Thomas Cazenave, né le à Bordeaux (Gironde), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Inspecteur des finances, il est cadre dans l'industrie des télécommunications au sein d'Orange puis à Pôle emploi avant de devenir directeur adjoint de cabinet du ministre de l'Économie et du Numérique, Emmanuel Macron, puis directeur de cabinet du secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue.

Candidat aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, il fusionne sa liste avec celle de la droite entre les deux tours mais finit par siéger dans l'opposition après la victoire de l'écologiste Pierre Hurmic. Il annonce ensuite la création d'un groupe d'opposition municipale composé de quatre élus.

Candidat aux élections législatives de 2022 et 2024, il est élu député de la première circonscription de Gironde. À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024, il est réélu député.

Il est ministre délégué chargé des Comptes publics entre le et le , occupant cette fonction dans les gouvernements d'Élisabeth Borne et de Gabriel Attal.

De nouveau candidat à la mairie de Bordeaux pour les élections des 15 et 22 mars 2026, sa liste recueille 50,95 % des voix au second tour face à celle du maire sortant, Pierre Hurmic. Il est élu président de Bordeaux Métropole le .

Biographie Jeunesse Thomas Cazenave est né le à Bordeaux« Cazenave Thomas », dans Fabien Cardoni, Nathalie Carré de Malberg, Michel Margairaz (dir.), Dictionnaire historique des inspecteurs des finances, 1801-2009, Paris, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 2012 (lire en ligne)., . Le reste de sa famille a toujours vécu dans la région bordelaise, notamment sa grand-mère, habitant à Bordeaux-Bastide, qu'il cite fréquemment pour signifier son ancrage bordelais., ou son grand-père viticulteur dans le Médoc à Saint-Estèphe..

Thomas Cazenave effectue sa scolarité d’abord à Floirac, puis à Bordeaux, au lycée François-Mauriac dans le quartier de la Bastide, où il obtient le baccalauréat scientifique.. Il y poursuit ses études en classe préparatoire D2 au lycée Gustave-Eiffel, et parallèlement en DEUG d'économie et gestion à Bordeaux-IV.

1998-2006 : études En , à 20 ans, il intègre l’École normale supérieure Paris-Saclay (concours D2). pour y suivre la double formation du département économie-gestion. (dirigé par Bertrand Munier). En année, il est reçu au concours externe de l'agrégation d'économie et de gestion.. En année (formation à la recherche), il opte pour le master d'analyse et politique économique (ex-DEA) de l’École d'économie de Paris.

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris. et admis à la suite des épreuves des concours de 2004., il suit la formation de l’École nationale d’administration à Strasbourg de 2005 à 2007, au sein de la promotion « République ». Au cours de sa formation à l’ENA, il effectue un stage de six mois à la mairie de Bordeaux, au cabinet du maire, Hugues Martin à l’époque, qui assurait « l’intérim » d’Alain Juppé..

2007-2010 : haut fonctionnaire En sortant de l’ENA, il rejoint l’inspection générale des finances, auprès de Jean Bassères.. Il rencontre et se lie d’amitié avec Emmanuel Macron, alors aussi inspecteur des finances. En particulier, ensemble, ils seront affectés aux travaux et à l'animation de la commission pour la libération de la croissance. présidée par Jacques Attali, sur commande du président de la République, Nicolas Sarkozy. Thomas Cazenave y occupe la fonction de rapporteur particulier.

2011-2015 : cadre du secteur public En 2011, il devient brièvement directeur délégué des ressources humaines d'Orange France.

En 2012-2015, directeur général adjoint de Pôle emploi, chargé de la direction « stratégie, coordination et relations institutionnelles »...

Resté enseignant à l'université Paris I et à Sciences Po Paris, il y co-dirige le master exécutif en management des politiques publiques jusqu'en 2016..

Parcours politique Débuts en politique En , il rejoint Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, de l'Industrie et du Numérique, comme directeur adjoint de cabinet. Il adhère au mouvement « En marche » lancé par Emmanuel Macron, devenu en avril le parti « La République en marche » (LREM). En , au sein du même ministère, il assiste le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, comme directeur de cabinet..

En , il remplace Boris Vallaud au poste de secrétaire général adjoint de la présidence de la République, sous le mandat de François Hollande...

Proche d'Emmanuel Macron, il participe à l'élaboration de son programme présidentiel. Après l'élection de 2017, il est nommé, en Conseil des ministres du , délégué interministériel à la transformation publique, placé sous l'autorité du Premier ministre, Édouard Philippe..

Élections municipales de 2020 à Bordeaux Il démissionne de son poste de délégué interministériel et se met en disponibilité de l'inspection des finances en . pour se consacrer aux élections municipales de 2020 à Bordeaux..

En , il reçoit l’investiture de LREM pour les élections municipales de 2020.. Jusqu'alors entre Paris et Bordeaux, il se fixe sur Bordeaux sa ville natale et lance sa campagne à la tête du mouvement « Renouveau Bordeaux ».. Le , il dévoile ses premières propositions.. La présence de Vincent Bois, ancien militant d'extrême droite au Siel et au Front national, en position (non-éligible) sur sa liste de colistiers suscite la polémique....

Thomas Cazenave obtient 12,69 % des voix au premier tour des élections municipales de 2020 le et se place en après l'écologiste Pierre Hurmic..

Entre les deux tours, il rallie la candidature du maire sortant Nicolas Florian.. La liste ainsi créée termine à la deuxième place et Thomas Cazenave annonce la création d'un groupe d'opposition, comptant quatre élus LREM, autonome et distinct de celui issu de la liste de Nicolas Florian..

En , il crée l'École de la rénovation énergétique à Bordeaux, dont il détient 54 % du capital et qui est dirigée par son ancienne collaboratrice Léna Ternot. Cette école est une structure de formation professionnelle autour des enjeux de la rénovation énergétique, présente également à Biarritz et Rennes...

En , à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Thomas Cazenave réclame en vain la suspension du jumelage entre Bordeaux et Saint-Pétersbourg.. En , il fustige la décision de la mairie de suspendre « toute activité de coopération » avec Ashdod en raison de la guerre entre Israël et le Hamas..

Député de Gironde En 2021, en vue de préparer le programme de LREM pour l'élection présidentielle de 2022, il est chargé de piloter le groupe de travail sur la réorganisation des administrations..

Il est investi dans la première circonscription de la Gironde aux élections législatives de 2022. Il est élu député le avec 59,11 % des suffrages.

Il prend la tête de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation de l’Assemblée nationale. Il est décrit comme un chantre de « l’État en mode start-up »..

En , Thomas Cazenave ainsi qu'un de ses collaborateurs sont victimes de plusieurs actes de vandalisme d'extrême droite. Des tags signés « Action directe nationaliste », que la presse locale relie à une série de dégradations récentes ayant aussi touché la mairie de Talence, sont retrouvés sur sa permanence parlementaire... Le domicile personnel de son collaborateur est également ciblé le même jour, le slogan « Coucou David », accompagné d'une croix celtique étant retrouvé sur sa porte.. La permanence, sous surveillance policière dans le contexte du mouvement contre la réforme des retraites, avait déjà été dégradée quelques semaines auparavant par l'Action française..

Ministre délégué aux Comptes publics Le , il est nommé ministre chargé des Comptes publics au sein du gouvernement Borne et quitte ses fonctions de député..

En février-, alors ministre délégué chargé des Comptes publics, Thomas Cazenave défend devant la commission des finances le plan gouvernemental d’économies de 10 milliards d’euros et indique que l’effort pour le budget 2025 pourrait être porté à environ 20 milliards d’euros.... Les travaux parlementaires du Sénat (rapport publié en ) puis de l’Assemblée nationale (rapport adopté en ) sur les écarts de prévisions 2023-2024 estiment que l’explication qu’il a donnée du dérapage (centrée sur les recettes) est valide tout en relatant les auditions de Thomas Cazenave et d’autres responsables de Bercy.....

En , Le Monde révèle un conflit d'intérêts de Thomas Cazenave ; celui-ci détient une participation majoritaire dans un organisme de formation à la rénovation énergétique alors qu'il est chargé via son ministère de l'allocation de subventions dans ce secteur d'activité. Il aura par ailleurs mis plusieurs mois avant de se déporter du sujet..

Sa suppléante Alexandra Martin le remplace à l'Assemblée nationale. Réélu lors des élections législatives anticipées, il n'est pas reconduit au sein du gouvernement Michel Barnier et retrouve alors son siège de député.

Élections municipales de 2026 à Bordeaux Candidat à la mairie de Bordeaux pour les élections des 15 et , sa liste recueille 50,95 % des voix au second tour face à celle de Pierre Hurmic, le maire sortant. Il démissionne dans la foulée de son mandat de député pour laisser la place à sa suppléante Alexandra Martin.

En , il intègre l'équipe de campagne de Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle.

Synthèse des résultats électoraux Élections législatives Année Parti Circonscription Issue Voix % Rang Voix % Rang2022 LREM de la Gironde 38,23 59,11 2024 RE 38,31 43,20

Élections municipales Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

AnnéeListeCommune Sièges obtenusVoix%RangVoix%RangBM 2020 LREM Bordeaux 12,69 Fusion avec la liste de Nicolas Florian (LR) 2026. UC 25,58 50,95

Décoration .

Publications Avec Yann Algan, .... Péril sur la démocratie, Plon, 2025.

Notes et références

Pour approfondir Articles connexes Gouvernement Attal Gouvernement Borne

Liens externes

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