Montrevault est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, qui a pris le le statut administratif de commune déléguée au sein de la nouvelle commune de Montrevault-sur-Èvre de statut commune nouvelle.
Géographie Localisation Commune angevine des Mauges, Montrevault se situe au sud-ouest de Saint-Pierre-Montlimart, sur les routes , Saint-Rémy-en-Mauges - Saint-Pierre Montlimart, et , Le Puiset DoréIGN et BRGM, Géoportail Montrevault (49), consulté le 23 septembre 2012..
Géologie et relief À l'extrémité sud orientale du Massif armoricain, le petit territoire de Montrevault se trouve enserré dans un double méandre de l'Èvre. Cette rivière qui se jette dans la Loire près du site de Saint-Florent-le-Vieil, draine le pays des Mauges dans le sud du département.
Caractérisant la cité millénaire, le relief en creux taillé dans le plateau des Mauges rappelle les divers mouvements qui ont accompagné les ères géologiques. Plus à l'est, le territoire voisin de la commune de Saint-Pierre-Montlimart s'étend sur douze kilomètres du sud au nord et forme comme une ligne de partage entre les hautes Mauges et les espaces bocagers, viticoles ou agricoles, déjà tournés vers le pays nantais.
Urbanisme La première maison individuelle d’après guerre est édifiée en 1947 dans une rue nouvelle, à l'angle de l'actuelle avenue de Leppo et de la rue Bellevue. Un premier lotissement Gruget permet en 1951 la construction de trois maisons avenue de Leppo. L'année suivante, sous le contrôle de la société d'HLM, Les castors Chalonnais édifient quatre maisons donnant avenue de Leppo. À la même époque et sur la même rue, une nouvelle maison individuelle sort de terre. Un second lotissement Gruget, comprenant sept parcelles est mis en chantier et voit le jour avenue de Leppo en 1954. Un lotissement communal comprenant vingt-quatre parcelles est réalisé en 1955 dans la rue Nouvelle baptisée depuis rue Arthur-Gibouin. Toujours dans la même rue Nouvelle, la société d'HLM Coin de terre et Foyer réalise un lotissement de .
L'office départemental d'HLM construit en 1960 un immeuble collectif de seize logements locatifs, rue Arthur. Cette même année, l’organisme C. T. F. (Coin de Terre et Foyer) réalise un nouveau lotissement, le Val-d'Èvre, qui comprend quarante-et-un lots. Le CTF exécute en 1968 un lotissement particulier de deux logements jumelés rue Saint-Nicolas. Un deuxième immeuble collectif de vingt-quatre logements est en cours de construction sur le terrain dit La Boîte, près du Val-d'Èvre, sous l'égide de l'Office départemental d'HLM. Pour desservir l’ensemble de ces habitations, la construction d’une première station réalisée route du Puiset.
Le parc locatif de la commune se voit doté en 1973, par la société Habitat 49, de vingt-quatre logements supplémentaires dans ce que l’on va appeler le HLM du Val d’Èvre. En 1975, construction de la première maison du lotissement Air et Soleil. Cet espace, compris entre l'avenue de Leppo, la rue de Vendée et le Val-d'Èvre compte vingt lots. Toujours sur le même terrain de La Boîte débutent l'année suivante, en 1976, les premières constructions du lotissement Les Chênes qui comprend vingt maisons. En 1978, un autre lotissement, comprenant sept parcelles, est créé à Bohardy, chemin des Venelles. L'année suivante, en 1979, lancement d’un nouveau lotissement au Coteau Martin, qui comprend six emplacements.
En 1980, à la Basse-Fromenterie route du Fief-Sauvin, dix maisons individuelles sortent de terre. La rue en impasse prend le nom de l'ancien chef de la fanfare locale : Julien Rousseau. Dans le cadre de la Rénovation de l'Habitat rural, la municipalité décide en 1980 de raser l'ancien hôtel du Cheval Blanc, place Saint-Vincent. Ils font construire sur son emplacement un immeuble comprenant neuf logements locatifs avec au rez-de-chaussée un commerce alimentaire, inaugurée le . À la Haute-Fromenterie, vingt-sept lots sont proposés et accessibles par l’allée du Rocher. On parle désormais de l’allée des Acacias.
Depuis 2002 et la démolition du HLM du Val d’Èvre, vingt-sept logements locatifs individuels sont sortis de terre. En 2005, les seize appartements collectifs de la rue Arthur-Gibouin sont réhabilités. Dans le même temps vont se concrétiser des pavillons en accession à la propriété dans le cadre du Hameau de l’Èvre.
Toponymie Montem Rebellem, Monrevelle au ..
Histoire
Préhistoire et Antiquité En 900 av. J.-C., le site de Montrevault, en particulier les zones abritées des vents froids au pied des éperons rocheux, sont occupées par des petites hordes de chasseurs et de pêcheurs. Une hache à ailerons trouvée en 1935 (docteur Maclou de Nancy) et une autre en pierre polie découverte en 1978 par G. Gabory à côté du pont médiéval de Bohardy, confortent cette pré-histoire (haches visibles au musée de Cholet).
La rivière d'Èvre porterait le nom dérivé de Auera en langage local. Une statuette en bronze de cinq pouces représentant un homme jeune et viril, s'échappe des braies d'un troupier distrait et va se perdre dans la boue du sentier qui bifurque plein sud. Ceci relèverait de la légende, cependant la petite statuette est conservée au musée Dobrée à Nantes et porte la mention dans la vitrine de l'âge du fer, section de la Préhistoire régionale.
Moyen Âge Sur la grande voie Nantes-Poitiers, divisée en vingt-cinq sections, six concernent Montrevault. On relève la quatrième, Montrevault-Angers ; la cinquième, Montrevault-Chalonnes par la Pommeraye ; la sixième, Tiffauges-Saint-Florent par Montrevault ; la treizième, appelée « Grand Chemin de Montrevault à Gesté », se poursuit jusqu’à Clisson. La voie de Montrevault à la Chaussaire constitue la quatorzième section ; quant à la quinzième, elle conserve son nom à travers les siècles : « Chemin de Nantes », reliant Montrevault au port des Namnètes, et elle est toujours signalée sur les cadastres.
À l’intérieur d’un oppidum surélevé, fortifié et toujours visible à deux pas du rocher, la villa d’un maître nommé Antoniacus est à l’abri de tout conflit jusqu’à ce que la révolte des mineurs de fond ne vienne à bout des gardiens de la Musse. Le quartier et la butte Saint-Antoine restent le témoin de ces pages plus ou moins légendaires.
Une abbaye bénédictine est fondée en 718 au Mont-Glonne sur le promontoire dénommé Saint-Florent. La juridiction de cette fondation va s'étendre jusqu'au territoire du Petit-Montrevault.
La légende locale rappelle un sanglant combat qui aurait opposé en 786 Bretons contre Français aux confins de l'Anjou et du pagus tout proche, le Pays nantais. La mare Bataillère, en bordure du chemin des Hauts-Bois en limite de Montrevault et de Saint-Pierre-Montlimart en garderait la mémoire. Des traces rougeâtres permanentes y sont toujours décelables et correspondraient au temps des expéditions de Charlemagne.
Au milieu du , Alain Barbetorte, premier duc de Nantes, obtient le pays des Mauges. Il traite avec Guillaume Tête d'Etoupe, nouveau comte de Poitiers, pour s'unir contre les Normands. L'administration du territoire entre Namnètes et Pictons revient désormais à l'église de Nantes. Exception à cette nouvelle obédience : les terres de Saint-Florent-le-Vieil et de Saint-Rémy-en-Mauges restent en 953 sous l'autorité de l'évêque d'Angers. Le petit territoire de Montrevault se trouve ainsi au point de contact entre l'influence angevine et le pouvoir nantais.
Renaud Torench ou Thorenc. — que la tradition nomme le Thuringien à cause de ses supposées origines germanico-normandes ; il a été proposé d'autres étymologies, plus vraisemblables, au surnom Torench : seigneur de Thorigné., ou Gros-Ventre en bretonL'intégration des Mauges à l'Anjou au siècle, par Teddy Véron, — est reconnu en 960 seigneur des territoires de Châteauceaux et Mons Revault. Il doit toutefois accepter de devenir vassal d'un autre Nantais, Guerech. Ce dernier, inféodé malgré lui au comte d'Anjou, concrétise les luttes d'influence qui se manifestent dans les Mauges, une région de marche disputée alors entre Anjou, Bretagne et Poitou. Le verra justement le comte d'Anjou l'emporter, réussissant à y placer de fidèles vassaux et réalisant ainsi l'intégration définitive des Mauges au comté d'Anjou. L'origine de Renaud Torench reste mal connue, certains la voyant en Poitou-pays d'Herbauges et Tiffauges, d'autres en Bretagne, ou tout simplement en Anjou du nord (il était possessionné entre Mayenne et Sarthe du côté de Thorigné) et/ou dans les Mauges (qui firent partie du grand comté d'Herbauges) ; il devient en tout cas un fidèle des comtes d'Anjou, qui le font vicomte d'Angers/d'Anjou en 966-990 ; vers 990/994, il devient moine prévôt de l'abbaye poitevine de Saint-Jouin de Marnes et il meurt en 1001.
À l’âge de 17 ans, Foulques III, dit Foulques Nerra (« le Noir »), hérite de l’Anjou et de nombreuses terres enclavées dans des provinces qui ne lui appartiennent pas. Aussi pour assurer ses possessions sur la vallée du Cher, il détruit la villa d’un certain Robellus Nobilis, érigée à Mon-trichard sur un mont Reveau. Il envisage aussi de construire une place forte à l’extrémité occidentale de ses terres, sur un mamelon rocheux dominant un modeste affluent de la Loire, à Montrevault. En mars 994, le comte d’Anjou accorde l’immunité à deux cloîtres d’Angers dépendant de la cathédrale. À partir de cette décennie, les constructions militaires sont habilement réparties sur les frontières du comté. Après les ravages des Normands et le dépeçage des Mauges par des peuples rivaux et les gens de guerre, le pays se hérisse de hautes mottes. Ce sont des refuges souvent inabordables dont la base est bordée d’un large fossé palissadé ou d’un cours d’eau, comme à Montrevault. Le sommet fortifié attire rapidement un bourg avec ses ruelles tortueuses et une église. Le lieu se transforme bientôt en castrum (château-fort) avec haut donjon et double enceinte de pierres, comme indiqué par l’archiviste Célestin Port en 1878 dans l’introduction de son Dictionnaire historique du Maine-et-LoireCélestin Port 1874, du tome, sur Wikisource..
En cette fin du premier millénaire, les terres de Champtoceaux et de Montrevault appartiennent à Renaud Torench/Thorenc (alias le Thuringien selon l'historiographie traditionnelle), mari de RichildeLe nom Richilde fleure la haute aristocratie, évoquant irrésistiblement l'impératrice Richilde, épouse de Charles le Chauve et souche des comtes du Maine par leur fille Rothilde., puis à leur descendance immédiate. En effet, leur fils, Renaud II, évêque d'Angers de 920 à 929, reçoit une partie de ces territoires avec les revenus correspondants. Vers l’an 1000, l’église de Saint-Rémy-en-Mauges, Ecclesia sancti Remigii, dont dépend le petit domaine de Montrevault, est donnée pour moitié à l’abbaye Saint-Serge d’Angers. L’évêque Renaud II effectue lui-même la donation, Montrevault (Le Petit-).. Face à ces tentatives de mainmise tant spirituelle que temporelle, Foulques, comte d’Anjou, entend lui aussi exercer son influence vers l’ouest. Le site de Montrevault retient donc toute son attention. Au cœur du méandre le plus resserré de la rivière, en accord avec le nouvel évêque d’Angers, Hubert de Vendôme, (et en maintenant sur place la famille du Thuringien ?), le puissant Foulques Nerra fonde la motte féodale sur cette roche originale de la rive droite de l'Èvre. Il l’accapare et en construisant une forteresse dissuasive et par définition rebelle, participant à la mise en œuvre de l’intégration des Mauges à l’Anjou. La famille de l'évêque Hubert (les vicomtes de Vendôme, donc, prolongés par mariage dans la maison des vicomtes du Maine) reste ensuite possessionnée de Montrevault (le Grand-Montrevault)... : ainsi, sa nièce Emma de Montrevault († 1058) épouse le vicomte du Maine Raoul.