Geneviève Aubry, née le à La Chaux-de-Fonds (NE) (originaire de La Chaux-des-Breuleux, JU) et morte le à La Neuveville (BE), est une personnalité politique suisse, membre du Parti radical-démocratique.

Figure de l'antiséparatisme jurassien, elle est députée du canton de Berne au Conseil national pendant quatre législatures, d' à . Elle est la première femme du canton à y siéger.

Biographie Origines et famille Geneviève Aubry naît Geneviève Moine le à La Chaux-de-Fonds dans le canton de Neuchâtel en Suisse. Elle est originaire de Montignez puis de La Chaux-des-Breuleux par son mariage, toutes deux dans le canton du Jura depuis 1979, et également de Tavannes dans le Jura bernois à partir de 1978.

Son père, Virgile Moine, est membre du Conseil-exécutif du canton de Berne de 1948 à 1966 et siège au Conseil national de 1943 à 1948 ; sa mère, fille d'un hôtelier, est née Jeanne Hennet.

Elle épouse en 1949 Paul Aubry, ingénieur diplômé de l'École polytechnique fédérale de Zurich, avec qui elle a trois enfants.

Formation et parcours professionnel Geneviève Aubry est scolarisée à Porrentruy, alors dans le canton de Berne. Elle obtient en 1949 un diplôme de maîtresse d'enseignement ménager à l’école normale de Porrentruy. Elle suit des cours et fait des stages de journalisme dans les années 1960 et 1970.

Elle travaille à partir de 1984 comme rédactrice pour L’Atout, bulletin de l'Action pour une libre information, fondée à Zurich par le conseiller national radical . Elle est également correspondante pour divers journaux, notamment correspondante parlementaire au Journal du Jura de 1976 à 1983.

Mort Geneviève Aubry meurt le à La Neuveville dans le canton de Berne à l'âge de 98 ans.

Politique

Parcours politique

Parcours politique en Suisse Geneviève Aubry entre en politique en 1971, durant la période de la Question jurassienne, fondant en 1974 le Groupement féminin de Force démocratique, mouvement antiséparatiste qu'elle préside jusqu'en 1981 et qui compte jusqu'à 6 500 membres.

Elle est députée du Parti radical-démocratique au Grand Conseil du canton de Berne de 1977 à 1980, puis conseillère nationale du canton de Berne du au Source : Biographie Aubry Geneviève sur le site de l'Assemblée fédérale (parlement). Candidate malheureuse en 1975, elle obtient lors de sa première élection le meilleur résultat de toute la Suisse en recueillant . Première femme du canton de Berne à siéger au Conseil national, elle y est membre des commissions militaires, de l'économie, des affaires extérieures et des sciences et la recherche, ainsi que de la délégation suisse à l'Union interparlementaire. Elle annonce en qu'elle ne se présentera pas pour un cinquième mandat aux élections d'octobre 1995.

Elle a fait partie du comité de patronage de l'Arbeitsgruppe Südliches Afrika (Communauté de travail Afrique du Sud), une association d’amitiés avec l'Afrique du Sud, alors sous le régime de l'apartheid. Dans les années 1992 à 1997, elle préside le comité romand de l'initiative populaire « Jeunesse sans drogue ». Elle préside également de 1982 au la Fédération romande des téléspectateurs et auditeurs, dont le but était de dénoncer l'influence de la gauche dans les médias audiovisuels.

Elle échoue en 1986 dans sa tentative d'être élue au Conseil-exécutif du canton de Berne (gouvernement). Pourtant favorite et ayant obtenu plus du double des voix de son concurrent dans le Jura bernois, elle recueille au second tour contre au candidat des Verts liste libre . Sa non-élection, qui entraîne la perte de la majorité pour les partis bourgeois, conduit à l'adoption en 1995 de la moyenne géométrique pour le siège garanti à la minorité francophone au gouvernement bernois.

Fonctions internationales En août 1988, Geneviève Aubry est élue présidente de la Ligue anti-communiste mondiale (WACL), lors de son congrès, tenu à Genève, qu'elle organise avec Pierre Schifferli.

Membre du comité exécutif de l'European Freedom Council à cette dateABN correspondence, january-february 1989, , elle en devient la présidente en juillet 1990ABN correspondence, september-october 1990, . Elle cède la présidence de la WACL cette même année, en à Bruxelles, après deux ans alors que les présidents de cette association n'occupent cette fonction qu'une seule année normalement.

Positionnement politique Denis Barrelet, journaliste à 24 Heures, a affirmé que ses positions se trouvaient parfois à la limite de l'extrémisme de droite : « ses prises de positions politiques, tout à droite du conservatisme le plus étriqué, parfois même inquiétantes ». Dénonçant en 1986 cette , elle s'engage en particulier aux côtés d'Yvette Jaggi pour l'égalité salariale entre hommes et femmes.

Publications

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Notes et références Notes

Références

Liens externes

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