Sénaillac-Latronquière (Senalhac de la Tronquièra en occitan), autrefois Sénaillac-Sainte-Cécile, est une commune française située dans le nord-est du département du Lot, en région Occitanie. Elle est également dans le Ségala lotois, une région naturelle constituant la frange occidentale de la Châtaigneraie et le pendant lotois du Ségala aveyronnais et tarnais.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cayla, le Tolerme et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le bassin de la Dordogne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Sénaillac-Latronquière est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1793. Ses habitants sont appelés les Sénaillacois ou Sénaillacoises.

Géographie Localisation Commune située dans le Ségala lotois (Massif central) sur l'ancienne route nationale 653 entre Lacapelle-Marival et Sousceyrac.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Latronquière à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...

La commune fait partie de la zone de transition du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en ...

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. est recensée sur la commune. : la « vallée du Cayla, bois du Grand Communal et de la Luzette » (), couvrant dont une dans le Cantal et six dans le Lot. et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le « bassin de la Bave » (), couvrant dont une dans le Cantal et 21 dans le Lot..

Urbanisme Typologie Au , Sénaillac-Latronquière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (74 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (76,2 %), forêts (21,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Sénaillac-Latronquière est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Sénaillac-Latronquière est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de , aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Sénaillac-Latronquière. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain, chapitre Mouvements de terrain..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 19 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 12 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Sénaillac-Latronquière est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Toponymie Le toponyme Sénaillac-Latronquière, d'origine gallo-romaine, est composé de Sénaillac qui est basé sur l'anthroponyme Senilius ou Sanilius dérivé de Sanus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Latronquière est le nom du village voisin..

Histoire

Il semble que Sénaillac fut l'une des trois premières paroisses du Ségala avec Gorses et Sousceyrac datant toutes trois du . Les dites paroisses sont organisées dès leurs fondations autour de prieurés. À Sénaillac ce fut un prieuré Notre-Dame et Sainte-Cécile et son annexe Sainte-Marie-Magdeleine. L'orphelinat L'orphelinat de Sénaillac fut établi dans une maison bourgeoise du se situant sur un monticule à la sortie du bourg, en direction de Latronquière. Cette maison appartenait à M. Bex de Sousceyrac, qui n'ayant pas d'enfants, avait chargé l'évêque de Cahors d'y installer une œuvre de bienfaisance. Ce qu'il fit en y établissant une filiale de l'orphelinat de Quézac (Cantal) administrée par des religieuse spéciales sous la direction de l'abbé de Quézac de l'époque. La maison de M. Bex était surnommée autrefois « le Château » parce qu'elle fut bâtie sur l'emplacement d'un ancien château.

Seconde Guerre mondiale L'abbé Cambou, curé de Sénaillac à cette époque, fut le premier résistant de la commune et fut signalé à « Timo », chef des maquisards de la Luzette, prenant le surnom de « Lieutenant Gérard ». Il fut le point de chute, soit la boite postale qui recevait et distribuait la correspondance des maquisards du Haut-Ségala. Il était également l'aumônier militaire auprès du lieutenant-colonel Robert Noireau qui avait un poste de commandement occasionnel à Sénaillac, au hameau du Périé. M. Lafon l'hébergeait avec le commandant Piéton.

C'est sur la commune de Sénaillac qu'eurent lieu les premiers parachutages d'armes et d'officiers anglais dans le Lot. Ils étaient destinés aux premiers maquisards venus, fin 1942, au bois de La Font Belle (Saint-Saury) puis à la Luzette. Ils devaient avoir lieu d'abord dans le Grand-Communal (Sousceyrac) alors déboisé, mais les trois feux demandés par la radio de Londres ne furent pas allumés, l'avion tournoya dans la nuit du 4 au . Les aviateurs aperçurent des lumières aux villages de Pratoucy (Sénaillac) et Belcamp (Sousceyrac). Entre ces deux villages, ils lâchèrent le container d'armes, l'officier et le soldat ordonnance. L'officier se fractura plusieurs côtes en atterrissant sur un gros châtaignier du maire de Sénaillac, M. Frégeac, tout près de sa maison. Une fois guéri, cet officier œuvra pour la Résistance à Sousceyrac et Latronquière jusqu'au jour où il fut raflé le comme des milliers de Ségalins. Il fut déporté aux Sudètes en Allemagne et ensuite rapatrié en Angleterre à la fin de la guerre.

Politique et administration Liste des maires Jean Lascombes, maire en 1799 JF Simon Lascombes de Laroussilhe, maire de 1807 à 1813, puis de 1821 à 1826

Population et société Démographie vignette|Fête votive de Sénaillac au début du XXe siècle.

Économie Emploi