Le régiment de spahis algériens ( RSA) est une unité de cavalerie de l'Armée de terre française rattachée à l'Armée d'Afrique.
Création et différentes dénominations : création du 5e régiment de spahis algériens : Dissolution
Chefs de corps
Historique des garnisons, campagnes et batailles Première Guerre mondiale Affectations Prévu par décret ministériel du , le régiment est créé le en Algérie, alors sous domination française. Son état-major est basé à Sidi Bel Abbès. Il est constitué de cinq escadrons sous les ordres du colonel de Bouillon. Un escadron est créé le .
1914
Les trois premiers escadrons servent au Maroc. Les autres escadrons sont envoyés combattre en France dans des régiments de marche.
1915 1916 1917 Le , le du de spahis est versé au régiment où il prend le .
1918 Une partie de cet escadron forme le le peloton de mitrailleur du régiment, le reste constitue avec les éléments de dépôt le le .
Un est formé le . Ces deux escadrons partent pour la France.
Le , le et le du régiment sont principalement chargés de missions d'escorte de convois et de reconnaissance, notamment à Boudnib au Maroc et dans la région de Béchar en Algérie. Les et escadrons participent, quant à eux, à la campagne en France métropolitaine.
Le 4e escadron débarque à Marseille le et participe aux combats dans la région de Compiègne. Il s'illustre ensuite dans la bataille de la Marne jusqu'au . Il participe à l'offensive sur la Somme en , puis aux combats à Aix-Noulette, à Jonchery, à Larzicourt et en Lorraine. Il rentre en Algérie en et stationne à Aïn Sefra jusqu'au . Il est enfin affecté à la 48e division d'infanterie jusqu'à l'Armistice.
Le 5e escadron est composé principalement de jeunes recrues engagées en août et . Il arrive en France le . Arrivé à Pierrefonds le , il constitue, avec deux escadrons du 7e régiment de spahis et un du régiment de spahis, le régiment de marche de Spahis, commandé par le colonel Féraud-Giraud. En 1915, il participe aux combats dans l'Oise et notamment, les 5 et , à l'attaque de Quennevières et à la tenue des tranchées à Bailly. En , il participe à l'offensive sur la Somme. Il rentre ensuite en Algérie ; il arrive à Saïda le . Il est rappelé en France le pour être intégré à la 38e division d'infanterie. Le , moins d'un mois après la signature de l'Armistice, il participe au défilé des troupes à l'occasion de la visite du Président de la République Raymond Poincaré et du Président du Conseil Georges Clemenceau.
Le 6e escadron est quant à lui chargé principalement de la surveillance du littoral algérien jusqu'en . À cette date, il part pour la France où il intègre la division marocaine et participe aux combats dans l'Oise et l'Argonne.
Enfin, les 7e et 8e escadrons du régiment sont formés par le escadron du régiment de spahis. Tandis qu'une partie de cet escadron gère la formation du peloton de mitrailleurs du régiment au sein du escadron, le reste forme le , créé formellement le . Ce dernier débarque à Marseille le et rejoint la région d'Estrées-Saint-Denis où il effectue principalement des missions de reconnaissance et d'escorte.
Entre-deux-guerres Le régiment de spahis est dissous en 1919.
Il est à nouveau mis sur pied de 1921 à 1927 lors de la guerre du Rif.
Seconde Guerre mondiale Il a encore une brève existence à Médéa entre le et . Le régiment est formé en 1944 par des éléments du algériens, avant que ses spahis rejoignent le qui revient à Médéa en 1946. Le est pendant cette période un régiment à cheval, avec un escadron d'automitrailleuses obsolètes.
Guerre d'Algérie L'unité est recréée le à Sousse (Tunisie) sous le nom de de spahis algériens (), à partir du du RSA. Il s'agit toujours d'une unité montée.
Le RSA est recréé à Aumale le à partir du . Le régiment, comptant trois escadrons de cavalerie et un escadron hors-rang, ce dernier comptant notamment un peloton d'automitrailleuses M8, est renforcé le par le ESA, chargé des missions de garde d'honneur à Alger. Le régiment opère initialement par petits détachements, étant dispersé à Alger, Aumale, Bou Saâda et Djelfa. En , il est rassemblé dans la région d'Aumale et opère ensuite parfois en unité complète.
Le de spahis algériens perd son appellation le .
À la suite des accords d'Évian du et du cessez-le-feu du lendemain en Algérie, le régiment de Spahis constitue, comme 91 autres régiments, une des 114 unités de la Force locale, la unité de force locale. Elle est placée sous l'autorité de l'Exécutif provisoire jusqu'à l'indépendance de l'Algérie, le .
Il est dissous le .
Inscriptions à l'étendard 400px|vignette|Représentation des inscriptions sur le drapeau du . ''Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : Picardie 1914 Noyon 1918 AFN 1952-1962
Le régiment ne porte pas l'inscription Maroc 1925-1926, car il a été alimenté de recrues marocaines à partir de 1926, avant de prendre l'appellation de RSM en 1927. C'est donc l'étendard de ce dernier qui bénéficie de cette inscription.
Notes et références
Bibliographie . . , .
Catégorie:Troupe coloniale française Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute