Vihiers () est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.
De 1974 à 2015, la commune de Vihiers compte les trois communes de Vihiers, Saint-Hilaire-du-Bois et Le Voide, qui s'associent selon les termes de la loi du . Le , les trois deviennent des communes déléguées de la commune nouvelle de Lys-Haut-Layon.
Située dans le sud du département, c'était le siège de la communauté de communes du Vihiersois et le centre administratif et commercial de cette région.
Une bataille s'y déroule à la fin du au cours de la guerre de Vendée opposant des insurgés vendéens aux troupes républicaines.
Géographie Localisation Commune angevine du sud Layon située dans les Mauges., ce territoire rural de l'ouest de la France se trouve au sud d'Angers (), au nord-est de Cholet () et au sud-ouest de Saumur ()IGN et BRGM, Géoportail Vihiers (49), consulté le 4 octobre 2011., consulté le 4 octobre 2011 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau)..
Pays de bocage, le Vihiersois se situe dans un triangle entre Angers, Cholet et Saumur.
Géologie et relief À quelques kilomètres au nord et à l'est du Vihiersois se trouve la vallée du Layon, qui marque la transition entre les Mauges et le Saumurois.. Le sud de l'Anjou comporte à l'est des terrains secondaires et tertiaires (Saumurois) et à l'ouest des terrains primaires (Mauges). Dans ces derniers, on trouve un pays de bocage sur des terrains de schistes et de granites..
Situé à l'extrémité d'un haut plateau, le territoire de Vihiers appartient au terrain métamorphique.. La commune se situe sur l'unité paysagère du Plateau des Mauges — Données consultables sur WikiAnjou..
En 2015, elle a une superficie de près de (), ha, consulté le 3 octobre 2011.EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, ha, consulté le 24 janvier 2011., et son altitude varie de 52 à , consulté le 2 février 2011 — Données consultables sur WikiAnjou., pour une altitude moyenne de .
Hydrographie Vihiers est traversée par la rivière le Lys, affluent du Layon. Ce cours d'eau prend sa source sur la commune de Coron, et traverse les territoires de Vihiers, Montilliers et Aubigné-sur-LayonSyndicat mixte du bassin du Layon, Commission locale de l'eau, carte du bassin du Layon consultée le 6 septembre 2011..
On trouve plusieurs ruisseaux dans le Vihiersois, tels le Livier, la Lande et le Lucet.
Climat Le climat angevin est tempéré, de type océanique. Il est particulièrement doux, compte tenu de sa situation entre les influences océaniques et continentales. Généralement les hivers sont pluvieux, les gelées rares et les étés ensoleillés.
Les précipitations sont plus accentuées sur la région des Mauges, en raison de son relief plus marqué, consulté le 4 août 2011..
Voies de communication et transports Vihiers se trouve au carrefour de plusieurs voies routières : au nord la (Valanjou), la (Faveraye-Mâchelles, Thouarcé), la (Martigné-Briand), la (Tigné), sur un axe est-ouest la (Doué-la-Fontaine-Cholet), et au sud la (la Plaine, Maulévrier), la (Saint-Paul-du-Bois, Saint-Maurice-la-Fougereuse) et la (Nueil-sur-Layon).
L'autoroute A87 Angers-Cholet (sortie 25 Chemillé) se trouve à une quinzaine de kilomètres à l'ouest.
Transports en commun : la commune est desservie par trois lignes d'autobus du réseau interurbain de Maine-et-Loire Anjoubus, la ligne 17 (Vihiers, Angers par Le Voide), ligne 23 (Cholet, Vihiers, Doué-la-Fontaine, Saumur) et la ligne 25 (Vihiers, Angers par Montilliers)Réseau interurbain de Maine-et-Loire, Réseau AnjouBus, consulté le 2 juillet 2011..
Il n'existe actuellement pas d'accès au réseau ferroviaire. Par le passé, Vihiers était desservi par le chemin de fer à voie métrique dit du Petit Anjou.
Aux alentours Les communes les plus proches sont Montilliers (), Cernusson (), Les Cerqueux-sous-Passavant (), Trémont (), Saint-Paul-du-Bois (), La Salle-de-Vihiers (), Valanjou (), Coron (), La Fosse-de-Tigné (), Aubigné-sur-Layon ().
Urbanisme En 2008, le nombre total de logements dans la commune est de Insee, Dossier complet sur la commune de Vihiers (49373), consulté le 17 juin 2012.. Parmi ces logements, 91 % sont des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 8 % des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 91 % des maisons et de 12 % des appartements. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 1 % sont des studios, 6 % des logements de deux pièces, 15 % de trois pièces, 23 % de quatre pièces, et 55 % des logements de cinq pièces ou plus.
Les résidences principales construites avant 2006, datent pour 33 % d'avant 1949, 17 % entre 1949 et 1974, 28 % entre 1975 et 1989, et 22 % entre 1990 et 2005.
Le nombre de ménages propriétaires de leur logements est de 69 %, proportion supérieure à la moyenne départementale (60 %), et le nombre de ménages locataires est de 31 %. On peut également noter que 1 % des logements sont occupés gratuitement.
L'ancienneté d'emménagement dans la résidence principale, rapporté au nombre de ménages, est de 12 % depuis moins de deux ans, 18 % entre deux et quatre ans, 17 % entre cinq et neuf ans, et 52 % de dix ans et plus.
En 2013, on trouve logements sur la commune de Vihiers, dont 90 % sont des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 90 %, et dont 71 % des ménages en sont propriétairesInsee, Statistiques locales du territoire de Vihiers (49), actualisation du 21 octobre 2016..
Toponymie et héraldique Tomponymie Nom d'origine latine, Vierium (vivier), qui est un nom de lieu (parc à gibier) dès l'époque romaine..
Formes anciennes du nom : Villa Viviarium en 889, Vieracum en 942, Castrum Vigerium en 1030, Viherium en 1128, Vihers en 1237, Viers en 1301, Vihiers au — selon ses travaux faits au sur les archives anciennes. et sÉcole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - Notice communale de Vihiers, consultée le 24 janvier 2011 — Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l'ensemble du territoire français de l'époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.. Aujourd'hui, le nom officiel de la commune est « Vihiers »Code officiel géographique, Fiche de la commune de Vihiers, consultée le 24 janvier 2011..
Héraldique
Histoire Préhistoire et Antiquité C'est dans le Vihiersois, sur le territoire de Tancoigné, qu'est découvert en 1949 L'homme de Tancoigné ; un squelette du Néolithique accompagné d'une hache-marteau de pierre polie.. À quelques kilomètres de là, sur la commune de Cléré-sur-Layon, est aussi découvert quatre haches de l'époque de la pierre polie..
Moyen Âge vignette|upright=1.4|alt=Carte de l'Anjou au .|Carte de l'Anjou au . Le pays fait partie au , et au jusqu'en 942 au moins, des domaines de Saint-Hilaire de Poitiers (Poitou), puis passe à la fin du dans les mains des comtes d'Anjou (Grisegonelle, son fils Nerra, père de Martel, suivi lui-même de ses neveux maternels le Barbu et le Réchin...). Vers 1010-1016, Foulques Nerra, comte d'Anjou, fait construire à Vihiers une puissante forteresse et y amène la population de Saint-Hilaire (ville close). Assez vite deux églises s'élèvent : Saint-Hilaire le Château et Notre-Dame Saint-Jouin.
Au milieu du , Foulques IV d'Anjou, est à la tête de la Saintonge et de la seigneurie de Vihiers. Son fils cadet, Foulques V d'Anjou, fait construire deux autres églises : Saint-Jean (1115) et Saint-Nicolas en (1125). En 1317, Vihiers est rattaché au diocèse de Maillezais.
Seigneurie : Saint-Hilaire du Château représentait l'église du manoir seigneurial, siège d'une paroisse qui est circonscrite à l'enceinte castrale. Selon Célestin Port, le seigneur Albéric reçut Vihiers de son cousin Geoffroy Ier d'Anjou (comte en 958-987) ; une même famille féodale semble alors posséder Vihiers et Montjean, avec des seigneurs nommés Albéric ; et de ces Vihiers-Montjean, actifs dans les Mauges dès avant l'an mil, descendent en lignée féminine les Rochefort : vers 1360-1367, Marie de Rochefort apporte le Petit-Montrevault et Vihiers à son époux Guy V Turpin.
À partir de Guy V Turpin ( moitié du ), les Turpin de Crissé ou leurs alliés vont garder Vihiers jusqu'après la moitié du .
Époque moderne Dans la moitié du , Charles Turpin (fils de Jacques II et petit-fils de Jacques Turpin, lui-même fils d'Antoine et petit-fils de Lancelot Turpin) et son fils Charles II Turpin, sires de Crissé, du Petit-Montrevault et de Vihiers, sont faits comtes de Crissé en 1571, puis comtes de Montrevault et de Vihiers en . Après Henri-Charles et son fils Philippe-Charles Turpin de Crissé ( moitié du ), le comté de Vihiers reste indivis entre la veuve de Philippe-Charles, Eléonore de Mesgrigny (unie à Philippe-Charles Turpin en 1684, elle se remarie en 1701 au comte Jean-Ferdinand de Poitiers († 1748).
Mais le , Louis-Hercule-Timoléon de Cossé, duc de Brissac (1734-1792) acquier le comté de Vihiers dont il est le dernier seigneur.
Au milieu du la paroisse est intégrée à l'évêché de La Rochelle, qui comprend l'archiprêtré d'Ardin, les doyennés de Bressuire, Fontenay-le-Comte, Saint-Laurent-sur-Sèvre et Vihiers. À la fin du , Vihiers compte 150 feux.
À la veille de la Révolution française, une partie du Vihiersois dépend de la sénéchaussée d'Angers (La Salle-de-Vihiers, Vihiers, Coron) et une autre de la sénéchaussée de Saumur (Tigné, Cernusson, Les Cerqueux, Saint-Paul-du-Bois, La Plaine)Carte du Saumurois sous l'Ancien régime notamment réalisée à partir de l'ouvrage de Maïté Lafourcade, La Frontière des origines à nos jours, Presses Universitaires de Bordeaux, 1998..
Révolution vignette|upright=1.1|alt=Fuite du général Santerre à la bataille de Vihiers.|Santerre par Le Sueur.(Cliquez pour agrandir) Comme dans le reste de la région, les guerres de Vendée sont meurtrières. En , Jacques Cathelineau engage des combats à Vihiers. et Chalonnes. Le , alors que les armées du Centre et des Mauges se rendent à Saumur, un détachement de républicains est vaincu à Vihiers.
Après la victoire de Martigné, les bleus occupent Vihiers où ils sont attaqués le . Les 17 et 18, plus de combattants s'affrontent faisant morts (bataille de Vihiers, armée de Santerre). Toutes les habitations du village sont rasées ou incendiées, et la moitié des habitants périssent cette année-là.
En , les colonnes infernales passent par Vihiers pour s'en emparer. Comme dans le reste des Mauges, elles seront très présentes dans la région vihiersoise, comme à Cernusson ou à TignéNicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, Éditions Pays et Terroirs, 1995..
Un peu plus tard, c'est à Vihiers que le général Hugo, avec cinquante hommes seulement, arrête une armée de Vendéens..
Époque contemporaine À la réorganisation administrative qui suit la Révolution, Vihiers est en 1790 chef-lieu de canton (de Vihiers) et chef-lieu de district (de Vihiers) ; district composé des cantons de Vihiers, Brissac, Chanzeaux, Coron, Martigné, Nueil et Thouarcé. En 1800, le district de Vihiers fait place à l'arrondissement de Saumur.
Les deux communes proches de Saint-Hilaire. et du Voide. sont rattachées en 1790 au canton de Vihiers et au district de Vihiers, puis en 1800 à l'arrondissement de Saumur.
Au milieu du l'industrie apparait à Vihiers, avec la construction de deux fours à chaux, un four à plâtre et une tuilerie.
Le chemin de fer se développe. Ainsi, en 1896 une ligne du Petit Anjou Cholet-Saumur est ouverte et passe par Saint-Hilaire, Vihiers, Les Cerqueux, Cléré, Passavant et NueilMichel Raclin et Michel Harouy, Vihiers au temps du Petit Anjou, les Dossiers de l'AAPA 18, 1996..