Buzet-sur-Baïse (Busèth en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Buzet-sur-Baïse est une commune rurale qui compte en . Elle fait partie de la communauté de communes Albret Communauté. Ses habitants sont appelés les Buzéquais et BuzéquaisesNom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 10 mai 2012..

Géographie Localisation

La commune se situe sur la rive gauche de la Garonne à de la confluence de la Baïse avec le fleuve, au cœur de la moyenne Garonne, région géographique du bassin aquitain définie par le géographe Pierre Deffontaines.

La commune () s'étend sur trois terroirs : la terrasse (où se trouve le village), le coteau (qui surplombe la terrasse à l'ouest et qui est soit boisé, soit planté de vignes) et la "plaine" (la vallée inondable de la Baïse et de la Garonne), à l'est.

Buzet-sur-Baïse se situe au croisement de plusieurs micro-régions géographiques : la vallée de la Garonne, l'extrémité nord des collines de Gascogne et l'extrémité est de la forêt des Landes. Le terroir de la terrasse et du coteau est particulièrement propice à la culture de la vigne alors que les terres de la vallée sont occupées par des cultures de fruits et légumes et de céréales (maïs). vignette|Vendanges à l'ancienne à Buzet-sur-Baïse.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prayssas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Buzet-sur-Baïse est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (31,4 %), cultures permanentes (24,6 %), zones agricoles hétérogènes (23,9 %), forêts (11,2 %), zones urbanisées (3,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,3 %), prairies (1,9 %), mines, décharges et chantiers (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Risques majeurs Le territoire de la commune de Buzet-sur-Baïse est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue à débordement lent de cours d'eau, notamment la Garonne, le Canal latéral à la Garonne et la Baïse. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1990, 1992, 1999, 2009, 2014, 2019 et 2021, chapitre Risque inondation..

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des glissements de terrain et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune..

vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Buzet-sur-Baïse. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (91,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1991, 2003, 2009 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2018.

Risque technologique La commune est en outre située en aval des barrages de Grandval dans le Cantal et de Sarrans en Aveyron, des ouvrages de classe A. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Buzet-sur-Baïse est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments..

Toponymie Le sens du toponyme « Buzet » demeure assez obscur. Certains le rattachent au latin bucetum, désignant un pacage pour les bœufs, ou au latin buxum (bois ou buis). D'autres à l'occitan bosa (bouse) ou enfin à une dérivation d’un mot germanique désignant une gouttière, ou un petit canal (buse) ; c’est cette origine qui est privilégiée par J. Herbillon. pour le nom de Buzet sur la commune de Floreffe en Belgique wallonne.

Pour E. Nègre., le toponyme Buzet pourrait dériver d’un nom de personne germanique, Bositto. Mais pour le Buzet de Pont-à-celles (Belgique), J. Herbillon pense qu’il dérive de Bullitiacum, la propriété de Bullitius (un document de 980 mentionne le nom de Bulien).

En ce qui concerne Buzet-sur-Baïse, l’origine sylvestre et donc latine pourrait être la plus probable, compte tenu de l’implantation des premières occupations humaines de l’époque romaine puis médiévale. C'est d'ailleurs cette origine qui semblerait correspondre aux six hameaux de communes du Sud-Ouest portant le nom de Buzet. Par conséquent, si cette étymologie peut-être privilégiée toutes les hypothèses restent ouvertes..

Histoire Le site de Buzet a été occupé depuis la période préhistorique. À l’époque romaine des villae (exploitations agricoles) étaient réparties sur la terrasse.

Au Moyen Âge, un bourg s’est développé autour du château, sur l’éperon rocheux qui domine la vallée du ruisseau de Bénac et la vallée de la Baïse. Il y avait plusieurs châtelains (des co-seigneurs) qui possédaient chacun un bâtiment : pour l’un il reste la tour dans le parc du château actuel et pour l’autre un château à l’origine de type « gascon » qui correspond au corps de logis situé entre les deux tours du .

À la fin du Moyen Âge, il n’y avait plus qu’un seul seigneur qui a modernisé le château en lui ajoutant les deux tours puis une autre tour-escalier sur la façade sud et au deux ailes aujourd’hui disparues. Ce sont les familles Flamarens, Beaumont puis Noailles qui jusqu’en 1929 ont occupé le château de Buzet (actuellement propriété de la Cave des Vignerons de Buzet).

Vraisemblablement à partir de la fin des guerres de religion, le petit hameau de vignerons situé au bord du ruisseau de Bénac (ruisseau de la Paix) s’est développé. Le bourg de Lagravère est progressivement devenu plus peuplé que le bourg du haut qui fut abandonné entre 1830 et 1860. Les châtelains ont d’ailleurs racheté toutes les maisons qui restaient ainsi que l’ancien hôtel de ville et l’église paroissiale pour créer un superbe parc paysager.

Les Buzéquais ont développé Lagravère en y bâtissant un nouvel hôtel de ville (1838), un presbytère (1858) et une église (terminée en 1858 et consacrée en 1862). C’est donc un village-rue aux maisons assez simples datant pour la plupart du . Le creusement du canal latéral à la Garonne (inauguré en 1856) a quelque peu modifié le paysage de Buzet mais a surtout permis le développement des activités commerciales déjà importantes grâce à la Baïse.