Le massacre du convoi pour l'hôpital Hadassah du mont Scopus s'est déroulé le quand un convoi blindé escorté par des troupes de la qui amenait du personnel médical à l'hôpital sur le mont Scopus et qui y apportait des fournitures médicales et militaires, fut pris dans une embuscade au passage dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah, par des attaquants arabes..

Soixante dix-huit personnes juives (médecins, infirmières, étudiants, patients, professeurs et soldats de la ) et un soldat britannique furent tués au cours de l'embuscade. Parmi les tués, 47 n'ont pu être formellement identifiés, brûlés au-delà de toute possibilité d'identification et furent enterrés dans une tombe commune au cimetière Sanhédriah.

L'Agence juive demanda alors à la Croix-Rouge d'intervenir dans ce qu'elle décrit comme une violation grossière des lois humanitaires internationales et demandant que des actions soient entreprises contre cette violation des conventions de Genève. Les Arabes interrogés déclarèrent que le convoi avait des caractéristiques militaires, que tous les membres du convoi avaient combattu et qu'il était impossible de distinguer les combattants des civils. Une enquête fut menée et un accord fut trouvé, après cette tuerie, pour séparer les convois militaires et les convois humanitaires.

Blocus du mont Scopus En 1948, à la suite du plan de partage de la Palestine adopté par l'Organisation des Nations unies à la suite de la résolution votée le par sur un total de 56, des troupes arabes bloquent l'accès à l'hôpital et à l'université hébraïque de Jérusalem situés sur le mont Scopus. Le seul accès possible est une route étroite de deux kilomètres et demi de long qui traversait le quartier arabe de Sheikh Jarrah. où les Arabes avaient placé des mines qui pouvaient être déclenchées à distance. La zone qui aboutissait à l'hôpital avait une grande importance stratégique puisqu'elle permettait de surveiller l'arrière des lignes arabes.

Le , un standardiste de l'hôpital de Jérusalem reçoit un appel téléphonique d'un correspondant arabe qui l'avertit que l'hôpital sauterait dans les . Rien ne se produit ce jour-là mais l'intention des Arabes est bien affichée . Marlin Levin, , , 2002, ..

Lors d'une conférence de presse, le , le chef des forces arabes de Jérusalem, Abd al-Kader al-Husseini avertit que l'hôpital et l'Université hébraïque devaient être capturés ou détruits. Il déclare : « Puisque les Juifs nous ont attaqués et font sauter des maisons abritant des femmes et des enfants à partir d'une base située dans l'hôpital et dans l'Université hébraïque, j'ai ordonné de les occuper ou même de les démolir » "Husseini ", , , .. Abd al-Kader al-Husseini est par la suite tué le par Meir Carmiel, ouvrier mobilisé par la au sein de l'hôpital . Selon Marlin Levin, cela aussi influença la décision d'attaquer le convoi. C'est par esprit de revanche de cet assassinat et de représailles pour le massacre de Deir Yassin pratiqué par l' et le plus tôt, le Meron Benvenisti, , , 2002, . que deux lieutenants de Husseini, Mohammed Abdel Najar et Adil Abd Latif entreprirent l'assaut , , , 1970, ..

Les tirs de francs-tireurs arabes contre les véhicules roulant sur la route d'accès qui est minée deviennent alors courants. Le secrétaire britannique aux Colonies, Arthur Creech Jones, et le haut-commissaire britannique en Palestine, Alan Cunningham, assurent que les convois de secours seront protégés par des militaires ou des policiers britanniques. La Croix rouge internationale et le Croissant rouge proposent de mettre le mont Scopus sous leur pavillon à condition que la zone soit démilitarisée mais la direction de l'hôpital rejette cette proposition bien qu'un plan d'évacuation soit préparé si les autorités britanniques ne pouvaient garantir le passage quotidien de trois convois. Si cela ne pouvait être fait, la seule autre solution était d'accepter l'offre de la Croix-rouge. Les de Jérusalem dépendaient des services de l'hôpital , où que celui-ci soit situé. Son directeur, le docteur , avait trouvé un site acceptable pour l'hôpital à Jérusalem et se préparait à l'y transférer.

Quand la nourriture et les autres fournitures commencent à se faire rare, un important convoi de personnel (médical et para-médical) et de fournitures accompagnés de personnels de la est préparé vers l'hôpital assiégé. Le convoi est signalé d'un « bouclier rouge » (étoile de David rouge) qui devrait garantir sa neutralité : . Le commandement militaire britannique de Jérusalem garantit aux Juifs que la route serait sûre. En mars, une trêve tacite avait été mise en place et le passage des convois s'était déroulé sans incident sérieux. Le , le commandant britannique de Jérusalem assure aux représentants juifs encore que la route sera sûre mais ajoute qu'après le massacre de Deir Yassin, la tension est grande. Selon Henry Laurens, un officier australien renseigne les combattants arabes du quartier au travers duquel le convoi doit passer en ajoutant que les hommes de la ont la mission d'utiliser l'enclave pour attaquer les quartiers arabes et de couper la route de Ramallah. Agissant selon cette information, les Arabes préparent l'embuscade..

L'attaque vignette|Une ambulance se préparant à rejoindre le convoi vers le mont Scopus, . Le , le convoi part pour l'hôpital à . Il comprend , . dont deux ambulances, trois bus amenant du personnel hospitalier, trois camions de logistique escortés par deux véhicules blindés de la , , Simon & Schuster, New York. 1960 .. Il y a . Le convoi est commandé par le lieutenant de la de Jérusalem Asher Rahav, qui se tient à la tête du convoi dans un camion blindé Ford, suivi des deux ambulances puis des bus et des trois camions de logistique puis un autre véhicule blindé d'escorte fermait le convoi. Le quartier de Sheikh Jarrah était la position idéale pour une embuscade dans une petite partie de la route entre le virage de Nashashibi et la maison Antonius, où une petite unité de douze hommes appartenant à l'infanterie britannique était stationnée, munie d'une mitrailleuse lourde et de bazookas. Cette unité se tenait à environ du site de l'embuscade. L'inspecteur de police britannique Robert J.Webb, chef du poste de police de , parcourait habituellement la route avant le passage du convoi pour vérifier qu'elle était sûre. Ce jour-là, il confirme au téléphone que la route est sûre mais ne fait pas son excursion habituelle au virage de Nashashibi où il aurait pu vérifier que le passage était effectivement sûr.

Le lieutenant de la Asher Rahav remarque plusieurs choses curieuses le long de la route : un trafic automobile restreint, des boutiques fermées et des Arabes en uniforme irakien portant des bandoulières. Vers , une mine explose par déclenchement électrique un mètre cinquante devant le camion Ford où il se trouve, qui transportait l'escorte du convoi, composée de et membres de la . Le camion bascule alors dans un fossé. Au même moment, le convoi est pris sous un feu soutenu venant des forces arabes. Cinq véhicules arrivent à faire demi-tour et à retourner à leur base, alors que l'escorte arrière de la fait demi-tour et retourne à Jérusalem, sans participer aux combats. L'unité d'Abdel Najar responsable de l'embuscade se montait à environ et fut plus tard rejointe par des hommes commandés par Mohammed Gharbieh et beaucoup d'autres combattants avertis de la bataille.

Les forces britanniques et le sont lents à venir en aide au convoi.. L'officier de liaison de la avec l'armée britannique demande l'autorisation d'envoyer une force de secours de la , ce qui lui est interdit car cela pourrait interférer avec une négociation pour un cessez-le-feu. La raison pour laquelle les forces britanniques de la zone n'interviennent pas initialement est, selon le professeur israélien Meron Benvenisti, qu'il faut « laisser les Arabes prendre leur revanche de Deir Yassin, de façon à calmer quelque peu la rage du monde arabe ». Marlin Levin suggère que les Arabes croyaient avoir l'assurance que leur opération ne serait pas interrompue tant qu'ils ne s'attaqueraient pas à des unités britanniques. Le major Jack Churchill est un des premiers hommes à être sur les lieux. Il arrive à et offre d'évacuer des membres du convoi dans un véhicule blindé britannique. Cela est refusé car les Juifs pensent que la va organiser une opération de secours. Quand il apparaît que ce secours n'arrive pas, Churchill et ses fournissent la couverture de tir qu'ils peuvent contre plus d'une centaine d'Arabes , Robert Barr Smith, , . et Evelyn Wells, . , 1950, lire en ligne : « environ , équipés d'armes allant des tromblons et de vieux fusils à platine à silex aux modernes fusils-mitrailleurs Sten et Bren, dissimulés derrière un buisson de cactus sur le terrain de l'hôtel . ». L'unité de l'armée britannique essaye de négocier une trêve entre et midi. Peu après , deux véhicules blindés britanniques, l'un occupé par le commandant des troupes britanniques de Palestine, le général Gordon Holmes MacMillan (en), approchent de la zone en venant de la route de Naplouse. Leurs occupants observent les échanges de tirs mais refusent de risquer des vies britanniques en intervenant et préfèrent laisser Juifs et Arabes aller jusqu'au bout de leur combat. Ils quittent les lieux à 14 heures et reviennent à mieux armés. Des négociations débutent entre un des chefs arabes de l'embuscade, Adil Latif, deux hommes de la et un officier britannique. Les Arabes proposent que toutes les armes juives soient remises et que tous les hommes juifs capable de combattre soient faits prisonniers. Les pourparlers sont soudainement arrêtés lorsque Latif est abattu par un tireur isolé.

Autour de , le premier bus est incendié peu avant le second, tous les deux étant atteints par des cocktails Molotov. Seuls deux hommes (un dans chaque bus), Shalom Nissan et Nathan Sandowsky, échappent aux flammes. Ce dernier témoignera que les Britanniques ont refusé d'apporter leur aide malgré les demandes des Juifs. Les Arabes criaient « » (pour Deir Yassin). Le directeur de l'hôpital et autorité responsable du convoi, le docteur Chaim Yassky, est mortellement touché vers par une balle perdue, ayant fait ricochet dans l'ambulance blanche, celle qui avait le meilleur blindage. La tente une opération de secours en déblayant les véhicules avec une voiture blindée mais échoue. Tout au long de la journée, les Britanniques avaient été priés d'intervenir par la et les autorités juives, sans résultat. Le général britannique Jones reçoit finalement l'autorisation d'intervenir à et atteint l'avant-poste britannique derrière le convoi avec trois voitures blindées. Les Britanniques tirent alors contre les Arabes armés et touchent 15 d'entre eux, tandis que des bazookas étaient aussi utilisés et que des étaient envoyés afin de recueillir les survivants. À , les forces britanniques commencent, derrière un écran de fumée, à évacuer les . Un bus avait déjà brulé et l'autre brûlait encore , (page de couverture). , Cassel, . 1997, , : il affirme qu'il y avait dans le convoi, dont 50 sont tués, et beaucoup d'autres disparus ou non identifiés. Il blâme les Britanniques pour n'être pas intervenus et mentionne le groupe de secours de la Haganah. Les bus sont incendiés à et l'écran de fumée est établi à .. Deux militants de l' blessés à Deir Yassin faisaient partie des patients transportés dans le convoi..

Après le massacre, le major britannique Jack Churchill dirige l'évacuation des patients et des personnels de l'hôpital, soit environ .

Victimes vignette|gauche|250px|Le mémorial du convoi du mont Scopus à l'hôpital universitaire du mont Scopus. vignette|gauche|250px|Le récit du convoi du mont Scopus à l'hôpital universitaire du mont Scopus. vignette|gauche|250px|Rue des 78 ( ), ainsi appelée en la mémoire des du convoi vers le mont Scopus.