La marche des femmes sur Washington ( en anglais) est un rassemblement politique ayant eu lieu le à Washington, D.C., pour promouvoir les droits des femmes, la réforme de l'immigration, et la question des droits LGBT, et pour répondre aux inégalités raciales, aux problèmes des travailleurs, et aux problèmes environnementaux. Des événements frères ont également lieu dans d'autres villes à travers le monde..
Le mouvement aurait rassemblé des centaines de milliers de personnes à Washington.. À Chicago, personnes se sont rassemblées ; à Boston, personnes ont pu être comptées. auraient été présentes à Paris.
Les marches ont été organisées tout autour du monde, avec 408 marches signalées aux États-Unis et 168 dans d'autres pays.
En , les organisateurs de la Marche des femmes de Washington ont annoncé dissoudre leur groupe, sur fond notamment d'accusations d'antisémitisme ou de complaisance vis-à-vis de l'islam radical.
Déroulement La marche organisée comme un , survient le lendemain de l'inauguration du nouveau président des États-Unis Donald Trump.. Elle vise à faire savoir, fermement, à la nouvelle administration, pour son premier jour ouvré, et au monde, l'idée que les droits des femmes sont des droits humains.. La marche sur Washington D.C. est diffusée en direct sur YouTube..
Organisatrices thumb|150px|left|Dolores Huerta en 2016. thumb|Harry Belafonte.
Les quatre coprésidentes sont Tamika Mallory (organisatrice politique et ancienne directrice exécutive de ), Linda Sarsour (directrice exécutive de l'), Carmen Perez (directrice exécutive du groupe ) et Bob Bland (styliste qui se concentre dans la fabrication éthique). Vanessa Wruble, cocréatrice et coprésidente d'OkayAfrica, occupe la place de responsable des opérations de campagne. Angela Davis, Gloria Steinem, Harry Belafonte, LaDonna Harris et Dolores Huerta, quant à eux, sont coprésidents honoraires.
Personnalités participantes La liste des célébrités ayant participé à l'une des manifestations organisées inclut.
Lieux
Des marches sœurs (« » en anglais) ont été organisées dans les 50 États des États-Unis et à Porto Rico, ainsi que dans 55 villes mondiales telles que Tokyo, Sydney, Nairobi, Paris et Bogotá. Dans la matinée, des manifestants défilaient à Amsterdam, Bangkok, Berlin, Delhi, Londres, Mexico, Paris, ainsi que dans d'autres villes.
États-Unis
Dans le monde
Au Cap, des femmes se sont rassemblées, pour une marche de solidarité avec les manifestants de Washington.
En Allemagne, on a enregistré sept marches en relation avec la de Washington, dont Berlin, Bonn, Düsseldorf, Francfort-sur-le-Main, Heidelberg et Munich. La police a estimé à environ manifestants à la marche de Francfort et 800 à celle d'Heidelberg.
Au moins trente personnes ont voyagé à (Antarctique), pour participer à la , surlignant les problèmes environnementaux qui affectent le climat de l'Antarctique.
et Les toutes premières marches se sont déroulées en Australie et en Nouvelle-Zélande. À Sydney, manifestants se sont rassemblés à Hyde Park. Des supporters australiens de Donald Trump ont écrit dans le ciel « TRUMP » pendant la manifestation. Environ personnes ont manifesté à Melbourne. À Auckland (Nouvelle-Zélande), plus de manifestants ont défilé.
À Bruxelles, une veillée aux chandelles appelée a été organisée à la place de la Monnaie. Ce rassemblement est en lien avec la .
Plus de trente événements ont été organisés à travers le Canada dont au moins vingt en Colombie-Britannique. À Toronto, il y avait environ manifestants (selon les organisateurs). et à Vancouver . Environ étaient présentes à Montréal..
Des centaines de Canadiens ont voyagé à Washington pour participer à la manifestation.
À Séoul, un millier de manifestants se sont rassemblés et ont défilé dans la neige pour envoyer des messages à propos des droits des femmes et des droits de l'homme.
La police a estimé à le nombre de personnes ayant défilé à Copenhague de l'ambassade américaine au siège du Parlement danois à Christiansborg.
À Paris, environ se sont rassemblées Place du Trocadéro pour une marche de solidarité avec les manifestants de Washington..
Des manifestants se sont également rassemblés pour les droits des femmes à Bordeaux, Marseille, Toulouse et Montpellier. thumb|Défilé de la Women’s March à Paris.
Des manifestants se sont aussi groupés en Grèce.
Des marches de solidarité contre le viol et avec la de Washington ont pris place dans plus de 20 villes indiennes, dont Bangalore, Calcutta et New Delhi. Les marches ont aussi utilisé le hashtag #IWillGoOut.
À Dublin, des milliers de personnes se sont rassemblées.
À Reykjavik, environ sont sorties de chez elles pour manifester en solidarité avec la de Washington.
Des manifestants se sont rassemblés à l'extérieur du Panthéon à Rome. Parmi leurs messages, il y avait et .
Environ 650 personnes ont défilé dans le parc d'Hibiya à Tokyo, beaucoup plus que les 150 personnes prévues. L'événement a été organisé par Erica Summers.
Des centaines de manifestants ont défilé dans la forêt de Karura à Nairobi.
Des manifestants se sont aussi rassemblés au Kosovo.
À Mexico, une manifestation a été organisée par l'ambassade américaine, suivie par une grande marche, manifestant contre le président Donald Trump, contre le président mexicain Enrique Peña Nieto, qui n'a que 12 % d'opinion favorable, et pour l'égalité des genres et les droits des femmes.
À Amsterdam, personnes se sont rassemblées pour une marche de solidarité avec les manifestants de Washington.
Des manifestants se sont rassemblés en République tchèque.
thumb|La foule écoutant un orateur à une marche sœur à Liverpool (Angleterre).
Une marche s'est produite à Londres, où presque manifestants ont défilé sur . Des marches se sont aussi déroulées à Belfast, Bristol, Cardiff, Édimbourg, Lancaster, Leeds, Liverpool et Manchester.
À Stockholm, des milliers de manifestants, dont la plupart sont des femmes, se sont regroupés à Norrmalmstorg pour une marche de solidarité avec les manifestants de Washington.
À Genève, une foule de manifestants s'est rassemblée pour une marche de solidarité avec les manifestants de Washington..
Controverses Asra Q. Nomani, dans le New York Times, a montré les liens financiers qui existaient entre le milliardaire George Soros et plus de 50 « partenaires » de la Marche des Femmes. Posant la question du caractère réellement « spontané » de cette manifestation, la journaliste et féministe américaine avance que cette marche de protestation présentée comme une « marche des femmes » est avant tout une marche des femmes qui sont anti-Trump Billionaire George Soros has ties to more than 50 ‘partners’ of the Women’s March on Washington, nytlive.nytimes.com, 20 janvier 2017.. Fervent soutien d'Hillary Clinton, dont il est l'un des plus importants donateurs pendant la campagne électorale américaine, George Soros s'investit très activement contre Donald TrumpA Davos, George Soros étrille Donald Trump, tdg.ch, 20 janvier 2017..
Durant la manifestation de Washington, une tribune a été offerte à Donna Hylton, une activiste qui a été condamnée pour avoir kidnappé, violé, torturé et assassiné un homme en 1985..
Trois semaines avant la marche, des messages publiés sur les comptes Instagram et Facebook de l'évènement créent des dissensions parmi certaines futures participantes. Une activiste noire et administratrice du compte Instagram enjoint aux « alliées blanches » « d'écouter plus et de parler moins », leur expliquant comment combattre le racisme. Sur Facebook est publiée une citation de la féministe noire bell hooks : . Certaines participantes estiment ne plus se sentir bienvenues et décident d'annuler leur venue. Linda Sarsour, l'une des organisatrices de la marche, revendique l'accent ainsi mis sur la situation des minorités : ...
Complaisance avec l'islam radical La Women's March a été critiquée dans certains médias conservateurs pour ses contradictions et sa complaisance avec l'islam intégriste. Dans une tribune pour le Herald Sun, la journaliste Rita Panahi évoque la « vacuité du féminisme moderne », en notant que les préoccupations et les revendications affichées lors de la marche sont éloignées du combat pour les droits des femmes initialement annoncé. Elle souligne . Elle ajoute que Linda Sarsour, l'une des principales organisatrices de la marche, est connue pour défendre le régime d'Arabie saoudite et pour être en faveur de la loi de la charia..
L'essayiste française Fiammetta Venner fait un constat similaire : elle rappelle que Linda Sarsour soutient des théories conspirationnistes sur les États-Unis, que la famille de celle-ci a des liens avérés avec le Hamas et que l'association CAIR, qui avait été invitée à prendre la parole, milite pour un islam politique et a été placée sur la liste des organisations terroristes par les Émirats arabes unis. Critiquant l'attitude de certaines manifestantes encourageant des marcheuses à porter le voile, Venner dénonce aussi, à l'instar de l'écrivaine égyptienne Mona Eltahawy, l'utilisation faite du hijab comme d'un « symbole de résistance » : des affiches réalisées par Shepard Fairey, représentant une femme vêtue d'un hijab aux couleurs du drapeau américain, auraient mis de nombreux musulmans libéraux « mal à l'aise » en excluant ..
Les organisatrices se sont vu reprocher de ne pas avoir inclus Hillary Clinton sur la liste des personnalités d'honneur. En outre, le Daily Mail remarque que cette liste comprenait Yuri Kochiyama, une activiste controversée ayant fait part en 2003 de son admiration pour Oussama ben Laden..
Dissolution En , les organisateurs de la Marche des Femmes de Washington ont annoncé dissoudre leur groupe pour protester contre les liens existants entre quatre leaders de la Marche avec Louis Farrakhan, un conférencier antisémite. Bob Bland, Tamika Mallory, Carmen Perez et Linda Sarsour avaient été appelées à démissionner., et étaient elles-mêmes accusées par une enquête du magazine Tablet d'avoir tenu à plusieurs reprises des propos antisémites.. Une activiste de la Marche des Femmes déclare aussi avoir été la cible d'attaques de Mallory et Perez et évincée du groupe en raison de ses origines juives. Women’s March Roiled by Accusations of Anti-Semitism, nytimes.com, 23 décembre 2018.
Le même mois, les organisateurs de la Marche des Femmes de Californie ont décidé d'annuler l’événement car il a été jusque là « massivement blanc », manquant de « représentativité »..
Notes et références
Annexes
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