Gesté est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Beaupréau-en-Mauges.
S'y déroule la bataille de Gesté durant la guerre de Vendée.
Géographie Commune angevine des Mauges, Gesté se situe au sud-est de La Chaussaire, sur les routes , Tillières, , la Chapelle-du-Genêt, et , Villedieu-la-Blouère, en bordure du département de la Loire-AtlantiqueIGN et BRGM, Géoportail Gesté (49), consulté le 4 septembre 2012..
vignette|center|Carte de la commune.
Toponymie et héraldique Toponymie Ecclesia Curtis Gestiacensis au , formes anciennes du nom..
Héraldique
Histoire
vignette|gauche|alt=Vue de Gesté, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1860.|Vue de Gesté, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1860.
Son territoire se trouve dans les Mauges où se déroula plusieurs combats durant la guerre de Vendée. Le , les Vendéens commandés par Jean-Nicolas Stofflet remportent une victoire sur la colonne infernale du général Étienne Cordellier à la bataille de Gesté. Les Républicains reviennent cependant dans la commune quatre jours plus tard et massacrent 138 habitants dont plusieurs sont fusillés dans le châteauJacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », 43 et 516..
Le , la municipalité, passant outre l'avis de la justice et des Bâtiments de France, entreprend la démolition de l'église, laissant seule debout la tour-clocher.. C'est l'issue de débats judiciaires qui ont vu édicter un arrêt de la Cour administrative d'appel de Nantes ayant pourtant annulé le permis de démolirCAA Nantes 3 février 2012, Association mémoire vivante du patrimoine gestois, 11NT0853, et en dépit de sa confirmation par le conseil d'ÉtatDémolition de l'église de Gesté en 2013, malgré l'annulation du permis de démolir confirmée par le conseil d'État en 2012, site La Tribune de l'Art, 2012-2013..
En 2014, un projet de fusion de l'ensemble des communes de l'intercommunalité se dessine. Le , les conseils municipaux de l'ensemble des communes du territoire communautaire votent la création d'une commune nouvelle au ...
Politique et administration Administration municipale Administration actuelle Depuis le , Gesté constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Beaupréau-en-Mauges et dispose d'un maire délégué.
Administration ancienne
Ancienne situation administrative La commune était membre de la communauté de communes du Centre-MaugesInsee, Composition de l'EPCI du Centre Mauges (244900692), consulté le 26 octobre 2013., elle-même membre du syndicat mixte Pays des Mauges. La création de la commune nouvelle de Beaupréau-en-Mauges entraîne sa suppression à la date du , avec transfert de ses compétences à la commune nouvelle.
Gesté fait partie du canton de Beaupréau et de l'arrondissement de Cholet. La réforme territoriale du élargit le canton et la commune reste attachée à celui-ciLégifrance, Décret -259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire..
Population et société Démographie Ses habitants sont appelés Gestois et Gestoises.
Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante : 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 21,4 %) ; 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 26,6 %).
Vie locale
Économie Sur 179 établissements présents sur la commune à fin 2010, 30 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 10 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 36 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé..
La localité avait jadis quatre usines de chaussures ; elles sont toutes fermées, soit pour emmener leur activité ailleurs : sur Cholet et Beaupréau, soit pour disparaître. L’une d’elles, au nord du village, accueille maintenant les ateliers municipaux.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Pierre-aux-Liens vignette|redresse=0.8|alt=L'église Saint-Pierre, en partie démolie, le 24 septembre 2013.|L'église Saint-Pierre, en partie démolie, le .
Les origines de l'église locale remontent au . En 1794, durant la guerre de Vendée, l'édifice en place est presque totalement rasé.. Seule la crypte subsiste. Une église de style composite, néoclassique en 1840, puis néogothique en 1862 prend place.. La question de sa vétusté se pose dès 1987. Et les réponses tardent. En 2007, la mairie fait part de sa volonté de détruire en grande partie l'église, en vue d'en reconstruire une plus modeste. Cette décision, justifiée selon le maire par les dépenses d'entretien insoutenables d'un édifice surdimensionné et bancal, est combattue par l'association Mémoire vivante du patrimoine gestois (AMVPG), et contestée par les services de l'État, qui n'ont cependant pas accordé de protection patrimoniale pendant qu'il était temps. Une article du New York Times en parle. Malgré une décision du tribunal administratif de Nantes, invalidant le permis de démolir en , et le rejet du pourvoi en cassation de la mairie en décembre de la même année, le conseil municipal vote à nouveau en 2013 la destruction partielle de l'église, cette fois-ci effective à partir de 2015.
En , la nouvelle église de forme elliptique est inaugurée avec, pour point symbolique, le clocher-porche de 1854 conservé., ainsi que les substructions associées à la crypte. La capacité d'accueil est augmentée de deux tribunes.
Le Plessis
Cet ancien fief et seigneurie relevant de la Forêt-Clérembault (Jacques d'Escoubleau (1715-1790), comte de Sourdis et marquis de Jarzé, en fut seigneur par héritage de sa mère Marie de la Brunetière) possédait des douves alimentées par la Sanguèze. La porte vers l'ouest conserve deux grosses tours à créneaux remontant au . Dans la cour s'élèvent des constructions dont une partie remonte au , notamment la chapelle. En partie incendié le par les troupes républicaines dirigées par Cordelier, il est restauré par M. de La Blottais au .
La chapelle de la tour sud-est date de la construction du château. Elle est épargnée, ainsi que les deux tours, lors de l'incendie allumé par la colonne du général Cordelier en . Jadis, une messe y était célébrée le jeudi, avec l'autorisation de l'évêque d'Angers.
Le lavoir privé appartenait au château. Les fermières y lavant le linge à titre de redevance étaient nourries mais n'étaient pas autorisées à apporter leur linge personnel.
La croix du Plessis a été élevée en souvenir des guerres de Vendée. Elle a été érigée à l'emplacement du massacre de 300 personnes par le Cordelier. Une plaque commémorative a été apposée par le Souvenir Vendéen en 1969.
Château de la Brûlaire
Le château de l'ancienne seigneurie est occupé par une garnison pendant les troubles de 1615. Le château actuel, entouré de jardins, bois, vergers et pièces d'eau, a été construit par François-Marie-Bonaventure du Fou.
Croix du Petit-Moulin
Cette croix s'élève à l'endroit où s'est engagé la bataille de Gesté, le . Les « bleus » (Troupes républicaines) étaient commandés par Cordellier et les « blancs » (les Vendéens) par Stofflet.
Pont romain
Le pont romain est situé sur la rivière Sanguèze (fixant à cet endroit, la limite départementale entre le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique) près du lieu appelé la Ducherie. Le pont est visible en suivant un chemin longeant la rivière à partir de la RD 756. Sur la rive ouest, est creusé un puits ancien protégé par un dôme en pierres maçonnées.
Étang de la Thévinière
L'étang est agrémenté d'une base (camping et aménagements divers) permettant différentes activités, dont la pêche.
Galerie d'image
Personnalités liées à la commune François-Marie-Bonaventure du Fou, maire de Nantes de 1813 à 1816, propriétaire du château de la Brûlaire. Pierre Coustard de Massi : en 1784, alors qu'il est officier à Nantes, il réalise un vol en montgolfière qui l'emmène de Nantes à Gesté. Joseph Dupont M. Afr. (1850-1930), évêque missionnaire fondateur de l'Église catholique au Malawi et dans le nord de la Zambie. Alexis Pouplard, père blanc des missions d'Afrique, mort martyr des Touaregs en 1881cfr biographie écrite par L'abbé Fr. Brebion en 1904..
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Les Mauges Anciennes communes de Maine-et-Loire
Liens externes
Notes et références Notes
Références
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