La halitza ( « déchaussement ») est une prescription d’institution biblique prenant la forme d’une cérémonie que doivent réaliser une veuve sans enfant et son beau-frère si celui-ci refuse ou ne peut pratiquer le yibboum.

Lorsqu’une veuve sans enfant se voit refuser l’union à son beau-frère afin de donner une descendance à son mari défunt, elle a la possibilité d’en appeler à un tribunal qui convoque le beau-frère récalcitrant. Lorsque celui-ci déclare persister dans son refus, elle lui crache au visage, lui ôte une chaussure et le déclare publiquement à son tour — la famille de cet homme est désormais connue comme celle du déchaussé.

Originellement conçue comme un rituel humiliant celui qui laisse une veuve sans ressource, la halitza connaît dans la pratique quelques aménagement lorsque les rabbins, craignant que le beau-frère ne désire s’unir à la veuve pour d’autres raisons que son obligation de lui donner une descendance, la déclarent préférable au mariage lévirat. Au temps du Choulhan Aroukh, elle est déjà présumée la règle, et le yibboum l’exception. Cependant, elle demeure en vigueur et une veuve sans enfants qui se remarierait sans avoir réalisé cette cérémonie du déchaussement, est considérée comme une femme adultère.

La halitza dans la Bible hébraïque vignette|Chaussure pour la cérémonie de Halitza, , musée juif de Suisse. La prescription de la halitza est énoncée en Deutéronome 25:5-10, dans le cadre du yibboum : Elle est notoirement absente de Genèse 38 où la coutume du yibboum est évoquée pour la première fois.

Notes et références

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