Les élections parlementaires italiennes de 1953 () ont eu lieu le .

Partis et chefs de file Parti Idéologie Chef de file Démocratie chrétienne (DC) Démocratie chrétienne Alcide De Gasperi Parti communiste italien (PCI) Communisme Palmiro Togliatti Parti socialiste italien (PSI) Socialisme démocratique Pietro Nenni Parti national monarchiste (PNM) Conservatisme Alfredo Covelli Mouvement social italien (MSI) Néofascisme Augusto De Marsanich Parti social-démocrate italien (PSDI) Social-démocratie Giuseppe Saragat Parti libéral italien (PLI) Libéralisme conservateur Bruno Villabruna Parti républicain italien (PRI) Social-libéralisme Oronzo Reale

Résultats Chambre des députés Parti Voix % Sièges +/- Démocratie chrétienne (DC) 40,10 263 42 Parti communiste italien (PCI) 22,60 143 13 Parti socialiste italien (PSI) 12,70 75 22 Parti national monarchiste (PNM) 6,85 40 26 Mouvement social italien (MSI) 5,84 29 23 Parti social-démocrate italien (PSDI) 4,51 19 14 Parti libéral italien (PLI) 3,01 13 6 Parti républicain italien (PRI) 1,62 5 4 Unité socialiste indépendant (USI) 0,83 0 Unité populaire (UP) 0,63 0 Parti populaire sud-tyrolien (SVP) 0,45 3 Alliance démocratique nationale (ADN) 0,45 0 Parti sarde d'action (PSd'Az) 0,10 0 1 Autres 0,31 0 Votes invalides/blancs Total 100 590 16 Électeurs enregistrés/participation 93,84 Source : Ministère de l'Intérieur

Sénat de la République Parti Voix % Sièges +/- Démocratie chrétienne (DC) 39,76 112 19 Parti communiste italien (PCI) 20,21 52 6 Parti socialiste italien (PSI) 11,90 26 15 Parti national monarchiste (PNM) 6,51 14 10 Mouvement social italien (MSI) 6,07 9 8 Parti social-démocrate italien (PSDI) 4,31 4 4 Parti libéral italien (PLI) 2,86 3 4 Parti républicain italien (PRI) 1,08 0 4 Unité populaire (UP) 0,71 0 Alliance démocratique nationale (ADN) 0,68 1 Parti populaire sud-tyrolien (SVP) 0,44 2 Autres 5,48 9 Votes invalides/blancs Total 100 237 Électeurs enregistrés/participation 93,78 Source : Ministère de l'Intérieur

Analyse Après la réforme électorale visant les élections municipales, le gouvernement porte devant la Chambre le 21 octobre 1952 une nouvelle loi modifiant les élections législatives du 7 juin 1953, comparable à la loi Acerbo, en incluant une prime majoritaire de 380 sièges, soit 65 %, à la liste ou aux listes apparentées obtenant plus de 50 % des voix. Le débat de cette loi, destinée à obtenir des majorités incontestables, provoque des contestations au sein de la majorité et la démission du président du Sénat libéral-modéré Giuseppe Paratore. Son successeur Ruini passe en force la loi de force par le vote de confiance, le 29 mars. S'ensuit une série de scissions au sein des partis laïques de la majorité et la constitution de listes dissidentes, comme Unité populaire, qui parviennent à priver de peu la coalition (49,85 %) d'obtenir la prime majoritaire..

Se présentant séparément, le PCI obtient 22,6 %, le PSI 12,7 % des suffrages nationaux. L'extrême droite se renforce avec près de 7 % aux monarchistes du PNM et 6 % au MSI. Le Latium et le Mezzogiorno vote le plus sévèrement contre la coalition gouvernementale au profit de la gauche et de l'extrême droite.

Affaibli par le contexte international (mort de Staline, fin de la guerre de Corée) émoussant l'anticommunisme, et par les divisions sur la loi électorale surnommée « loi escroquerie » (legge truffa), la Démocratie ne peut maintenir Alcide De Gasperi à la tête du gouvernement, mais conserve la tête du pays.

Notes et références

1953 Italie Catégorie:1953 en Italie Catégorie:Juin 1953 Catégorie:IIe législature de la République italienne