Saint-Jean-des-Mauvrets est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Depuis le , elle forme avec Juigné-sur-Loire la commune nouvelle des Garennes sur Loire.

Géographie Commune du Nord Saumurois, Saint-Jean-des-Mauvrets est un petit village d'Anjou situé sur la rive gauche de la LoireIGN, Géoportail Saint-Jean-des-Mauvrets, consulté le 11 mai 2014.. Il y réside plus de habitants sur une surface de . Village agricole et surtout viticole, il ressent depuis plusieurs années l'influence croissante d'Angers, préfecture du département, qui se situe à moins de .

Sa grande superficie offre au village des paysages variés : le bourg important, construit en ardoise, tout en longueur, le long de la départementale 751, de bois (le bois d'Angers, le bois de l'Eclanchau, le bois de Saint-Jean, ou encore les Garennes), près de de prés et de vignes. Saint-Jean-des-Mauvrets a également une riche histoire et possède plusieurs édifices intéressants sur son territoire.

Toponymie Durant la Révolution, la commune porte le nom de Les Mauvrets.

Histoire

Le premier document manuscrit où figure le nom latinisé de la paroisse, De Parte Malvereti. « du côté de la mauveraie », date de 1040. Il désigne un lieu dans la vallée, au bas de la colline de Saint-Saturnin. Le chapitre de Toussaint d'Angers y établit après 1149, date où l'évêque Ulger lui fait don, un prieuré-curé, près du château-fort, fief de la famille des Châteaubriant jusqu'au . Jusqu'à cette même époque, la paroisse englobe La Daguenière sur l'autre rive. Elle comporte une enclave, à l'ouest, la Chapelle Saint-Almand (première mention en 1081). Jusqu'au , le temporel de cette chapelle appartient en propre à l'évêque d'Angers. Il y possède une résidence, le manoir des Salles, où il rend la justice. Le fort de Mécrin, sur le chemin de Brissac, protège les habitations.

Jusqu'à la Révolution, les seigneurs de Saint-Jean-des-Mauvrets et de Saint-Almand se prévalent chacun des revenus de ces deux villages distincts, séparés par le ruisseau de Saint-Almand. La vie des habitants (200 feux en 1688) s'oriente, ici, vers les terres de la vallée. Elle est rythmée par les inondations du fleuve capricieux : il engloutit au les prairies et les forêts qui s'étendaient au-delà de Belle-île. C'est en 1869 seulement qu'une levée syndicale fixe le lit fluvial.

Le plateau, orienté vers l'Aubance, comporte, lui, jusqu'au remembrement de 1955, un parcellaire très morcelé où alternent les blés, les pâturages et les vignes entrecoupées de bosquets. Le revenu en profite à des hobereaux, par la fertilité du terroir, des espaces giboyeux et le rapport de la meunerie, ils fondent de petits fiefs dans le cadre de la seigneurie. Ce mouvement s'affirme à partir du . Ainsi, entre Saint-Almand et Saint-Jean, s'édifient les manoirs de la Gâchetière et du Moleton, et tournés vers l'Aubance, ceux de Versillé, du Grand-Beaumont et d'Avrillé, pendant que Mécrin devient un puissant hôtel fortifié. Victimes à la fin du des échauffourées entre Ligueurs et troupes royales, ces domaines retrouveront au une nouvelle jeunesse.

Plus que l'effet de la Révolution, c'est le jeu des puissances locales qui amene le changement dans Saint-Jean-des-Mauvrets. En particulier la démolition de l'ancienne église du vieux-Bourg, souhaitée par le propriétaire du château, entraîne le déplacement de l'ancien centre vers Les Places, au sud-ouest. Là furent construits en 1862 la nouvelle église ainsi qu'un presbytère, qui deviendra l'actuelle mairie en 1908. Avec l'apparition de nombreuses boutiques le long de la route d'Angers à Saumur, naît un village-rue, à l'écart du Vieux-Bourg, isolé encore davantage à partir de 1875, quand la gare de Buchêne, sur la ligne d'Angers à Montreuil-Bellay, rend caduque la navigation sur la Loire. Parallèlement, la disparition du bocage modifie le paysage de Saint-Jean-des-Mauvrets, voué aux grands espaces viticoles.

Au début du , la tendance est de sauvegarder le patrimoine architectural de la commune, au sein d'un vignoble renommé, encadré d'espaces naturels où flore et faune sauvages trouvent refuge dans le cadre du plan Natura 2000.

Saint-Jean-des-Mauvrets fusionne en avec Juigné-sur-Loire, créant la commune nouvelle des Garennes sur Loire..

Politique et administration Administration municipale Administration actuelle Depuis le , Saint-Jean-des-Mauvrets constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle des Garennes sur Loire et dispose d'un maire délégué.

Administration ancienne

Ancienne situation administrative La commune est membre jusqu'en 2016 de la communauté de communes Loire AubanceInsee, Composition de l'EPCI de Loire Aubance (244901013), consulté le 14 août 2013., elle-même membre du syndicat mixte Pays Loire-Angers.

Population et société Démographie

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante : 51 % d'hommes (0 à 14 ans = 24 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ; 49 % de femmes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 18,3 %).

Vie locale Associations : golf, USPL badminton, USPL tennis de table, USPL tennis, USPL football, USPL basket, PULMA, Les pédaleurs de l'Aubance, OGEC, Génération dynamique, club du , cercle de la Paix, amicale scolaire, amicale Laïque, CÉPAJE (association du Patrimoine).

Économie Sur 110 établissements présents sur la commune à fin 2010, 15 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 57 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santéInsee, Statistiques locales du territoire de Saint-Jean-des-Mauvrets (49), consultées le 12 mai 2013..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Logis de la Gachetière, maison seigneuriale du , .. Château de Saint-Jean, siège d'une châtellenie, , .. Moulin à vent dit moulin de Pistrait.. Moulin à vent dit moulin du Pavé ; moulin à vent de la Haute-Bâte ; moulin à vent de Terre-Forte.. Église Saint-Jean-Baptiste...

Personnalités liées à la commune Louis-Anselme-François Pasqueraye du Rouzay (1765-1839), officier français, écuyer, et émigré en 1789, maire de la commune au début du et propriétaire du château de Saint-Jean. Eusèbe Biotteau (1898-1990), vigneron propriétaire du Château d'Avrillé, au lieu-dit L'Homois, y est décédé.

Voir aussi Bibliographie .

Articles connexes

Le Saumurois Anciennes communes de Maine-et-Loire Liste des communes du Val de Loire

Liens externes

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Les Garennes sur Loire Catégorie:Commune déléguée en Maine-et-Loire Catégorie:Commune en France fondée en 1790 Catégorie:Commune ayant porté un nom révolutionnaire en Maine-et-Loire Catégorie:Commune en France disparue en 2016