Chemellier est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Brissac Loire Aubance.
Géographie Localisation Commune angevine du Saumurois, Chemellier se situe sur les routes , Les Alleuds, , Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance, et , GrézilléIGN et BRGM, Géoportail Chemellier (49), consulté le 2 septembre 2012..
Aux alentours Les communes aux alentours sont Grézillé (), Coutures (), Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance (), Les Alleuds (), Saulgé-l'Hôpital (), Saint-Georges-des-Sept-Voies (), Louerre (), Blaison-Saint-Sulpice (), Brissac-Quincé () et Saint-Rémy-la-Varenne (), consulté le 2 septembre 2012 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau)..
Topographie L'altitude de la commune varie de 31 à , consulté le 2 septembre 2012 — Données consultables sur WikiAnjou., et son territoire s'étend sur près de ().
La commune se situe sur l'unité paysagère du Plateau du Saumurois — Données consultables sur WikiAnjou..
Hydrographie Le bourg se situe au nord de l'Aubance, qui traverse le territoire de la commune.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes de Chamilcheriacum en 1056, Willelmo de Camellerio, Chemeler en 1238, Chemelier en 1305, selon les travaux de Célestin Port au sur les archives anciennes., Chemeiller en 1793, Chemeiller en 1801, puis ChemellierNom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l'ensemble du territoire français de l'époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine..
Histoire Origines La cartulaire de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers, vers l'an mil, rapporte un jugement du comte d'Anjou Foulques Nerra :
D'après une autre charte à laquelle se réfère Garnier, il est probable que cette donation du territoire de Saint-Rémy et Chemellier aux moines de Saint-Aubin et aux chanoines de Saint-Lézin, fut faite par Foulques le Roux, Comte d'Anjou, en l'an 930. L'origine de la paroisse de Chemellier remonterait donc ainsi à la première moitié du Registre de l'abbé Jean-Baptiste Garnier, archives de la paroisse. L'abbé s'était documenté dans les archives de la préfecture, les registres déposés à la mairie et ceux du greffe du tribunal civil de Saumur..
Chamilcheriacus ou Camellerianus a peut-être la même racine que Camulodunon, à savoir le nom du dieu celte Camulos. L'autre hypothèse, camellus = chameau, est douteuse.
Archéologie Si les traces du nom de Chemellier apparaissent au cours du , le pays est habité depuis bien plus longtemps.
La présence de deux dolmens, dénommés la Pierre couverte du Moulin de Piau (toujours visible) et la Pierre couverte de la Pauvrière (ruiné), sur le territoire de la commune atteste d'une occupation du territoire dès le Néolithique.
Au milieu du siècle dernier, en creusant des fondations de maisons, on y a découvert un certain nombre de tombes de deux formes bien différentes : les unes ordinaires, et d'autres, en forme ovoïde, beaucoup plus anciennes, dont certains ossements étaient brûlés, peut-être une trace de crémation romaine. L'abbé Garnier précise que, d'après ses recherches, ces tombes seraient gauloises, et
Une voie romaine aurait passée par Chemellier ; peut-être celle suivie par Dumnacus, lieutenant de Vercingétorix, après sa défaite.
Pendant longtemps, jusqu'avant la Révolution, dans le "haut pays" et dans le bourg, les maisons bâties au-dessus du sol sont rares : autour d'une sur cinq. Les gens logent pour la plupart dans des habitations creusées dans le tuf, ces caves qu'on voit encore en grand nombre dans tout le pays. C'est en 1805 que l'on commença à bâtir le bourg actuel. En 1870, il comprend 56 maisons et il n'y avait plus que 3 ou 4 personnes à habiter encore les caves.
Ancien Régime Les documents où l'on voit figurer le nom de Chemellier présentent ce lieu comme dépendant des seigneurs de Blaison, et cela jusqu'à la Révolution de 1789. Il semble bien que cette dépendance n'ait pas toujours été acceptée. Son origine remonte au ; les chanoines de Saint-Lézin d'Angers avaient comme abbé commendataire (laïque), un seigneur de Blaison nommé Thibault, dont les successeurs se sont institués en propriétaires de plein droit.
Le nom de Chemeler est attesté en 1219, Chemelier en 1305.
Dans la première moitié du Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, prétend que la baronnie de Blaison, avec Mirobeau, Chemellieret et le Port-Vallée, lui revient par la suite de la mort de son vassal Thibault de Blaison, sans enfant. Mais en 1260, il rend à un neveu de Thibault, Robert de Boumois.
En 1320, en pleine guerre de Cent Ans, les Anglais prennent Blaison, pillent l'église et démolissent le château. C'est peut-être alors que qu'est détruit le château de Chemellier.
Au début du , Chemellier appartient à Gilles de Laval, seigneur de Retz, le fameux Barbe-Bleue. Mais, endetté, il vend la terre pour d'or à Guillaume de la Jumellière, sieur de Martigné-Briant.
1470, sire Leparc de la Jumellière. 1519, René de la Jumellière. 1681, Guillaume de Marboeuf. 1718, Claude-Toussaint Marot, comte de la Garaye, baron de Blaison, vicomte de Chemellier. 1762, Louis de Bruce, comte de Bruce et de Broon, également baron de Blaison et vicomte de Chemellier. Il vend en 1769 la baronnie de Blaison et la vicomté de Chemellier à Raoul-René Petit, chevalier, ancien capitaine au régiment de Béarn, époux de Jeanne Ribault de Lisle.
Après la Révolution, le fils de ce dernier conserve simplement le titre de vicomte de Chemellier. Les quatre grands tableaux qui se trouvent à l'église au-dessus des portes du transept sont signés vicomte de Chemellier. Il s'agit d'un membre de cette famille, peintre de mérite qui a donné ces tableaux en 1882 pour orner la nouvelle église.
Le (Vendredi saint), le bourg du May est détruit par un incendie. Ce village était constitué de 8 ou 9 maisons, toutes couvertes, comme c'était l'usage, de brande, c'est-à-dire de fougères séchées. L'incendie éclate pendant l'office religieux dans une maison où l'on chauffait le four du village. Le vent le propagea aux toitures de brande (fougères séchées).
Aux archives départementales de Maine-et-Loire, se trouve un registre en parchemin, contenant l'aveu (inventaire des droits féodaux) rendu en 1780 au comte de Provence, duc d'Anjou, frère de Louis XVI, futur Louis XVIII. Chemellier y compte une Ce droit de dîme qu'avaient les directeurs du séminaire d'Angers, remonte au , date de l'accord où ce droit leur est cédé par les seigneurs de Blaison. Ils devaient verser chaque année, à ce même seigneur, les 2/3 de la paille qu'ils récoltaient ainsi.
Il est également noté qu'à la maison de la seigneurie, une dîme était aussi perçue, pour le comte du prieuré de Saint-Rémy-la-Varenne, peut-être depuis le jugement de Foulques Nerra.
Il est relaté, au profit du même seigneur de Blaison,
Il est aussi question du moulin de Longueville. Autrefois, un moulin à eau existait à Longueville, ce qui indique que cours d'eau devaient avoir un débit plus abondant. Par contre, il y avait un moulin à vent, qui se trouvait à peu de distance du pont de Longueville, dans les champs qui sont sur la droite avant d'y arriver.
Archives et registres Guillaume Poyet, né à Saint-Rémy-la-Varenne en 1474, mort en 1548, est chancelier de France sous François Premier. Par l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, il établit l'usage des registres de baptêmes et en confie la tenue aux curés.
Pour Chemellier, les registres d'avant la Révolution vont de 1606 à 1794. À partir de 1693 ils portent l'estampille de la sénéchaussée de Saumur, dont dépend Chemellier, et la signature du président-sénéchal ou d'un de ses greffiers.
Soixante-sept années sont manquantes dans ces registres. Une partie, en effet, ont été déchirés et brûlés en 1793 par un groupe de soldats vendéens, passant à Chemellier. Leurs copies se trouvent cependant au greffe du tribunal de Saumur.
À partir de 1793, les registres d'état-civil sont tenus par les mairies. Pendant la période révolutionnaire, il n'y eut pas de registres paroissiaux. Nicolle, le premier curé après la Révolution essaya, autant qu'il put le faire de reconstituer la liste des enfants baptisés pendant cette période. Les registres paroissiaux reprennent en 1803, sans interruption jusqu'à nos jours.
Paroisse et curés Selon les chartes de l'ancienne abbaye de Saint-Aubin d'Angers, il existe au début du , une église avec son territoire à Chemellier et qui est donnée aux chanoines de Saint-Lézin d'Angers.
Au et s (auparavant aussi, sans doute), les curés ne résidaient pas dans leur paroisse. Ils assumaient d'autres fonctions. C'est ainsi qu'en 1497, on trouve comme curé de Chemellier, Guillaume Moreau, vicaire général de l'évêque d'Angers.
Le curé Pierre Ribay, en poste du au , n'ayant pas voulu prêter le serment demandé par le gouvernement d'alors, doit quitter sa paroisse et devait être déporté, mais la bataille de Cholet lui permit de s'évader, peut-être pour être repris et fusillé. Son successeur René Billard (déjà vicaire à plusieurs reprises de 1776 à 1780 et de 1789 à 1791) est emprisonné et déporté en Espagne.
Pendant la période révolutionnaire, on trouve le nom de quatre curés constitutionnels nommés Gaudineau, Diard, Houssin et Joseph Duret. Ce dernier, au rétablissement du culte catholique, demeure sur Chemellier où il exerce la fonction de médecin. Il meurt en 1819.
Pendant la même période, des prêtres catholiques exercent en cachette leur ministère, en particulier Charles Mesnet qui fut par la suite, curé de Grézillé.
Administration civile et maires Chemellier était, judiciairement, du ressort de la sénéchaussée de Saumur.
En 1790, à la création des départements, Saint-Georges-des-Sept-Voies devint chef-lieu de canton de Chemellier. Mais, par souci de laïcité, on le renomma canton de Georges-des-Sept-Voies. En 1802, ce canton est rattaché à Gennes.
Chemellier sous la Révolution Les « patriotes » révolutionnaires se trouvaient surtout dans les villages hauts de Montaigu et du Vau-Robert. Ils descendirent la grande croix de station de l'église et la brûlèrent en feu de joie sur la place. Ils mirent aussi au cachot ou aux fers des gens qui ne respectaient pas le jour de repos du décadi.
Plus bas, on est davantage royaliste et certains se joignent aux Vendéens.
Lors de la bataille de Saumur, en juin 1793, une petite troupe de soldats vendéens détruit quelques-uns des registres. L'un d'eux, qui avait dérobé quelques livres dans une maison, est abattu par un habitant du village.
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Ancienne situation administrative