Bouzillé est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d'Orée d'AnjouPréfecture de Maine-et-Loire, Recueil spécial des actes administratifs 89 - 25 novembre 2015. Pages 15-16-17, arrêté DRCL/BCL/2015-79 du 23 novembre 2015 portant création de la commune nouvelle d'Orée d'Anjou..
Géographie Commune angevine du nord des Mauges, Bouzillé se situe entre Nantes et Angers, à d'Ancenis, consulté le 19 août 2012 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau)., sur la route , Liré - Le MarillaisIGN et BRGM, Géoportail Bouzillé (49), consulté le 19 août 2012..
Son territoire se trouve sur une butte, dominant la rive gauche de la Loire.
La commune possède un fort relief, qui va de quelques mètres dans la vallée à une centaine de mètres au lieu-dit Le Moulin Rouge, ce qui explique notamment la forte présence de vignes dans la commune.
Urbanisme Morphologie urbaine : le village s'inscrit dans un territoire essentiellement rural.
En 2011, on trouvait 699 logements dans la commune de Bouzillé, dont 89 % étaient des résidences principales, pour une moyenne dans le département de 91 %, et dont 76 % des ménages en étaient propriétairesInsee, Statistiques locales du territoire de Bouzillé (49), consultées le 12 novembre 2014..
Toponymie
Une autre version qui puise dans les origines préhistoriques de la commune, le nom de Bouzillé viendrait donc du nom « Buzillacus », un gallo-romain qui aurait été à la tête d’une grande ferme dans la commune. Cette grande ferme « une villa » était située sur la route qui aillait d’Orléans à Nantes en étant à l’abri des inondations de la Loire. Le nom a évolué de Buzillacus à Buzilli au cours du , en 1431, Bozillé a été cité pour ensuite devenir Bouzillé.
Rabelais cite Bouzillé dans Gargantua, s'amusant à trouver au nom du village une origine gargantuesqueMythologie de Bouzillé, Gargantua dépose une butte à Bouzillé..
Plusieurs histoires racontent l’origine du nom de Bouzillé. En s'inspirant de François Rabelais, Alfred Poilane propose une version proposée dans « l’Anjou viticole ». Il raconte que le roi Garguanta avait vu les deux armés de Liré et du Marillais s’affronter, pour déterminer lequel des deux villages serait situé à égale distance entre Angers et Nantes, sans parvenir à un accord. Cette légende raconte que Garguanta, afin de mettre les deux villages d’accord, plaça sa botte gauche sur Saint-Pierre de Nantes et sa botte droite sur Saint Maurice d’Angers. Il se soulagea au milieu et les villageois s’écrièrent « Bouse y est » ce qui réconcilia les deux villages.
Histoire Préhistoire L’époque préhistorique a laissé peu de traces à Bouzillé, 8 haches polies dont 7 en jade ont été découvertes au Fourneau près du fossé neuf, datant d’entre 4000 et 2000 avant Jésus Christ.
Le lieu-dit la Pierre Baudron indique la présence d’un mégalithe, menhir ou dolmen élevé au Néolithique. C’est sur cette table enfouie sous la rampe du four à chaux de Sainte-Catherine que les moines de l’abbaye Toussaint d’Angers qui exploitaient le site, payaient leurs redevances féodales.
Histoire religieuse Pendant tout l’Ancien Régime, Bouzillé a fait partie de la province d’Anjou qui, avec la Touraine et le Maine, composait la généralité de Tours, administré par un intendant au Roi.
Le rôle de l’Église était très important à Bouzillé. La Paroisse Saint-Pierre de Bouzillé faisait partie du territoire de l’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil qui réunissait autour d’elle une douzaine de paroisses. L’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil possédait beaucoup de terres et de vignes notamment à Bouzillé, ce qui offrait du travail aux paysans. Les paysans qui travaillaient sur les propriétés de l’abbaye devaient payer des taxes et des redevances.
Le prestige du Curé tenait au fait qu’il détenait l’instruction dans une société où seulement 17 % des gens étaient capables de signer leur nom. À Bouzillé, le prêtre ne percevait pas l’impôt traditionnel du Clergé (la dîme), celle-ci revenait à l’abbé du monastère. Cependant le curé était proche des paroissiens et ainsi il percevait chaque année cinq deniers de ses paroissiens, appelés .
Révolution française Durant la Révolution, des communes sont créées, ainsi Bouzillé est choisi en 1790 comme chef-lieu de canton. Ce canton comprenait Bouzillé, Liré et Saint Florent. Finalement le nombre de cantons a été réduit en 1803 de 99 à 34, Bouzillé sera alors rattaché au canton de Champtoceaux. À la suite du vote de la Constitution Civile du Clergé en 1790, les curés de paroisses et les vicaires sont désormais désignés par les habitants et prêtent serment à la nation même si beaucoup de curés refusent d’y procéder.
À Bouzillé, René Benoist, a prêté serment, lui permettant de rester en fonction jusqu’en 1792 pour finalement se rétracter. Il est alors remplacé par un prêtre jureur nommé Cheminard puis par Prignaux en 1793. Le manque de prêtres dans la paroisse se fait ressentir dès 1792. Sans prêtre, la municipalité de La Chapelle-Saint-Florent demande au curé Benoist de baptiser Jeanne Besson, ce qui provoque de vives oppositions, aboutissant à la persécution des prêtres réfractaires et sont assignés en 1792 à Angers, ils sont ensuite enfermés au Séminaire dans de très mauvaises conditions et sont ensuite déportés à Nantes. Cette période se manifeste également par une importante émigration de la Noblesse et du Clergé.
Les Guerres de Vendée Les Guerres de Vendée débutent par l’insurrection de qui se propage à Saint-Florent-le-Vieil. 600 personnes prennent également part au combat étant pour la plupart des paysans, des artisans, y compris des femmes. Il se rassemblent pour s’opposer au tirage au sort d’hommes pour combattre l’ennemi aux frontières de la France. Ces guerres vont provoquer beaucoup de morts et de destructions dans la commune de Bouzillé, en 1792, la paroisse comptait 1409 habitants, en 1806, elle n’en comptait plus que 1104.
On distingue dans ces combats, Pierre Vincent de la Baudrière, il rassemble les vendéens et leur indique les combats. Par la suite, le Directoire charge le général Hoche de pacifier la Vendée, et l’un de ses subordonnés, le général Brune s’installe à la Mauvoisinière et fait venir Pierre Vincent pour signer la paix. Auguste-Pierre Oger de l’Isle, conseiller du roi et président du grenier de sel de Saint-Florent-le-Vieil. En 1802, il est percepteur, maire de Bouzillé et conseiller d’arrondissement. Charles Cesbron d’Argonne (ou d’Argogne) a la garde des 5000 prisonniers bleus qui partent du château de la Mauvoisinière le . Il sera finalement excécuté à l’entrée de Liré par les soldats du général Moulin. Le , la colonne de Cordelier massacre 28 personnes, les destructions sont conséquentes : presbytère, église, la Bourgonnière, les maisons du bourg et de la campagne sont incendiées. Le château de la Mauvoisinière est épargné car devant servir de quartier général pour les Républicains.
Première Guerre mondiale Cette guerre va donner la mort de 56 de Bouzillé, 50 soldats reviennent comme invalides car blessés ou gazés ou bien victimes de la tuberculose. De nombreuses familles du Nord et de la Belgique s’exilent, certaines trouvent refuge à Bouzillé, à la suite de la dernière offensive allemande en direction de Paris, d’autres familles seront accueillies à Bouzillé. Pour soutenir les soldats, la commune envoie du vin sur le front et les habitants organisent des tombolas ou des ventes d’insignes.
La commune a décidé d’honorer ses disparus par la création d’un monument aux morts en 1920, en 1921, une plaque commémorative sera placée dans la mairie, le conseil accorde également une concession gratuite à perpétuité dans le cimetière pour les soldats ramenés du front.
Seconde Guerre mondiale Des réfugiés du Nord arrivent dans la commune, en tout 300 personnes de l’Aisne, de la Somme et de Belgique furent accueillis. Une deuxième vague de réfugiés arrive après 1943 après le bombardement de Nantes. La commune n’a pas été occupée de façon permanente par les Allemands. Ils arrivent à Bouzillé le , cette occupation fut de courte durée tout comme en lorsqu’une compagnie d’infanterie s’installa dans le bourg. En , ils resteront plusieurs mois. L’État Major s’installe à la Mauvoisinière, la troupe occupait l’actuelle bibliothèque, les écoles et les maisons du bourg. En , ils s’installent de nouveau, René Albert, 19 ans, est fouillé, détenant dans ses poches des douilles de balles, il tente de s’enfuir et se fait tuer. Une croix a été élevée là où il a été tué. En 1942, les restrictions sont de plus en plus dures et les réquisitions et pillages de plus en plus nombreux.
Bouzillé, commune nouvelle En 2014, un projet de fusion de l'ensemble des communes de l'intercommunalité au sein d'une commune nouvelle se dessine. L'ensemble des conseils municipaux se sont prononcés favorablement au projet de cette nouvelle entité entre le et le (Bouzillé fut la dernière à se prononcer)., laquelle fut baptisée Orée d'Anjou..
Politique et administration Administration municipale Administration actuelle Depuis le , Bouzillé constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Orée d'Anjou, et dispose d'un maire délégué.
Administration ancienne
Ancienne situation administrative La commune était membre en 2015 membre de la communauté de communes du canton de ChamptoceauxInsee, Composition de l'EPCI du Canton de Champtoceaux (244900783, consulté le 3 octobre 2013., elle-même membre du syndicat mixte Pays des Mauges. La création de la commune nouvelle d'Orée d'Anjou entraîne sa suppression à la date du , avec transfert de ses compétences à la commune nouvelle.
Jusqu'en 2014, Bouzillé fait partie du canton de Champtoceaux et de l'arrondissement de CholetInsee, Code officiel géographique, Fiche de la commune de Saint-Christophe-la-Couperie, consultée le 22 février 2015.. Le canton compte alors les neuf mêmes communes que celles intégrées dans l'intercommunalité. C'est l'un des quarante-et-un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers départementaux. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du . Le canton de Champtoceaux disparait et la commune est rattachée au canton de La Pommeraye, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015Légifrance, Décret -259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire..
Population et société Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante : 52,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 18,1 %) ; 47,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 22,9 %).
Vie locale Bouzillé a un tissu associatif fort notamment des points de vue sportifs et culturels.
L’Assemblée de la Saint Pierre organisait des fêtes, voyages et conférences, l'association a également construit la salle omnisports, rachetée depuis par la commune.
Le comité des fêtes avait été créé pour relancer les fêtes locales. Ce comité existant avant la guerre 39-45, il est toujours actif aujourd’hui. La traditionnelle soirée “Moules frites” connaît toujours un succès important.