Le yibboum () est une prescription d’institution biblique commandant l’union d’un homme à sa belle-sœur devenue veuve, si elle n’a pas eu d’enfants de sa précédente union avec le frère défunt, et ce, tant pour perpétuer le nom du défunt que pour protéger la veuve. L’enfant d'un tel couple portera le nom du défunt ou héritera de la part du frère mort.
Le yibboum a préséance sur l’interdiction pour un homme de connaître charnellement l’épouse de son frère, pour autant qu’elle soit réalisée dans le but d’accomplir la prescription. Ses lois font l’objet du traité Yevamot de la Mishna, développé ultérieurement dans les Talmud de Babylone et de Jérusalem. La loi juive devient au fil des époques plus encline à privilégier la cérémonie du déchaussement, qui permet à la belle-sœur de rompre ses attaches familiales avec la famille du défunt si le beau-frère ne veut ou ne peut s’acquitter du yibboum.
Le yibboum dans la Bible hébraïque
Le yibboum est mentionné pour la première fois dans la Bible lorsque ʿEr, fils aîné de Juda meurt peu après avoir reçu de son père une femme nommée Tamar en épouse. Juda dit alors à son puîné, Onan, de venir à la femme de son frère, de réaliser avec elle un mariage lévirat et de susciter une descendance à son frère (Genèse 38:7-8).
La prescription est formellement énoncée en Deutéronome 25:5-10 :
Traduction Chouraqui, qui utilise lévir pour "beau-frère" et lévire pour "belle-sœur" et invente un verbe lévirer (épouser par lévirat) :
Notes et références
Article connexe Lévirat
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