Noyant-la-Gravoyère est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire. Elle est depuis le intégrée à la nouvelle commune de Segré-en-Anjou Bleu.
On y trouve la Mine bleue, ancienne mine d'ardoise transformée en établissement patrimonial.
Géographie Localisation Commune angevine du Segréen, Noyant-la-Gravoyère se situe au nord de Bourg-d'Iré, sur la route , Pouancé - SegréIGN et BRGM, Géoportail Noyant-la-Gravoyère (49), consulté le 7 octobre 2012..
Hydrographie Plusieurs étangs se trouvent sur la commune : l'étang de la Coudre, l'étang de Saint-Blaise et l'étang de la Corbinière sont formées par le ruisseau du Misengrain. La limite sud de la commune est formée par la Verzée, dans lequel se jette le ruisseau de la Dionnais.. L'ensemble hydrographique formé par le Misengrain et ses étangs a été classé en ZNIEFF par l'INPNZNIEFF 520220045 - RUISSEAU DE MISENGRAIN ET SES ETANGS..
Toponymie Une première mention de Noyant-la-Gravoyère apparaît en 1177 sous la dénomination de Noientum. On retrouve Nioent en 1264, Nogentum en 1419, puis Noyens la Gravierre en 1585, Noyant-la-Gravaire en 1651 et Noyant-la-Gravelle en 1705.
Le terme Noyant proviendrait du mot gallo-romain noventium, dérivé de l'adjectif celte noviento, « nouveau ». Cette dénomination désigne alors une cité nouvelle pendant la période gallo-romaine. De la même origine provienne les communes de Noyant et Noyant-la-Plaine..
L'ajout Gravoyère, plus tardif, provient de la déformation de gravière, ayant pour origine l'ancien mot celte grava désignant une petite pierre. L'ajout de ce terme est lié aux nombreuses exploitations de roches diverses à Noyant, dont l'exploitation de schiste avec les ardoisières de Misengrain et de La Gatelière, ainsi que des mines de fer proches..
Histoire Antiquité, Moyen Âge et Ancien Régime La commune de Noyant-la-Gravoyère est située le long de l'ancienne voie romaine reliant Angers à Rennes. Une ancienne borne milliaire au lieu-dit la Gatelière a disparu à la fin du ..
En 1177, l'église de Noyant est aux mains de laïques et est racheté par Geoffroy La Mouche, évêque d'Angers. L'église est donné en collationCollation sur Wiktionnaire, droit de conférer un bénéfice ecclésiastique. au chapitre d'Angers, et semble être un centre paroissial. Au , lors de la fondation du prieuré Saint-Blaise, chapelle du fief seigneurial de La Gravoyère, elle n'est plus qu'une annexe de la cure du Bourg-d'Iré..
Au , on trouve sur le territoire de l'actuelle commune un nombre important d'ouvriers du bois et de l'ardoise. Le , lors du mariage de Renée Lailler et Charles de Scépeaux, les fiefs de la Roche et de la Gravoyère sont réunis. En 1789, le territoire dépend du bailliage et de l'élection d'Angers, ainsi que du grenier à sel de Pouancé. Si Noyant est alors une communauté taillable distincte, elle n'est que succursale du Bourg-d'Iré.
Révolution et Lors de la Révolution, le vicaire du Bourg-d'Iré desservant Noyant refuse de prêter serment et est déporté jusqu'en 1800. Lors des troubles de la Chouannerie, la commune est décrite comme ralliée aux chouans. Le maire lui-même accueille le vicaire du Bourg-d'Iré avant sa déportation pour communier 200 personnes. Le culte est ensuite célébré clandestinement par le curé de Saulgé-l'Hôpital. En 1795, les chouans des environs de Noyant étaient dirigés par un certain Robier, dit Pique-en-Bois.
En 1803, Noyant-la-Gravoyère est érigée en paroisse. En 1840, une école mixte est tenue dans la commune par une sœur religieuse de Saint-Charles. En 1875, une école de garçon est construite.
: apogée puis déclin des mines En 1912, la mine de fer du Bois I est ouverte par la société des mines de fer de Segré. Lors de la Première Guerre mondiale, la commune perd . 17 autres habitants décéderont lors de la Seconde Guerre mondiale. L'entre-deux-guerres voit la construction de l'ensemble scolaire public et mixte en 1932, nommé par la suite René Brossard du nom de l'instituteur résistant de Segré arrêté en , emprisonné au Pré-Pigeon à Angers aux côtés d'Adrien Tigeot, et mort en prison le de la même année.
En août-, une équipe de bénévoles encadrée, entre autres, par l'abbé Levesque, aménage un vélodromePascal Dollé, "Le vélodrome oublié de Noyant-la-Gravoyère", Noyant-la-Gravoyère autrefois, fascicule , décembre 2021, . en bordure de la route de Segré à Pouancé (à l'angle des rues Constant Gérard et Ludovic Ménard). Début octobre, il est affilié à l'Union Vélocipédique de France.. Les premières courses officielles ont lieu le .. Il est abandonné au bout de quelques années. Les courses qui s'y déroulaient étaient organisées par "La Noyantaise", société sportive plus connue pour ses activités de gymnastique..
En , à l'initiative de Léon Dohin, ardoisier et ancien champion régional, la société Cycliste La Joyeuse est recréée. Il donne un terrain lui appartenant situé au lieu-dit La Promenade afin d'y aménager un nouveau vélodrome.. La piste en terre battue est réalisée uniquement par des bénévoles. Dès la première saison, trois réunions cyclistes y sont organisées. Chaque année, la piste est remaniée : Ainsi, en 1935, le virage Est est refait et en 1936 le tracé est entièrement modifié.
En 1938, le vélodrome de La Promenade, comme on l'appelle alors, est doté d'une tribune en bois.. La popularité et l'attrait du vélodrome grandissent, la plus importante course réunissant 400 compétiteurs en 1942.
Début 1951, une nouvelle rangée de gradins en ardoise est aménagée face aux tribunes existantes avec l'aide d'une soixantaine de bénévoles.. Le , l'assemblée du comité d'Anjou de la Fédération française de cyclisme, réunie à Nantes, décide que les Championnats d'Anjou 1952 auront lieu sur le vélodrome de Noyant-la-Gravoyère.. À la suite de cette annonce, une assemblée extraordinaire de « La Joyeuse » se tient le .. Il est décidé de remplacer la piste en terre battue par une piste en ciment. Des plans sont réalisés par Jean Alibert, ingénieur et géomètre des mines de fer. Il prend pour modèle le vélodrome de Milan.
En 1952, on inaugure le vélodrome en ciment qui porte désormais le nom de Georges Paillard, champion cycliste natif de Sainte-Gemmes-d'Andigné.
L'école maternelle publique et mixte ouvre en 1978.
En 1979, on compte encore 411 employés aux ardoisières de Misengrain, produisant d'ardoises, soit 23 % de la production du département tandis que la mine du produit de fer par mois, employant 253 ouvriers. Les difficultés économiques s'accumulent pour l'industrie minière, entraînant la fermeture de la mine de fer du en 1985, puis la liquidation de la Société des Ardoisières d'Anjou en 1986, avec pour conséquence la fermeture des ardoisières et le licenciement de 310 employés. Malgré une reprise annoncée en et effective en 1989 par les Ardoisières d'Angers avec un effectif restreint de 98 employés, la mine ferme définitivement en 1999.
En 1986, la commune mise sur le tourisme pour faire face aux difficultés induites par les fermetures des mines. Le parc de loisirs Saint-Blaise, près de l'étang du même nom, est construit en avec l'aide de bénévoles. L'année suivante, la commune réaménage l'ancien site ardoisier de la Gatelière pour créer la Mine bleue, qui ouvre ses portes en 1991. Faute de rentabilité, le site ferme en 2000, avant d'être repris par la société société FD Tourisme qui le rouvre en 2007. L'entreprise mise en liquidation judiciaire fin 2013, la Mine bleue est depuis gérée par le Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.
Politique et administration vignette|alt=Façade de la mairie.|Façade de la mairie. Administration municipale Administration actuelle Depuis le Noyant-la-Gravoyère constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Segré-en-Anjou Bleu et dispose d'un maire délégué..
Administration ancienne
Ancienne situation administrative La commune était membre de la communauté de communes du Canton de SegréInsee, Composition de l'EPCI du Canton de Segré (244900593), consulté le 17 septembre 2013, elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen, jusqu'à son intégration dans Segré-en-Anjou Bleu.
Population et société Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante : 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 23,7 %) ; 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 30 %).
Économie Sur présents sur la commune à fin 2010, 9 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 14 % du secteur de la construction, 48 % de celui du commerce et des services et 20 % du secteur de l'administration et de la santéInsee, Statistiques locales du territoire de Noyant-la-Gravoyère (49), consultées le 5 mai 2013..
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Château de La Roche. Château de la Gravoyère, site archéologique de l'ancien fief de la Gravoyère. La Mine bleue, ancienne mine d'ardoise ; elle constituait, lorsqu'elle était encore en service de 1916 à 1986, le principal employeur de la commune. Dans les années 1990, elle fut transformée en musée naturel, permettant au public de découvrir le lieu où travaillaient autrefois les mineurs. En 2007, après dix ans de fermeture, le site touristique de la Mine Bleue, racheté par le syndicat mixte Pays du Haut-Anjou Segréen (devenu Pays Anjou Bleu) a rouvert, proposant une visite de ce site ardoisier, avec descente en funiculaire à sous terre, nouvelle scénographie et d'autres attractionsSite de la Mine Bleue.. Le Vélodrome Georges PaillardNoyant-la-Gravoyère : le vélodrome sur le site patrimoineduhautanjouavaloriser.frLe Monde du 6 septembre 2020. Salle des Parageots. Ancien cinéma bâti par des mineurs ardoisiers. Cette salle accueille aujourd'hui différents évènements : théâtre, concerts, résidences, ateliers, etc, consulté le 23 octobre 2012.. L'association Chaou Baou y a régulièrement organisé des concerts entre 2006 et 2015.. Cité jardin. Dans les années 1920, une cité ouvrière est construite pour les ouvriers des ardoisières. Elle est composée de pavillons semblables mais tous différents, équipés de toilettes et d'eau courante voire d'électricité et implantés le long de rues courbes. Ce modèle se distingue des corons à l'anglaise et des pavillons doubles ou quadruples rencontré dans les bourgs miniers alentour.
Personnalités liées à la commune Bertrand Roiné (1981- ), handballeur formé au club sportif Noyant-Bel-Air.
Voir aussi
Bibliographie
. . Pierre Dauffy, Noyant-la-Gravoyère d'hier et d'aujourd'hui, Angers, Imprimerie Topgraphic, 1997, 168 p. Pascal Dollé, Noyant-la-Gravoyère autrefois, fascicules 1 à 8, Noyant-la-Gravoyère, 2021-2025, 1007 p. (cote AD49 = PER 654) Pascal Dollé, Courtes biographies des 68 soldats qui ont leurs noms gravés sur le monument aux morts de la commune, , 155 p. Pascal Dollé, Courtes biographies des 18 mineurs qui sont décédés à la suite de l'accident de la carrière de Misengrain du 15 novembre 1888, , 42 p.
Articles connexes Segréen Anciennes communes de Maine-et-Loire
Liens externes
Notes et références Notes
Références
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