L'église Saint-Wulphy de Rue est un édifice religieux catholique situé au centre du bourg de Rue, dans l'ouest du département français de la Somme.

L'église est caractéristique de l'architecture néo-classique.

Préambule Un précédent édifice, construit au et placé sous le vocable « église Saint-Wulphy », est dévasté le par une violente tempête. Il est démoli en 1827 sous la direction de Charles Sordi. Le bas-côté nord de cette église, la chapelle du Saint-Esprit, chef-d'œuvre du gothique flamboyant, est préservée.

Après des controverses qui durent trois ans, la grande tour qui servait aussi d'amer pour la navigation est également démolie.

vignette|centre|400px|Situation de la chapelle du Saint-Esprit, de l'ancienne église et de la tour sur le plan napoléonien et dates des démolitions.

Historique L'église de Rue est reconstruite de 1828 à 1833. Son concepteur est Charles Sordi, natif de Rue. Cette nouvelle église est dénommée également Saint-Wulphy..

La chapelle du Saint-Esprit, qui n'a pas été détruite, devient séparée de la nouvelle église..

Selon la légende primitive du Saint Voult, Nicodème et l'empereur de Constantinople, David, sculptent trois crucifix qu'ils jettent dans la mer de Grèce. Nicodème en a sculpté un, qui parviendra à Lucques. Les deux autres, œuvres de David, iront l'un à Rome, l'autre à Rue. Le Saint Voult est victime de son succès. Certes, seule la cathédrale de Lucques possède le crucifix le plus authentique, mais cela n’exclut pas que, sur les conseils de Nicodème, deux images du Christ en croix de même type ont été créées. L'église Saint-Wulphy de Rue se recommande de la possession d'une de ces représentations. Cette précieuse relique, placée finalement dans la chapelle du Saint-Esprit, est brulée à la Révolution française, et seul un fragment est préservé..

Caractéristiques vignette|La façade

Extérieur L'église Saint-Wulphy actuelle est caractéristique de l'architecture néo-classique. Elle est en brique et en pierre et a une forme parallélépipédique. Sa façade en pierre, d'une grande sobriété, est percée d'un portail encadré par des colonnes surmontées d'un fronton triangulaire. Un clocher quadrangulaire recouvert d'ardoises domine la façade.

Intérieur Le maître-autel est surmonté d'une gloire entourant un groupe sculpté représentant l'Assomption de la Vierge. Les murs de la nef sont ornés de boiseries, de tableaux représentant des scènes religieuses et de statues de saints. Ces statues en bois, datées du , représentent Marie l'Égyptienne, Jean le Baptiste, Jacques le Majeur, saint Sébastien.

En 2017, le tableau Le Martyre de sainte Lucie, situé dans la sacristie, est inscrit aux Monuments historiques au titre d'objet de la base Palissy. Il est restauré de 2018 à 2020 puis replacé dans l'église, au-dessus des stalles. Cette toile, datée de 1650, est l'œuvre de Guillaume Perrier, peintre et graveur originaire de Mâcon. On ignore la provenance de ce tableauLe Courrier picard, Claude Cailly, « Le Martyre de sainte Lucie en bonne place » p. 19, jeudi 5 novembre 2020..

L'entrée de la nef est surmontée d'une tribune où est installé un orgue construit en 1895 par les frères Adrien et Salomon Van Bever, relevé par Daniel Decavel... Cet instrument est offert par la famille De Broutel en 1894.

En s'achève une longue restauration de l'intérieur de l'église, prise en charge par la municipalité, concernant les murs, les plafonds, les boiseries et les peintures murales, permettant la réouverture de l'édifice.. Malheureusement, le , un morceau de plafond se détache, imposant une nouvelle fermeture au public du bâtiment..

Le , le tableau La Présentation de la Vierge au Temple d'un peintre du resté anonyme retrouve sa place dans l'église après treize mois de restauration. Cette installation marque la fin de la période de travaux et de restaurations et la réouverture au culte et au public de l'édificeCe tableau, d'après la thèse de Claire Labrecque, en page 60, serait une des rares représentations de l'intérieur de l'ancienne église avant sa démolition...

Une chasuble de velours rouge, décorée d'une broderie de fils de soie polychromes, représentant le Christ sur la croix et datant du , est, par décision du conseil municipal de Rue du , mise en dépôt au trésor de la cathédrale Notre-Dame d'AmiensJean Ponchon, « La Chasuble du XVe siècle mise à l'abri à la cathédrale », Le Courrier picard, 27 mars 2024 p. 2.

Notes et références Note

Références

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

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Liens externes

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