Le salaire minimum agricole garanti (SMAG) était le taux horaire minimum auquel devaient être payés les salariés agricoles en France à partir de 1950.
En 1945, la France comptait près de 10 millions d’actifs agricoles pour 41 millions d'habitants. En 1955, ils sont encore 6,3 millions : sur ce nombre, les salariés agricoles sont majoritaires, tandis que les exploitants agricoles sont en minorité, d'où la nécessité à l'époque de régulariser le taux horaire d'un journalierQuelques traits marquants de l’évolution des structures agraires au XX siècle, par Lisa Gauvrit, juin 2012, AGTER.. La dernière convention collective du monde agricole remontait à 1935.
Paul Bacon, Ministre du Travail et de la Sécurité sociale (MRP), est considéré comme étant à l'origine du salaire minimum agricole garanti, qui fut créé par la loi du sous le gouvernement Bidault en même temps que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) « Du SMIG au SMIC », documents Archives INA, en ligne..
Le SMAG était notablement inférieur au SMIG, car tenant compte des facteurs propres à la vie rurale de l'époque (coût inférieur du logement, accès direct aux denrées alimentaires, etc.), avant d'être aligné dessus, à partir du , après les « accords de Varennes », prolongement des accords de Grenelle.
Notes
Voir aussi exode rural en France
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