Daniel Doumerc, né le à Montauban (Tarn-et-Garonne) et décédé le à Paris, est un banquier et homme politique français.

Biographie Lors de son mariage, il est négociant et habite rue Montmartre. En 1774, il est toujours négociant et demeure rue Poissonnière. En tant que régisseur général des Vivres de la Guerre, chargé de l'approvisionnement des blés pour le compte du Roi, il est compromis dans la « guerre des farines », une sombre affaire de détournement de vivres sous le ministère Turgot, ayant entraîné une disette et des émeutes à Paris, à la suite de quoi, le , il est embastillé pendant six semainesExtrait de « La Nouvelle Histoire de Paris au siècle » par Jean Chagniot - Diffusion Hachette 1988, pages 295-296 :

Il est libéré le , in: Histoire générale de Paris, collection de documents publiée sous les auspices de l'Édilité Parisienne. Les lettres de cachet à Paris, étude suivie dune liste des prisonniers de la Bastille (1659 -1789), .. Cette affaire donne lieu à une enquête, puis un non-lieu les mois suivants qui laisse apparaître un détournement de plusieurs millions de livresExtraits des Arrêts du Conseil du Roi, Inventaire analytique des arrêts en commandement, Règne de Louis XVI, Ministère Turgot, Paris 1978, tome 1 (1774-1776) et tome 2 (1777-...). - juillet 1775 : Mercredi 26 juillet, Versailles 2998 - Arrêt nommant des commissaires pour examiner les comptes des sieurs Sorin et Doumerc, chargés de l'approvisionnement des blés, qui ont recouvré 3 millions alors que 12 millions sont sortis du Trésor royal.Arrêts du Conseil du Roi, p. 285 - mai 1776 : Dimanche 5 mai, Versailles 4637 - Arrêt ordonnant que le sieur Leray de Chaumont présentera ses comptes à la commission établie par l'arrêt du Conseil du 26 juillet précédent pour juger ceux des sieurs Sorin et Doumerc.Arrêts du Conseil du Roi, - novembre 1777 Dimanche 23 novembre, Versailles 4682 bis - Arrêt subrogeant le sieur Michaud de Montaran fils, maître des requêtes, au sieur Dufour de Villeneuve, pour remplir les fonctions de procureur général du Roi en la commission établie par l'arrêt du 26 juillet 1775 pour vérifier les comptes des sieurs Sorin, Doumerc et Le Ray de Chaumont..

À la naissance de son fils Auguste, il est toujours régisseur général des vivres de la Guerre et habite toujours rue Poissonnière. En 1783, il est dit « écuyer, seigneur de Pierre Buttée, Lamotte, La Maison Rouge et autres lieux » et demeure faubourg Saint-Denis. Il possède de nombreuses propriétés dans la région parisienne, notamment du côté de Deuil, Épinay, Pierrefitte, Stains, la Courneuve et Louveciennes. Il est également propriétaire de maisons de rapport à Paris au coin des rue Greneta et rue de la Tonnellerie.

Le 27 floréal an 2 (), il achète l'hôtel de la Force à Montauban pour livres payables en assignats aux héritiers de Jean Dumas. L'hôtel de la Force, composé d'un corps central que flanquaient deux pavillons à frontons triangulaires, précédait un vaste parc aménagé sur l'emplacement d'un ancien cimetière protestant et s'étendant sur plus d'un hectare et demi. Il le revend le à mademoiselle Jacquette Renée de Caumont, des seigneurs de Montbeton, branche montalbanaise des CaumontLe vieux Montauban, par Robert de Mentque, éd. Subervie, Rodez..

Il s'enfuit dans le Sud-Ouest sous la Terreur et est placé sur la liste des émigrés. Ses biens sont confisqués. Il est élu député (royaliste) du Lot le , au conseil des Cinq Cents, mais exclu en raison de son statut d'émigré jusqu'à ce que sa situation soit régularisée, le . Après le coup d'état de fructidor (1797) contre les royalistes, il est déporté à l'île d'Oléron, et ses biens sont mis sous séquestre. Libéré après le coup d'état du 18 brumaire () qui marque le début du Consulat, il recouvre ses biens. En 1803, il demeure à Stains. Bernard-François Balzac (1746-1829), le père de Balzac, travailla dans la banque Doumerc, avant 1797Stefan Zweig (trad. Fernand Delmas), Balzac : le roman de sa vie, Paris, Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche », 1996, ..

En 1805, à la naissance de son petit-fils Eugène Daniel, il habite rue Neuve des Mathurins n° 103 division de la Place Vendôme. En 1810, à la naissance de son petit-fils Jules Louis Joseph, il est témoin, « ex-législateur » et habite au 42 rue Basse-du-Rempart, division de la Place Vendôme. C'est là qu'il demeure jusqu'à sa mort. Son acte de décès indique qu'il est « écuyer, ancien régisseur général des Vivres de Terre et de Mer ».

Notes et références

Bibliographie

« Doumerc, Daniel », in: Dictionnaire de Biographie Française, publié sous la direction de Roman d'Amat et R. Limouzin-Lamothe, Paris, Librairie Letouzey et Ané, 1967, tome II.

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