Hachem al-Cheikh (en ), plus connu sous le nom de guerre de Abou Jaber (en ), né en 1968, à Maskanah, en Syrie, est un rebelle syrien, chef d'Ahrar al-Cham, puis de Hayat Tahrir al-Cham.

Biographie Hachem al-Cheikh naît en 1968Tahrir al-Sham: Al-Qaeda's latest incarnation in Syria, BBC, 12 février 2017., à Maskanah, une petite ville de l'est du gouvernorat d'Alep, en SyrieThomas Joseclyn, Hay’at Tahrir al Sham leader calls for ‘unity’ in Syrian insurgency, The Long War Journal, 10 février 2017.. Il est diplômé en génie mécanique à l'université d'Alep.

Selon des sources djihadistes, Abou Jaber aurait rejoint Al-Qaïda en Irak au début de la guerre d'Irak et aurait facilité le passage de combattants étrangers de la Syrie vers l'Irak.

Il est arrêté en 2005 et emprisonné à la prison de Saidnaya. Il est relâché par le régime le , au début de la guerre civile syrienne, ainsi que de nombreux leaders islamistesLuc Mathieu, «Je pourrais commettre un attentat en France», Libération, 12 octobre 2014..

Il rejoint les rebelles et combat d'abord au sein du Harakat Fajr al-Cham al-Islamiyya, puis du bataillon Moussab Ibn Omaïr, avant de rejoindre Ahrar al-Cham. En , après la mort d'Abou Khaled al-Souri, Abou Jaber lui aurait succédé à la tête des forces d'Ahrar al-Cham dans l'ouest du gouvernorat d'Alep.

Après la mort le de Hassan Aboud, le fondateur d'Ahrar al-Cham, Abou Jaber est nommé dès le lendemain pour lui succéderUn groupe rebelle islamiste syrien décimé par un attentat, Le Monde avec AFP et Reuters, 9 septembre 2014.Syrie: nouvelle direction après la mort des chefs d'un groupe rebelle, AFP, 10 septembre 2014.. Cependant il démissionne un an plus tard et Abou Yahia al-Hamawi, est élu à la tête d'Ahrar al-Cham le , après un vote de la choura du groupeAron Lund, Abu Yahia al-Hamawi, Ahrar al-Sham’s New Leader, Syrian Comment, 12 septembre 2015..

Idéologiquement, Ahrar al-Cham est tiraillé entre des courants « modérés » et « radicaux »Romain Caillet, Jihadistes proches d’Al-Qaïda et rebelles radicaux s’unissent pour former l’Organisation de Libération du Sham, Jihadologie, 29 janvier 2017.. Abou Jaber se place plutôt dans la tendance la plus radicale, il désapprouve les choix pris par la branche politique du mouvement de participer à des négociations avec le régime syrien et de coopérer avec l'armée turque dans le cadre de l'opération Bouclier de l'Euphrate. Bien qu'allié au Front al-Nosra, il déclare dans une interview à Al Jazeera qu'il désapprouve l'allégeance de ce groupe à Al-Qaïda. Le , Abou Jaber fait défection avec seize factions locales d'Ahrar al-Cham et fonde un nouveau groupe : Jaych al-AhrarGeorges Malbrunot, Entre djihad et Turquie, le dilemme des salafistes syriens, Le Figaro, 9 janvier 2017..

En , Abou Jaber prend la tête d'un nouveau mouvement formé par la fusion de l'ex-Front al-Nosra et de plusieurs groupes rebelles islamistes : le Hayat Tahrir al-ChamThomas Joscelyn, Al Qaeda and allies announce ‘new entity’ in Syria, The Long War Journal, 28 janvier 2017.. Cependant, Abou Jaber démissionne le , Abou Mohammed al-Joulani prend alors provisoirement la tête du groupeWassim Nasr, Syrie Abou Mohamad al #Joulani remplace Abou Jaber al-Cheikh à la tête de Hay'at Tahrir al_Cham #HTS, twitter, octobre 2017.Romain Caillet, Abu Muhammad al-Jolani prend (provisoirement) la direction de #HTS/#OLS (ex-#JAN/#AQ) après la démission de son Emir., twitter, octobre 2017.. Abou Jaber devient alors chef du conseil de la choura du groupe.

En , après le chute du régime Assad, il devient chef du district de Manbij..

Notes et références

Catégorie:Nom de guerre Catégorie:Chef rebelle de la guerre civile syrienne Catégorie:Membre d'Ahrar al-Cham Catégorie:Chef d'une faction armée islamiste