Les élections législatives liechtensteinoises de 1989 sont des élections anticipées qui se sont déroulées les 3 et .

Système électoral

Le parlement, appelé Landtag, est composé de élus pour quatre ans au sein de deux circonscriptions, l'Oberland et l'Unterland, comportant respectivement 15 et 10 sièges. Tous les sièges sont pourvus au scrutin proportionnel entre les listes de candidats ayant remporté au moins 8 % des suffrages exprimés au niveau nationalLandtag Union Interparlementaire.

Les électeurs votent en cochant les noms des candidats parmi les différentes listes de noms proposés par les partis. Il y a autant de noms sur chaque liste que de sièges à pourvoir, et un vote pour un candidat équivaut à un vote pour son parti. La répartition proportionnelle se fait ensuite selon la méthode du plus fort reste, en appliquant le quotient dit de Hagenbach-Bischoff. Les sièges attribués aux partis sont ensuite répartis à ceux de leurs candidats ayant recueilli le plus de votes en leurs noms.

Le vote est universel à partir de , et obligatoire. Une amende pouvant atteindre jusqu'à 20 francs suisses frappe les abstentionnistes ne présentant pas une excuse valable (déplacement, maladie, etc.)élections de 1989 Union Interparlementaire. En pratique, cette amende n'est pas exigée.

Contexte politique À la suite d'une affaire liée au financement d'un musée d'art, sept membres du Parti progressiste des citoyens boycottent les travaux du Parlement, bloquant l'activité de la chambre de . Le prince Hans-Adam décide alors de dissoudre le Landtag et de convoquer des élections anticipées.

Le Parti progressiste des citoyens et l'Union patriotique, forment depuis une coalition gouvernementale au sein de laquelle l'UP domine depuis les élections législatives de 1978, avec pour Premier Ministre Hans Brunhart (UP).

À la suite d'un référendum l'année précédente, le nombre de sièges au Landtag passe de 15 à 25, un changement proposé à de nombreuses reprises par les gouvernements du Liechtenstein et jusqu'à présent toujours rejeté par votation. L'Oberland et l'Unterland se voient attribuer respectivement , conservant ainsi le ratio de 60:40 en vigueur.

Ces élections voient également l'entrée en lice d'un nouveau parti : la liste non-partisane (en ou ÜLL), dont le but est d’empêcher les deux partis au pouvoir de continuer à se partager le pouvoir.

Résultats L'ensemble des voix en faveur des candidats d'un parti sont comptabilisées comme suffrages pour ce parti, ce qui porte le nombre de ces derniers à un total bien supérieur au nombre d'électeurs.

+Résultats des élections législatives liechtensteinoises de 1989PartiVoix%+/-Sièges +/-Union patriotique (VU) 47,15 3,04 13 5Parti progressiste des citoyens (FBP) 42,13 0,62 12 5Liste libre (FL) 7,56 0,50 0 Liste non partisane (ÜLL) 3,16 0 Total des voix 100,00 Suffrages exprimés 98,87 Votes blancs et invalides 137 1,13Total 100,00 – 25 10 Abstentions 9,12 Inscrits / participation 90,88

Résultats par circonscription +Résultats par circonscriptionStatistisches jahrbuch 1998200pxPartiOberlandUnterlandTotalVoix%+/-S+/-Voix%+/-S+/- VU 48,11 8 44,14 513FBP 39,99 7 48,81 512 FL 8,14 0 5,75 00 ÜLL 3,76 0 1,30 00Total100100 100 – 15 100 – 10 25 /89,8093,24

Analyse Victoire de l'Union patriotique qui conserve sa première place devant le Parti progressiste des citoyens au Landtag. La Liste libre échoue de très peu à atteindre le seuil de 8 % permettant une représentation au parlement. La Liste non-partisane échoue également et le parti fondé en 1988 est dissout en 1990

La coalition de l'Union patriotique avec le Parti progressiste des citoyens reste au pouvoir, et le Premier Ministre Hans Brunhart (UP) est reconduit à son poste le Governments of Liechtenstein, 1945-present Norwegian Centre for Research Data (anglais).

Une femme, membre du Parti progressiste des citoyens, devient la deuxième députée élue au Landtag.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Politique au Liechtenstein

Liechtenstein 1989 Catégorie:Mars 1989 Catégorie:1989 au Liechtenstein