Le Mas-d'Agenais est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne en région Nouvelle-Aquitaine.
Ses habitants sont appelés les MassaisNom des habitants du Mas-d'Agenais sur habitants.fr, consulté le 9 janvier 2012..
La commune présente une particularité sur le plan sportif ; malgré sa taille modeste, elle héberge un club formateur du rugby à XIII français jusqu'en 2023. Géographie vignette|Maisons surplombant la halte nautique sur le canal.
Localisation Le Mas-d'Agenais est une commune de l'ouest du département de Lot-et-Garonne (entre Marmande et Tonneins) située en limite du Queyran sur la rive gauche de la Garonne. Bâti sur un site en terrasse, le bourg domine le canal latéral à la Garonne et la Garonne d'une vingtaine de mètres.
Communes limitrophes Le Mas-d'Agenais est limitrophe de six autres communes.
Géologie et relief Géologie Les terrains affleurant sur les terrasses sont des formations d'origines fluviatiles datant du quaternaire. La haute terrasse, qui prend sa plus grande ampleur au niveau de la commune, fait partie d'un ensemble plus vaste débutant aux abords de Puch-d'Agenais et se poursuivant vers Samazan. Datée du Pléistocène inférieur terminal, elle est formée d'un épais épandage alluvionnaire (20 à ) de sable plus ou moins argileux jaunâtre à rougeâtre, feldspathique, et de graviers et gros galets de quartz et quartzite gris. La surface est recouverte par 1 à de limon beige-marron. Les minéraux lourds sont représentés surtout par andalousite, sillimanite et tourmaline. La phase argileuse se caractérise par l'association kaolinite-illiteCapdeville J.P., Turq A., Dautant A. Reginato A.(1996), Notice explicative, Carte géologique de la France (1/50 000), feuille Tonneins (877). Orléans : BRGM, 52 p. Carte géologique par J.P. Capdeville (1996), .. La moyenne terrasse (qui débute en amont de Damazan) est un ensemble alluvionnaire, daté du Pléistocène moyen, d'une épaisseur moyenne de . Elle est constituée, à la base, de sables jaune orangé grossiers, accompagnés de graviers et galets de 3 à , alors que le sommet voit apparaître des galets (10 à ) de quartz à patine jaunâtre et de quartzite. La surface est recouverte par un limon brun rougeâtre argilo-sableuxCapdeville J.P., Turq A., Dautant A. Reginato A.(1996), Notice explicative, Carte géologique de la France (1/50 000), feuille Tonneins (877). Orléans : BRGM, 52 p. Carte géologique par J.P. Capdeville (1996), .. La basse terrasse est un ensemble alluvionnaire composite plus récent. Il s'agit essentiellement d'alluvions à dominante limoneuse datées de l'Holocène. D'une épaisseur d'environ 3 à , elle a pour base () des sables fins gris clair micacés, surmontés par des silts grisâtres micacés légèrement plus foncés (). La partie supérieure est composée de d'argile limoneuse brun clair à brun plus foncé. Il existe également des alluvions actuelles, situées au niveau du lieu-dit "l'Ile" (extrême nord de la commune) à proximité immédiate du lit actuel de la Garonne. Composées de sables légèrement argileux micacés, gris à brun clair, entrecoupés de limons grisâtres, elles ont une épaisseur moyenne d'un mètre et demiCapdeville J.P., Turq A., Dautant A. Reginato A.(1996), Notice explicative, Carte géologique de la France (1/50 000), feuille Tonneins (877). Orléans : BRGM, 52 p. Carte géologique par J.P. Capdeville (1996), ..
Les talus présentent des terrains affleurants plus divers tant par leur chronologie que par leur formation. En ce qui concerne les talus dominant le lit majeur de la Garonne et les vallées de ses affluents, affleurent (en plus des dépôts alluvionnaires cités précédemment pour la terrasse haute et la terrasse moyenne) deux types de molasses datées de l'Oligocène inférieur : partie supérieure des molasses du Fronsadais et partie inférieure des molasses de l'Agenais.
Les molasses de l'Agenais affleurent sur la partie supérieure du talus de la terrasse haute entre le Pichagouille (à l'ouest) et le bourg du Mas-d'Agenais (à l'est). Les molasses du Fronsadais affleurent sur la partie inférieure du talus de la terrasse haute entre le Mayne (à l'ouest) et le bourg du Mas-d'Agenais (à l'est) ; elles affleurent également sur le talus de la terrasse moyenne en limite est de la commune au niveau de la station de pompage (lieu-dit Salomon). En ce qui concerne le talus reliant la terrasse haute à la terrasse moyenne, l'affleurement est constitué du même dépôt alluvionnaire que la terrasse haute. Cependant, sur les mètres avant la limite sud de la commune, le terrain affleurant est formé de colluvions issues des formations alluvionnaires et molassiques.
Topographie Le territoire communal est composé de trois ensembles d'inégales importance et altitude mis en contact par des talusInstitut Géographique National, Tonneins 1/25 000e, Carte topographique Série Bleue 1739 E, Paris, 2006..
À l'ouest de la commune, l'ensemble le plus vaste est également le plus élevé : il s'abaisse lentement du sud (altitude ) au nord (altitude ). Il s'agit de la partie orientale de la haute terrasseCapdeville J.P., Turq A., Dautant A. Reginato A.(1996), Notice explicative, Carte géologique de la France (1/50 000), feuille Tonneins (877). Orléans : BRGM, 52 p. Carte géologique par J.P. Capdeville (1996), . de la Garonne dont les limites sont la vallée de la Garonne (au nord), la vallée de l'Avance (à l'ouest), les collines en limites de la commune de Sainte-Gemme-Martaillac (au sud) et la moyenne terrasse de la Garonne (à l'est). Sur la commune du Mas-d'Agenais, les vallées de petits ruisseaux affluents de la Garonne (Mayne et Pichagouille) entaillent profondément sa partie septentrionale et individualisent des sous-ensembles : à l'ouest, entre Mayne (qui sert de limite communale avec Caumont-sur-Garonne) et Pichagouille, se trouve le plateau de Revenac ; à l'est, entre Pichagouille et le talus oriental, se situe le plateau de "Camparome haute"Nicolaï A., Le Mas d'Agenais sous la domination romaine et le cimetière gallo-romain de Saint-Martin, in Société archéologique de Bordeaux, tome 20, , 1895, consultable sur Gallica.
Séparé de ce premier ensemble par un talus rectiligne (orienté nord-sud) d'une trentaine de mètres de dénivelé, le deuxième ensemble, moins vaste, occupe le nord-est de la commune. Il s'agit d'une haute plaine (altitude supérieure à ) adoptant une forme grossièrement triangulaire et dont le village occupe le sommet nord. Ce deuxième ensemble, qui porte le nom de "plaine de Camparome" ou « Camparome basse », n'est finalement que l'extrémité occidentale de la moyenne terrasse qui borde la Garonne depuis Damazan.
Également de forme triangulaire, le troisième ensemble, le plus petit et le moins élevé (altitude inférieure à ), occupe le nord-ouest de la commune. Il s'agit d'une partie de la basse terrasse formant le lit majeur de la Garonne (la bassure) reliée au premier ensemble par un fort talus (dénivelé d'une soixantaine de mètres). Ce dernier ensemble porte le nom de "plaine de Varennes"..
Pédologie D'un point de vue pédologique, il convient de différencier deux espaces différents. La haute terrasse, composée d'alluvions anciennes, porte des sols argilo-sableux, évoluant vers des types podzoliques et appartenant souvent à la catégorie des "boulbènes de terrasses". Ces terres, présentant un horizon limono-sableux surmontant un horizon d'accumulation imperméable, sont battantes et de fertilité inégale. La terrasse moyenne, formée d'alluvions modernes, porte des sols bruns, lessivés, profonds et riches, de valeur agricole élevéeMinistère de l'agriculture et de la pêche, Inventaire forestier national, Département de Lot-et-Garonne, inventaire 2000, ..
Hydrographie Le drainage hydrographique est imposé par l'axe principal de direction SE-NW constitué par la Garonne (dont le milieu du cours forme la limite nord de la commune). Les quatre kilomètres du fleuve qui concernent Le Mas-d'Agenais forment un segment presque rectiligne compris entre deux méandres de plaine alluviale (le premier, en amont, au niveau de la commune de Lagruère ; le second, en aval, au niveau de la commune de Caumont-sur-Garonne). Au niveau du territoire communal, le lit mineur du fleuve est d'une largeur moyenne comprise entre (amont) et (aval). Le chenal d'étiage est unique sauf à en aval du pont où un banc de galets (ayant une largeur maximale d'une cinquantaine de mètres) crée deux bras sur environ (le bras nord étant plus large et profond que le bras sud)Image satellitale sur Google maps..
Le débit moyen de la Garonne, au Mas-d'Agenais, est de /sMinistère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, Historique national des opérations de curage et perspectives, Rapport final, Annexe 1c : Synthèse hydraulique par grand fleuve : la Garonne , 2002.. Cependant, le fleuve ayant un régime pluvio-nival cela entraîne de hautes eaux en hiver et au printemps, des basses eaux en été et parfois en automneMinistère de l'agriculture et de la pêche, Inventaire forestier national, Département de Lot-et-Garonne, inventaire 2000, .. Seul l'extrême nord du territoire communal, situé dans le lit majeur du fleuve, est touché par le phénomène récurrent des crues de la Garonne. Pouvant avoir lieu de l'hiver jusqu'à la fin du printemps, ces inondations ou "aïgats"Deffontaines Pierre, Les Hommes et leurs travaux dans les pays de la Moyenne Garonne (Agenais, Bas-Quercy), Librairie Quesseveur, 2000, p. XXX . scandent l'histoire de la moyenne vallée de la Garonne. Les mieux documentées pour la communePréfecture de la Gironde, Plan de prévention du risque inondation. Aire élargie de l'agglomération bordelaise, secteurs Bordeaux Nord et Sud. Rapport de présentation, et 31. D'après Miquel J., Guide pratique d'estimation des probabilités de crue, Eyrolles 1984 et les travaux de Pardé M. sont : l'Aïgat de la San Barnabé, en ; l'Aïgat des Rameaux, en , avec un débit de /s au Mas-d'Agenais ; l'Aïgat de la Paour, en ; la crue de , avec un débit de /s au Mas-d'Agenais ; l'Aïgat de la Saint-Jean, en , avec un débit de /s au Mas-d'Agenais ; la crue de , avec un débit de /s au Mas-d'Agenais ; la crue de (ayant pour origine une grande crue du Lot), avec un débit de /s au Mas-d'Agenais ; la crue de mars 1930 (ayant pour origine une formidable crue du Tarn aggravée par le Lot), avec un débit de /s au Mas-d'Agenais ; la crue de , avec un débit de /s au Mas-d'Agenais ; la crue de , avec un débit de /s au Mas-d'Agenais ; L'extrême nord du territoire communal est protégé des inondations par une série de digues (les mattes) qui longent le cours du fleuve. Une deuxième série de digues complète ce dispositif en enserrant également les cours du Pichagouille et du Mayne. En effet, lorsque la Garonne est en crue, elle refoule l'eau de ses affluents vers l'amont provoquant par là-même leur crue.
Sur le territoire communal, la Garonne a comme affluents une série de quatre ruisseaux (plus ou moins temporaires) dont les plus importants, situés à l'ouest du village, sont le Pichagouille et le Mayne. Le nom de ce dernier a largement varié au cours des siècles : appelé Muing ou Maing au moins jusqu'au , il était connu sous le nom de Magne au début du .. De très courte longueur (le Pichagouille ne fait que et le Mayne )Site du Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau (Sandre)., ils prennent naissance sur la commune ou en limite immédiate. Pour atteindre la Garonne, leurs vallées entaillent profondément la partie nord du plateau sur lequel ils naissent.
Deux de ces ruisseaux servent de limites orientales et occidentales à la commune : à l'est, la Clousasse sert de frontière avec la commune de Lagruère ; à l'ouest, le Mayne sert de frontière avec la commune de Caumont-sur-Garonne.
Climat