Roger Souchère, né le à Courbevoie et mort le , est un architecte et résistant français, membre de l'OCM et fondateur du réseau Cincinnatus.

Biographie Franc-maçonnerie Roger Souchère était franc-maçon, il fut initié le , passé le et élevé à la Maîtrise le .

Il occupa successivement les postes et rangs suivant : Trésorier entre 1926 et 1927. Deuxième Surveillant entre 1928 et 1929. Premier Surveillant entre 1930 et 1932. Installé dans la Chaire le . Vénérable Maître de « Confiance » n°25 entre 1929 et 1930. Il rejoint le Grand Collège Provincial de Neustrie en tant que Grand Archiviste Provincial en . Il est nommé Deuxième Grand Surveillant Provincial lors de la Tenue de la Grande Loge Provinciale du puis confirmé lors de celle du .

Il démissionne avec fracas le , avant de demander sa réintégration le .

Seconde Guerre mondiale Guerre de 1940

Roger Souchère est mobilisé lors de la bataille de France en tant que capitaine d’artillerie, l'issue du conflit voit le IIIe Reich l'emporter. Durant l'occupation de la France par les troupes allemandes, le pays est coupé en deux, avec la zone occupée, où il va animer des réseaux de Résistance à partir d', et la zone libre contrôlée par le régime de Vichy jusqu'au et l'invasion de cette zone par les troupes allemandes et italiennes lors de l'opération Anton.

Résistance « Participa en très activement à la création de la Résistance et anime divers mouvements. Fait usage de ses connaissances pour obtenir des résultats dans les domaines les plus divers : renseignements, fabrication d'engins, impression journaux, recrutement de patriotes, évasion de prisonniers. Grâce à son courage et son sang-froid empêche l'arrestation de nombreux camarades », déclaration du ministre des anciens combattants du , fiche de renseignements de Roger Souchère pour sa nomination au rang d'officier de la Légion d'honneur.

Il est capitaine des FFI, 18 région. Il est possible de consulter son dossier administratif de résistant, , en salle de lecture Louis XIV du château de Vincennes.

L'OCM , l'Organisation Civile et Militaire naît en zone occupée de deux groupes dirigés par Jacques Arthuys et Maxime Blocq-Mascart. Roger Souchère fait partie de la première direction et occupe le poste de chef d'état major sous les ordres de Jacques Arthyus, industriel et chef du mouvement.

L'OCM est décapitée avec l'arrestation de ce dernier le , il meurt en déportation en . Le réseau survit, Maxime Blocq-Mascart et le colonel Alfred Touny en reprennent la tête. La direction est reformée avec deux nouvelles recrues : Jacques-Henri Simon et Jacques Rebeyrol.

Roger Souchère aura fait partie de la direction d'un des organismes de Résistance les plus importants de la zone occupée. Ses réseaux auront donné aux services de renseignements de Londres de nombreuses informations, qui permirent aux armées alliées de préparer et de réaliser le débarquement de Normandie dans les meilleures conditions.

Cincinnatus

Il crée en parallèle le réseau Cincinnatus qui aidait des femmes et des hommes à franchir la ligne de démarcation. Il est arrêté le pour faits de résistance, peu avant Jacques Arthyus. Il est interné à la Santé puis à Fresnes avant d'être déporté en Autriche.

Déportation Roger Souchère, matricule , part de Compiègne le avec le transport I.93 en direction du camp de Mauthausen où il arrive le . Il fait partie des déportés de l'opération Meerschaum.

Lors de son parcours au sein du complexe concentrationnaire, il est affecté le au Kommando de Wiener Neudorf, camp annexe créé le et détaché du KL de Mauthausen. De nombreux prisonniers politiques y travailleront jusqu’au . Il est ensuite affecté au camp central de Mauthausen-Gusen, son appellation après l'été 1940, l’un des camps les plus durs et les plus meurtriers du système de concentration nazi.

Il est libéré du camp de Mauthausen le et est rapatrié à Annecy le . Il fait partie des libérations anticipées par la Croix-Rouge.

L'après-guerre La Seconde Guerre mondiale prend fin avec la capitulation de l'empire du Japon le , quelques mois après la capitulation de l'Allemagne nazie le .

Roger Souchère est très investi dans les associations, il est notamment : Président de l'amicale du réseau Hector-Cincinnatus. Président de la section Paris-Ouest de l'association des français libres. Membre du conseil d'administration de l'amicale des déportés de Mauthausen.

Vie privée thumb|Tombe de Roger et Jacqueline Souchère au cimetière du Père-Lachaise.

Fils de Paul Louis Scipion Souchère et de Marie Charlotte Gitton, il épouse le Émilie Marie Lescuyer de Savignies. Leur divorce est prononcé le et il épouse le Marie Amélie Jacqueline Richet (1908-1984), rescapée du camp de Ravensbrück, avec qui il aura Jeanne Souchère.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division).

Décorations Légion d'honneur Le , Roger Souchère est nommé chevalier de la Légion d'honneur, en qualité d'ex capitaine des FFI. Le , il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du ministre des anciens combattants, en qualité de déporté résistant. Le , il est promu commandeur de la Légion d'honneur par décret du ministre des armées, en qualité d'ancien Lieutenant Colonel des FFC.

Médailles Ruban Décoration Chevalier de la Légion d'honneur|50px Commandeur de la Légion d'honneur 50px Croix de guerre 1939-1945 avec 1 palme, 1 étoile de vermeil et 1 étoile de bronze 50px Médaille de la Résistance avec rosette (décret du 31 mars 1947) 50px Croix du combattant volontaire de la Résistance 50px Croix du combattant50pxMédaille des services militaires volontaires 50px Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre (médaille FFL) 50px Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945 50px Le Patriote Résistant Témoignage de Roger Souchère dans « Le Patriote Résistant », journal national à publication mensuelle de la FNDIRP, paru au mois de :

Publications Roger Souchère, « Gustave Umbdenstock, un grand patron disparaît… », L'Architecture française, , déc. 1940, .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie A. Calmette, La formation de l'O.C.M. (Organisation Civile et Militaire) - , Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, Presses universitaires de France, , , 24 p.

Articles connexes Liste des réseaux de la Résistance. Jacques Arthuys Maxime Blocq-Mascart Vendôme A Alphonse Collin

Liens externes

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