Vera Starkoff, pseudonyme de Teresa Paula Efron, née le en Pologne alors dans l'Empire russe et morte le à Paris , est une libertaire féministe, traductrice et franc-maçonne. Elle est une des premières dramaturges, créatrice d'un qu'elle représente lors des universités populaires à la fin du et au début du .
Biographie Vera Starkoff naît dans l'Empire russe et grandit dans une famille aisée sous le régime du tsar Alexandre III. À l'âge de , elle se mêle aux révoltes contre le régime et est contrainte de quitter le pays par crainte de représailles. Elle s'expatrie tout d'abord en Suisse, où elle s'inscrit à l'université de Genève en 1884. Elle rejoint la France à l’âge de , pays dont elle parle parfaitement la langue.
Elle est enterrée au cimetière du Montparnasse à Paris.
Théâtre de combat Vera Strarkoff comme dramaturge, écrit de nombreuses pièces de théâtre dans lesquelles elle exprime ses convictions de féministe et libre-penseuse. Elle y revendique en priorité le droit à la connaissance et au progrès pour tous. Dans sa pièce intitulée Le petit verre, qui sera traduite en italien, elle dénonce l'alcoolisme comme obstacle à toute organisation sociale ou syndicale. Dans L'Issue, elle met en scène le refus d'une jeune femme qui n'accepte pas le mariage choisi par ses parents, qui annonce une vie sans relief, ni utilité. Elle donne et joue ses pièces dans les universités populaires dont elle est membre de 1901 à 1913. Sa première pièce, L'Amour libre, est présentée en avant-première à sa loge maçonnique, ce premier essai dramatique est dédié à la classe ouvrière. Classe dont elle ne cesse de défendre la cause au cours de sa vie. Elle est après d'autres auteurs comme Olympe de Gouge ou Louise Michel une des premières femmes dramaturges..
Franc-maçonnerie Vera Starkoff est initiée à la franc-maçonnerie au sein de l'ordre du Droit Humain en 1900, avant de s'affilier en à la loge de la Grande Loge symbolique écossaise mixte et maintenue (GLSE II), obédience au fondement anarchiste dont Madeleine Pelletier est la principale personnalité. Elle est secrétaire de l’obédience libertairede 1903 àt 1905 et déléguée de la commission des fêtes avec son amie Nelly Roussel. Après la dissolution de la GLSE II, elle fait le choix d'entrer dans une loge d'adoption de la Grande Loge de France. Elle rejoint la loge en , où elle poursuit son parcours maçonnique jusqu'à sa mort.
Engagement féministe
Œuvres principales La Sibérie, 1899, . L'Amour libre, 1902Odile Krakovitch, Au temps de l’anarchie, un théâtre de combat (1880-1914), Revue d'histoire du , 30|2005, lire en ligne.. L'Issue, 1904. Le Petit Verre, 1904, .
Notes et références
Annexes Articles connexes Anarcha-féminisme Femmes en franc-maçonnerie Anarchisme et franc-maçonnerie
Bibliographie .
Liens externes
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