Marigné est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Depuis le , la commune appartient à la commune nouvelle des Hauts-d'Anjou et devient commune déléguée.

Géographie La commune se trouve dans le Haut-Anjou, dans la partie orientale du Segréen., au nord-ouest de Cherré, dans le nord du département en limite de celui de la Mayenne.

Urbanisme En 2009 on trouve 284 logements sur la commune de Marigné, dont 85 % sont des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 91 %, et dont 75 % des ménages en sont propriétairesInsee, Statistiques locales du territoire de Marigné (49), consultées le 20 avril 2013..

Toponymie et héraldique Toponymie Les mentions anciennes de Marigné sont : Molendinus novus in villa Marigniaco 1030PORT (Celestin) Dictionnaire historique, géographique et biographique du Maine-et-Loire (1876), t. 2, p.595., Marignacus v. 1080, Marinniacus 1082-1094, Ecclesia de Marignieio 1177, Marigne 1256, Marigné sous Daon , v.1757IGN, Plan de cassini..

Héraldique

Histoire

La terre et châtellenie de Marigné-sous-Daon relevait en partie de la baronnie de Candé. Le seigneur devait la foi, l'hommage lige, la bouche et les mains au baron de Candé en Anjou, qui s'est toujours confondu avec le baron de Châteaubriant en Bretagne. Ainsi Marigné avait des liens en Bretagne.

Les propriétaires de la châtellenie furent : En 1407, Lancelot Turpin de Crissé rend hommage à Charles de Dinan. En 1414, Denise de Montmorency, veuve du précédent et tutrice de leurs enfants. 1445 Anthoine Turpin de Crissé rend hommage à Catherine de Rohan veuve de Jacques de Dinan. À cette date, les hommes de foi sont : le seigneur de Grez-sur-Mayenne, Jehanne d'Orvaux, veuve de Jehan des Rues, tutrice d'Estienne des Rues, Amaury de Vrigné pour son domaine du Plessis-Gaudin, Jehan Giffart pour sa terre de la Perrine autrement Estriché, Hugues de Montalais pour ses fiefs en la paroisse de Marigné, Robert Hernault pour partie de la Chabocière. 1453 François de Coesmes par sa femme Jeanne Turpin, fille d'Antoine 1499 Nicolas de Coesmes 1523 Jean de Montalais l'acquiert et réunit la terre de Marigné à celle de Chambellay 1634 Pierre de Montalais, seigneur de Chambellay, baron de Keraër, vicomte de Querambourg, seigneur de Vernée, Daon, Bréon, Fourmentières, Vern et Sceaux 1665 Françoise de Montalais 1698 Messire Lechat de Vernée l'acquiert 1784 Louis André de la Forest d'Armaillé, époux de Pauline Louise de Lesrat, fille de Pauline Lechat

Pendant les troubles de la Ligue, Marigné ne fut pas épargnée. Les habitants, comme dans bien d'autres bourgs du Haut-Anjou durent se réfugier au château de leur seigneur. Or le seigneur de Marigné ne demeure pas sur la paroisse mais dans son château de Vernée à Champteussé.

Un rapprochement intervient en 2016. Le , les communes de Brissarthe, Champigné, Contigné, Cherré, Marigné, Querré et Sœurdres, s'associent pour former la commune nouvelle des Hauts d'Anjou. Marigné en devient une commune déléguéeArrêté préfectoral DRCL-BSFL-2016-134, .. Un nouveau regroupement intervient en 2019 avec l'intégration de la commune de Châteauneuf-sur-Sarthe, qui devient alors le siège de la nouvelle commune..

Politique et administration Administration municipale Administration actuelle Depuis le , Marigné constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle des Hauts-d'Anjou et dispose d'un maire délégué.

Administration ancienne

Ancienne situation administrative La commune était membre de la communauté de communes du Haut-AnjouInsee, Composition de l'EPCI du Haut Anjou (244900841), consulté le 30 novembre 2013, elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen. Le , la commune nouvelle de Les Hauts-d'Anjou entraîne sa substitution dans les établissements de coopération intercommunale.

Population et société Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,8 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante : 51,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,7 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 19,4 %) ; 48,2 % de femmes (0 à 14 ans = 24,2 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 20,9 %).

Vie locale

Économie Revenus de la population et fiscalité Le revenu fiscal médian par ménage est en 2010 de , pour une moyenne sur le département de .

En 2009, 48 % des foyers fiscaux sont imposables, pour 51 % sur le département.

Tissu économique Sur 71 établissements présents sur la commune à fin 2010, 54 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 27 % de celui du commerce et des services et 4 % du secteur de l'administration et de la santé.

Lieux et monuments

Le bourg : maisons anciennes. L'église Saint-Pontien, inscrite aux monuments historiques en 1971, date des , , , et conserve un reliquaire de saint Pontien et saint Pérégrin. La motte féodale. Le lavoir. La Grand-Maison : le , Mathurin Blouin, curé de Mézangé en Bretagne, évêché de Nantes, tant en son nom que comme père et tuteur naturel de ses enfants de †Delle Elizabeth Gaillard, vend à René Marchays Sr du Petit Boys Dt à Angers la Trinité, les lieux et métairie et closerie de la Tardiverie et Grand Maison situés au bourg et paroisse de Cherré et Marigné, avec un petit logis et jardin qu’il avait acquis, consistant en maison, jardins, écuries, cours, ayreaux, droits, rues issues, terres labourables et non labourables, prés, pâtures, vignes, qu’il avait tant par acquêts que par échange, et que ce qui peut appartenir à ses enfants par la succession de leur †mère, suivant les partages faits entre lui et noble homme Jean Gaillard des biens à eux échus de la succession de †n.h. François Gaillard Sr de Launay leur père passés par Leconte Nre Angers, fors à l’égard de de rente que Mr de Chambellay doit à ladite succession comme seigneur du four à ban dudit [Cué]… et lui cède pour les bestiaux et semances à lui deues par André Houdebine métayer de la Tardiverie (AD49 Lecourt Angers). La Perrine : château du . Le fief a appartenu aux familles Giffart et Champagné. Le Port-Joulain : le château du domine les courbes de la Mayenne. Le fief relevait de Daon, et tient son nom de Joulain du Port seigneur en 1396 qui fonda la chapelle du toujours existante. La Ragotière : Le , Jean d’Andigné écuyer et Delle Françoise Descore son épouse Dt à Marigné baillent à moitié pour à Pierre Chevalier la closerie de la Ragotière à Marigné (AD49 Chevallier Nre de la court de Marigné). La Rochette : Le Pierre Marchandye Md Dt au bourg de Méral pays de Craonnais, et Jehanne Froger sa femme, baillent à ferme pour pour à Jacques Guerin Md au bourg de Marigné, la closerie de la Rochette appartenant à ladite Froger de la succession de Pierre Froger (AD49 Chevallier Nre de la court de Marigné).

Personnalités liées à la commune Bernardin de Saint-François (1529-1582), né à Marigné, religieux. François-Louis Chartier, prêtre guillotiné le à Angers, béatifié par Jean-Paul II en 1984.

Voir aussi

Bibliographie .

Articles connexes Segréen Anciennes communes de Maine-et-Loire

Liens externes

Notes et références Notes

Références

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