Jean-Baptiste Joseph Delecloy, né le à Lucheux (généralité d'Amiens, actuel département de la Somme), mort le à Amiens, est un homme politique de la Révolution française, du Consulat et du Premier Empire.
Entre 1792 et 1804, il est député de la Somme à la Convention nationale, où il vote la mort avec sursis de Louis XVI et où il siège au Comité de sûreté générale, au Conseil des Cinq-Cents, au Conseil des Anciens puis au Corps législatif.
Biographie Son père, Jean-Baptiste Delecloy, époux de Marie Marguerite Leclerq, est chirurgien.
Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Jean-Baptiste Joseph Delecloy, alors juge de paix à Doullens, est élu député du département de la Somme, le douzième sur treize, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort ; il se prononce contre l'appel au peuple mais en faveur du sursis à l'exécution de la peine : Je prononce la mort contre Louis, et le sursis, jusqu'à la signature de la paix, sauf à faire exécuter la peine, si l'ennemi paraît sur les frontières ; mon vote est indivisible. Le 13 , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Le 5 juin, Jean-Baptiste Joseph Delecloy signe, aux côtés de huit de ses collègues députés de la Somme, une protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin 1793. Jean-Bon Saint-André (député du Lot), membre du Comité de Salut public, dénonce cette protestation mais les signataires ne sont pas inquiétés.
Sous la Convention thermidorienne Après la chute de Robespierre, Jean-Baptiste Joseph Delecloy adhère à la réaction thermidorienne.
Le 16 ventôse an III (le 6 mars 1795), Jean-Baptiste Joseph Delecloy est élu membre du Comité de sûreté générale. Lors de l'insurrection du 1er prairial an III (20 mai 1795), aux côtés de Jean-François Delmas (député de Haute-Garonne) et de Louis Legendre (député de la Seine), il commande la colonne de la section Lepeletier qui défend la Convention contre les insurgés.
Mandat aux Cinq-Cents et aux Anciens Sous le Directoire, Jean-Baptiste Joseph Delecloy est réélu député de la Somme et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le 20 mai 1797).
Lors des élections législatives de 1798, Jean-Baptiste Joseph Delecloy est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Son élection est validée par la loi du 22 floréal an VI (11 mai 1798).
Le 2 vendémiaire an VIII (le 24 septembre 1799), il est élu secrétaire aux côtés de Jean-André Barrot (député de la Lozère), de Joseph-Marie Gaudin (député de la Vendée), d'Étienne-Jean Lejourdan (député des Bouches-du-Rhône) sous la présidence de Joseph Cornudet des Chaumettes (député de la Creuse).
Mandat au Corps législatif Jean-Baptiste Joseph Delecloy adhère au coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799). Le 4 nivôse an VIII (le 25 décembre 1799), il est désigné membre du Corps législatif par le Sénat conservateur jusqu'en 1804.
Sources
Catégorie:Juge de paix français Catégorie:Naissance en avril 1747 Catégorie:Naissance dans la province de Picardie Catégorie:Décès en décembre 1807 Catégorie:Décès à Amiens Catégorie:Député au Corps législatif Catégorie:Député de la Somme Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Membre du Conseil des Anciens Catégorie:Décès à 60 ans