André Weil-Curiel, né le à Paris et mort le à Paris, est un avocat, résistant, conseiller municipal socialiste, puis non-inscrit de Paris ( arrondissement) de 1959 à 1965.
Biographie André Weil-Curiel est né le à ParisWEIL-CURIEL, ANDRÉ. LE MAITRON. Dictionnaire Biographique. Mouvement Ouvrier. Mouvement Social. Université Paris 1..
A 17 ans, il est l'un des fondateurs du Groupe universitaire des Amis de l'Union soviétique et milite activement à la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste (LAURS).
Il milite aux Jeunesses socialistes, puis à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO).
Il est franc-maçon, inscrit à la loge Union des peuples.
Secrétaire général du Cercle des étudiants de la Ligue des droits de l'Homme, il est partisan de la réconciliation franco-allemande et participe à des rencontres de jeunes des deux côtés du Rhin. C'est dans le cadre de ces échanges qu'il se lie d'amitié en 1930 avec Otto Abetz, futur Ambassadeur de Hitler en France.
En 1935, Otto Abetz le fait entrer au Comité France- Allemagne. Reçu à Berlin par Abetz à l'occasion des jeux olympiques de 1936, Weil-Curiel transmet à Léon Blum une invitation indirecte de contact avec Hitler, l'intermédiaire de Blum pouvant être Yvon Delbos. Cette invitation reste sans suite.
En 1938, il adhére au Parti socialiste ouvrier et paysan de Marceau Pivert, et fait partie de sa commission administrative permanente. Il se prononce contre les accords de Munich.
La Résistance André Weil-Curiel est un des premiers à s'engager dans la France Libre en .
Le chef de cabinet du général, le lieutenant Hettier de Boislambert, lui confie la mission de dénombrer, recruter et organiser en France les Français favorables au général. Weil-Curiel rentre donc en France en . Il parcourt le pays, rencontrant des personnes d’horizons politiques différents, afin de les rassembler et de les orienter vers la France libre.
À la fin de l'année 1940, il rejoint le Réseau du musée de l'Homme avec Léon-Maurice Nordmann et Albert Jubineau, ayant fondé avec lui un groupe clandestin, Avocats socialistes.
Il participe à la manifestation du 11 novembre 1940 qui débute tôt le matin à quand André Weil-Curiel, Léon-Maurice Nordmann et Michel Edinger, membres du réseau du Musée de l'Homme, déposent devant la statue de Georges Clemenceau en bas des Champs-Élysées une gerbe . La gerbe est entourée d'un ruban tricolore et accompagnée d'une en carton d'un mètre de long, portant l'inscription « Le général de Gaulle à l'organisateur de la victoire ». La carte de visite et le ruban disparaissent au cours de la matinée, ainsi que les nombreux bouquets qui avaient été déposés près de la gerbe par des mains anonymes.
La suite de ses activités est moins bien connue et lui a attiré des soupçons. Le colonel Passy, chef du BCRA à l’époque (les services secrets gaullistes), rapporte dans ses mémoires que Boislambert ne tenait aucune archive et que lui-même ignorait la mission de Weil-Curiel. Au retour de celui-ci, il a considéré de bonne foi que Weil-Curiel n’avait pas eu de mission, ce qui aurait pu avoir pour lui de sérieuses conséquences, alors même que ses rapports adressés à la France libre étaient « remarquables ». Dans ses Mémoires, Roger Wybot indique que Weil-Curiel tutoyait Otto Abetz qui l'avait fait inviter aux Jeux olympiques de 1936 à Berlin et que "son cas est loin d'être transparent". Faisant part de ses doutes au général de Gaulle, celui-ci lui répond "- Wybot, ne me mettez pas une nouvelle affaire Dreyfus sur les bras !Roger Wybot et la bataille pour la DST (récit recueilli par Philippe Bernert), Presses de la Cité, 1975, p.59" Accueilli en suspect à son retour à Londres en , Weil-Curiel fut envoyé s'occuper des gaullistes du Pacifique d'abord en Nouvelle-Calédonie puis en Polynésie, où il contribue à la création du Bataillon Diu Pacifique, qui s'illustrera notamment à Bir-Hakeim / note : Broche, 1970/ , et où il rencontre sa femme.
Il a reçu la médaille de la Résistance françaisePar décret du 11 mars 1947, voir le site de l’Ordre de la Libération..
Conseiller municipal de Paris André Weil-Curiel est conseiller municipal socialiste, puis non-inscrit de Paris ( arrondissement) de 1959 à 1965Coup de cafard. L'EXPRESS.. Il fut, durant ces années, vice-président du Conseil Municipal de Paris. Œuvre André Weil-Curiel. Règles du savoir vivre à l'usage d'un jeune Juif de mes amis. Préface de Leon-Paul Fargue de l'Académie Mallarmé. Éditions du Myrte: Paris, 1945/weillcur.fargu.html André Weil-Curiel. Règles du savoir vivre à l'usage d'un jeune juif de mes amis. Paris, 1945., republication aux éditions Fario, collection Théodore Balmoral, (avec la préface de Léon-Paul Fargue et une note bio-bibliographique de Thierry Bouchard), . André Weil-Curiel. Le Temps de la honte. Éditions du Myrte: Paris, 1945-1947 Cornick & Morris, 1993, .. Titres des trois volumes: I. jour se lève à Londres () ; II. Éclipse en France () ; III. Un voyage en enfer (). André Weil-Curiel & Raymond Castro. Spoliations et restitutions. Paris, 1945André Weil-Curiel & Raymond Castro. Spoliations et restitutions, 1945.
Bibliographie André Weil-Curiel, « Les Contours du gaullisme », Le Monde, John M. Sherwood. Georges Mandel and the Third Republic. Stanford University Press, 1970 , John M. Sherwood, Georges Mandel and the Third Republic, 1970, . Martin Cornick & Peter Morris. The French Secret Services. Transaction Publishers, 1993 , Eugen Joseph Weber. The Hollow Years: France in the 1930s. W.W. Norton & Company, 1996 , Eugen Joseph Weber. The Hollow Years: France in the 1930s, 1996, , note 30. Nicholas Atkin & Frank Tallet. The Right in France: From Revolution to Le Pen. I.B. Turus, 2003 , Gilbert Michlin. Of No Interest to the Nation: A Jewish Family in France, 1925-1945. Wayne State University Press, 2004 , Gilbert Michlin. Of No Interest to the Nation: A Jewish Family in France, 1925-1945, 2004, . William Irvine. Between Justice And Politics: The Ligue Des Droits De L'Homme, 1898-1945. Stanford University Press, 2006 , Voir, William Irvine. Between Justice And Politics: The Ligue Des Droits De L'Homme, 1898-1945, 2006, . Julien Blanc. Au commencement de la Résistance. Du côté du musée de l'Homme 1940-1946. Le Seuil: Paris, 2010Julien Blanc. Au commencement de la Résistance. Du côté du musée de l'Homme 1940-1946. Voir, l'analyse de Joel Drogland dans La Cliothèque, lundi 8 novembre 2010, qui cite le rôle de Weil-Curiel. - François Broche, Le Bataillon des guitaristes, Paris, Fayard, 1970
-André Halimi, Chantons sous l'Occupation (documentaire), 1976.
- "André Weil-Curiel", Nécrologie (rédigée par E. Nessler), Revue de la France Libre'', n° 262, 2e trimestre 1988. mise en ligne sur le site de la Fondation de la France Libre https://francelibre.net/andre-weil-curiel/
Notes et références
Articles connexes Notre temps (1927-1940) René Sanson Valentin Feldman Manifestation du 11 novembre 1940 Albert Vigneau Résistance (mini-série)
Liens externes
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