Julia Simon, née le à Albertville., est une biathlète française triple championne olympique.

Elle est issue du Club des sports des Saisies (Savoie).

Elle obtient son premier podium en Coupe du monde le en terminant troisième de l'individuel d'Östersund, puis décroche sa première victoire individuelle le en remportant la poursuite de Kontiolahti en Finlande. Elle est championne du monde du relais mixte simple avec Antonin Guigonnat le 18 février 2021 à Pokljuka, médaillée d'argent du relais mixte aux Jeux olympiques de Pékin en 2022.

Sa véritable percée au plus haut niveau international s'opère lors de la saison 2022-2023 avec le port durable du dossard jaune de leader du classement général de la Coupe du monde. En point d'orgue, elle décroche le 12 février 2023 à Oberhof le titre de championne du monde de la poursuite, devenant ainsi la septième biathlète française à remporter un titre mondial individuel. En mars, elle s'adjuge le classement général de la Coupe du monde 2022-2023, après le sacre de Sandrine Bailly, qui était la dernière Française à avoir gagné le gros globe de cristal.

Elle est l'athlète la plus décorée des Championnats du monde 2024 à Nové Město, où elle conduit en dernière relayeuse le relais mixte français au sacre, puis enchaîne sur un doublé victorieux sprint-poursuite, avant de gagner avec ses coéquipières le relais pour un total de quatre médailles d'or. Aux championnats du monde 2025 à Lenzerheide elle remporte quatre nouvelles médailles d'or (individuel, relais dames, mixte et simple mixte). Avec dix titres mondiaux, dont quatre titres individuels (comme Marie Dorin), Julia Simon est en 2025 la biathlète française la plus titrée.

Elle remporte son premier titre olympique avec le relais mixte postée en dernière relayeuse après Éric Perrot, Quentin Fillon Maillet et Lou Jeanmonnot le à Anterselva, en ouverture du programme de biathlon des Jeux olympiques Milan-Cortina, puis un second le 11 février, en prenant la médaille d'or de l'individuel devant sa compatriote Lou Jeanmonnot. Le 18 février, elle remporte une nouvelle médaille d'or au relais féminin avec ses coéquipières Camille Bened, Lou Jeanmonnot et Océane Michelon, elle termine aussi médaillé d'argent derrière cette dernière, à l'arrivée de la mass start. Quadruple médaillée des Jeux 2026, comme ses compatriotes Lou Jeanmonnot et Quentin Fillon Maillet, elle devient ainsi la première femme française à remporter trois titres olympiques lors des mêmes Jeux d'hiver, et la quatrième athlète française hommes femmes confondus à le faire après Jean-Claude Killy, Martin Fourcade et Quentin Fillon Maillet. En fin de saison, Julia Simon ajoute le petit globe de cristal de la mass-start à sa collection.

Parcours sportif vignette|IBU World Cup avec Julia Simon, Anais Bescond, Celia Aymonier, Justine Braisaz en 2020.

Débuts professionnels Championne de France de mass start en 2013 dans la catégorie jeune, Julia Simon est sélectionnée pour les Championnats du monde de la catégorie l'année suivante. Elle décroche la médaille de bronze sur l'épreuve du sprint et est titrée sur le relais féminin (avec Estelle Mougel et Léna Arnaud) lors des Championnats du monde jeune de Presque Isle (États-Unis). La saison suivante, en 2015, elle décroche une nouvelle médaille d'or en relais, cette fois-ci dans la catégorie junior, avec Chloé Chevalier et Léna Arnaud. Aux Championnats d'Europe à Otepää, elle obtient la médaille de bronze sur le relais avec Anaïs et Chloé Chevalier et Coline Varcin..

Engagée dès la saison 2014-2015 sur le circuit IBU Cup (deuxième échelon mondial), elle y décroche rapidement ses premiers podiums et signe sa première victoire lors du sprint de Martell le .. Cette victoire lui permet de découvrir le circuit de la Coupe du monde lors de l'étape de Ruhpolding disputée quelques jours plus tard.. du sprint, elle marque ses premiers points en Coupe du monde le lendemain en terminant de la poursuite. Auteure d'une très belle fin de saison, elle retrouve l'élite mondiale lors de l'étape d'Oslo lors de laquelle elle rentre deux fois dans les points.

La saison 2017-2018 lui permet d'atteindre la sur le sprint d'Antholz., de décrocher deux médailles aux championnats d'Europe, le bronze de la poursuite remportée par Chloé Chevalier. et l'argent en relais mixte simple avec Émilien Jacquelin.. Elle gagne sa sélection pour les Jeux olympiques de Pyeongchang mais, en qualité de remplaçante., elle n'a finalement pas l'occasion de disputer une épreuve.

Première victoire en relais (2018-2019) Lors de la première étape de la Coupe du monde 2018-2019 qui se déroule à Pokljuka en Slovénie, elle obtient son meilleur résultat en terminant quatrième du sprint, le , sa compatriote Justine Braisaz terminant troisième.. Le lendemain, elle finit de la poursuite. Lors de l'étape suivante disputée à Hochfilzen, à l'occasion de son premier relais en Coupe du monde, elle obtient son premier podium en terminant troisième avec Anaïs Chevalier, Célia Aymonier et Anaïs Bescond.. Lors de l'étape de Ruhpolding, elle termine à la onzième place, première française.. Lors du relais, elle est alignée en première position de l'équipe française. Elle est en tête avec l'Italienne Dorothea Wierer lors du passage de relais à Anaïs Bescond qui donne une vingtaine de secondes d'avance à Justine Braisaz, Anaïs Chevalier franchissant en tête la ligne d'arrivée.. C'est la première victoire de Julia Simon en Coupe du monde. Elle devient championne de France de mass start en 2019..

Première victoire individuelle en Coupe du monde (2019-2020) Lors de la saison 2019-2020, elle obtient son premier podium en terminant troisième de l'individuel d'Östersund qui est remporté par sa coéquipière Justine Braisaz. Au mois de janvier, lors du sprint d'Oberhof, elle s'adjuge un deuxième podium, à nouveau en terminant troisième. Après une deuxième victoire en équipe lors du relais mixte le à Pokljuka, elle décroche sa première victoire individuelle en Coupe du monde le en remportant la dernière course de la saison, la poursuite de Kontiolahti en Finlande, grâce notamment à un 5 sur 5 sur le dernier tir debout..

Titre mondial en relais mixte simple, deux victoires individuelles en coupe du monde (2020-2021) Au cours de la saison 2020-2021, Julia Simon monte pour la première fois sur le podium lors de la première des deux étapes d'Hochfilzen, en terminant deuxième du relais puis troisième de la poursuite. Elle commence l'année 2021 par une quatrième place sur le sprint à Oberhof. La semaine suivante, le , toujours à Oberhof, elle remporte sa deuxième victoire en Coupe du monde en s'imposant dans la mass-start devant l'allemande Franziska Preuß après avoir pris la tête de la course au début du dernier tour grâce à un dernier tir rapide et sans faute.. Huit jours plus tard, à Antholz, elle récidive sur le même format de course (mass-start) suivant un scénario similaire : trois fautes au tir lors des trois premiers passages devant les cibles, puis, tandis que de nombreuses adversaires partent à la faute, un dernier tir parfait qui la replace à l'avant de la course. En sortant quatrième du pas de tir à neuf secondes de Hanna Öberg, elle parvient à recoller et prendre la tête dans le dernier tour, s'imposant finalement de deux dixièmes de seconde devant la Suédoise pour une troisième victoire en Coupe du monde. Elle est la première française à remporter deux départs en masse à la suite.. En position de force pour remporter son premier petit globe de cristal, elle laisse pourtant passer sa chance lors de la mass-start finale de la saison à Östersund, disputée dans des conditions particulièrement venteuses. Elle rate en effet complètement sa course, perdant toutes ses illusions au milieu des rafales dès les tirs couchés (neuf fautes sur dix) et termine dernière, laissant finalement le petit globe de la mass-start s'en aller entre les mains de la gagnante du jour, Ingrid Landmark Tandrevold...

Par ailleurs, lors des championnats du monde disputés à Pokljuka en , la Française gagne son premier titre mondial en compagnie d'Antonin Guigonnat lors du relais mixte simple. Le duo français s'impose grâce à sa réussite sur le pas de tir (seulement cinq pioches) qui lui permet de rester dans le coup durant toute la course, et à une attaque tranchante de Julia Simon sur Tiril Eckhoff dans la dernière montée suivie de la descente menant à l'arrivée, ce qui lui permet de décrocher sa rivale norvégienne et de passer la ligne avec près de trois secondes d'avance..

Cinq podiums de Coupe du monde et une médaille aux Jeux olympiques (2021-2022) En , elle aborde l'inter-saison en collaborant avec l'ancienne biathlète Marie-Laure Brunet qui occupe le rôle de préparatrice mentale centrée sur le tir.. Julia Simon commence la saison 2021-2022 de Coupe du monde par une place sur l'individuel d'Östersund avec 6 fautes au tir et accumule ensuite les contre-performances. La tendance s'inverse lors du quatrième week-end à Annecy-Le Grand-Bornand où elle obtient notamment deux deuxièmes places en poursuite puis en mass-start derrière Elvira Öberg. Les deux nouvelles deuxièmes places obtenues en , à Oberhof en sprint puis en individuel à Antholz-Anterselva, illustrent sa capacité à rivaliser avec les meilleures biathlètes de la saison.

Elle aborde les Jeux olympiques de Pékin avec l'ambition d'être médaillée aussi bien individuellement que par équipe. Elle ne parvient cependant à remplir son objectif qu'à moitié. Alignée en deuxième position du relais mixte français lors de l'épreuve d'ouverture, elle effectue une manche brillante, ramenant l'équipe de France en tête à la mi-course après avoir pris le relais en huitième place avec une minute et vingt-cinq secondes de retard. Elle contribue ainsi grandement à la médaille d'argent finalement décrochée en compagnie d'Anaïs Chevalier-Bouchet, Émilien Jacquelin et Quentin Fillon Maillet. Ce sera sa seule médaille lors de ces Jeux. de l'individuel avec un 16/20 au tir puis du sprint avec un 7/10, elle réalise une belle remontée sur la poursuite qu'elle termine à la place. Lors du relais féminin, c'est elle qui finit la course mais lorsqu'elle prend le relais, la France compte déjà un retard considérable et, après un tir debout où elle doit visiter l'anneau de pénalité, elle ne peut faire mieux que sixième à l'arrivée. Elle n'est pas plus en réussite lors de l'épreuve finale, la mass-start remportée pas sa collègue des Saisies, Justine Braisaz-Bouchet. Julia Simon joue pourtant les premiers rôles au cours de la première partie de la course et figure provisoirement sur le podium au moment d'aborder le troisième tir, le premier debout. Mais trois fautes lors de cette séance perturbée par le vent puis deux autres lors de la dernière lui enlèvent toute chance de médaille. Elle termine , son meilleur résultat individuel de la quinzaine olympique.

Le à Otepää, Julia Simon remporte sa première victoire de la saison (et la quatrième de sa carrière) en s'imposant dans le sprint, une spécialité où elle n'avait pas encore gagné en Coupe du monde, à la faveur d'un 9 sur 10 au tir et d'un excellent temps à ski, en particulier dans le dernier tour, qui lui permet de devancer de 11 secondes Vanessa Voigt et de presque 13 secondes Karoline Knotten qui, pour leur part, ont réalisé le sans-faute.

Championne du monde de la poursuite, gagnante de la Coupe du monde (2022-2023)