dernier et retourne en DH Centre.

Dirigée par Alain Larvaron lors de la première saison, celle-ci se termine sur une . La suivante, par une mais seul le champion est promu. La suite est moins glorieuse avec une en 1997-1998 puis une synonyme de relégation en (2nd échelon régional), plus bas niveau jamais atteint, en 1999.

Fusion AAJ et US Blois (1999)

En 1984, l'Union sportive de Blois est fondée par d'anciens joueurs de l'AAJB devenus éducateurs d'équipes de jeunes. Alain Charlot, Jean-Pierre Dulac, Alain Fontaine et Jean Gautier et de nombreux licenciés rejoignent le nouveau club. déclare Charlot. L'US Blois remporte la division du Loir-et-Cher en 1993 mais n'atteint jamais la Division d'Honneur en quinze ans d'existence.