Louis Delaby, né le à Méricourt dans le Pas-de-Calais et mort le à Rivière dans le même département, est un dirigeant syndical français du .
Biographie thumb|left|Son acte de naissance.
Louis Delaby est né à Méricourt le . Son père était un ouvrier mineur, secrétaire de la Société de secours mutuels de Méricourt et fondateur d'une coopérative d'alimentation, « L'Avenir des travailleurs ». Le , à treize ans, Louis Delaby est embauché comme galibot et descend au fond de la mine pour la première fois. Il devient très vite militant à l'« Action Catholique de la Jeunesse Française » puis employé de bureau. Il s'est alors investi dans le syndicalisme chrétien puis a fondé les "Syndicats Libres d'Employés des mines" puis permanent du syndicat des mineurs CFTC, lancé sur les conseils de Hoguet par Jules Catoire, après avoir été placardisé dès 1931 par la compagnie minière de Marles"Les laïcs dans l'Église de France: ", par Pierre Pierrard, page 184 , pour laquelle il travaillait"Louis DELABY une figure du monde de la mine" . Entretemps, il a été embauché comme employé des Mines de Drocourt et décide de prendre part aux élections des administrateurs de la Caisse de secours. Le , la CFTC devient le deuxième syndicat chez les mineurs de la région aux élections professionnellesLa naissance du syndicalisme chrétien dans le Pas-de-Calais (1913-1939), par Bruno Béthouart . Il est cependant renvoyé par la direction des mines en "Un grand résistant du Pas-de-Calais : Jules Catoire", par Bruno Béthouart . Il devient l'artisan d'une percée difficile mais réussie de la CFTC dans les mines de la région.
Pendant la guerre, Louis Delaby, aux côtés de son compagnon syndical Jules Catoire, prend position en faveur du pluralisme syndical, et soutient Gaston Tessier dans sa lutte contre une tendance participationniste au sein de milieux catholiques. Le départ de certains responsables mobilisés oblige à une nouvelle répartition des tâches au sein de la CFTC : à Arras, Louis Delaby prend en charge la presse syndicale, avec Albert Legros et Jean Haniquaut. Dès le , à la suite de la dissolution de la confédération syndicale chrétienne, Louis Delaby, à Lens s'étonne de cette mesure et appelle à résister à charte du travail"Des syndicalistes chrétiens en politique (1944-1962)" par Bruno Béthouart, page 73 . , déclare-t-il à Lens. À partir de 1943, la résistance spirituelle passe par la diffusion des Cahiers de Témoignage chrétien et Louis Delaby assure la répartition du journal clandestin dans les sections CFTC.
Après-guerre, grâce à son prestige de résistant, il fait partie, avec Joseph Sauty des figures de la CFTC à pouvoir tenir la comparaison avec la CGT"Guy Mollet: un camarade en République", par Bernard Ménager, page 574 .
Il meurt le à Rivière.
Publications La Trouée, Liévin, Imprimerie artésienne, 1977.
Notes et références
Annexes
Liens externes
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