Lee Jae-yong (en ), né le , connu professionnellement comme Jay Y. Lee, est un homme d'affaires sud-coréen. Il est chef de facto du Groupe Samsung depuis 2014, et en devient président officiellement le , à la mort de son père, Lee Kun-hee.

Biographie Il est l'aîné et le fils unique de Lee Kun-hee, ancien président de Samsung. Passé par Harvard sans en être diplômé, il est largement considéré comme le successeur de son père à la tête du groupe sud-coréen. Avec une fortune estimée à près de , il est la troisième personne la plus riche de Corée du Sud.

Affaires judiciaires

Condamnation pour corruption et détournement de fonds En , Lee est accusé « de corruption, de détournement de fonds et de parjure ». Après un mois d'enquête, il est arrêté dans la nuit du . Le , il est mis en examen pour corruption et détournement de fonds. Le de la même année, il est condamné à cinq ans de prison.. Le , il fait appel de sa condamnation..

Le , il est libéré de prison par la cour d’appel, qui écarte la plupart des poursuites pour corruption, et lui inflige une peine symbolique de prison avec sursis, ce qu'une députée conteste en dénonçant une « république Samsung », tant l'influence du groupe est grande dans les milieux judiciaire, politique et médiatique.

Mais la Cour suprême ordonne un nouveau procès, et le , il est condamné par un tribunal de Séoul à deux ans et demi de prison, et réincarcéré.

Il reçoit le soutien du patronat américain, qui tente d’exercer des pressions sur les autorités sud-coréennes afin d'obtenir sa libération. La plupart de la presse sud-coréenne - généralement proche des milieux d’affaires -, l'opposition conservatrice et la majorité de l'opinion publique soutiennent sa libération. Le Parti démocrate au pouvoir se montre plus réticent à l'idée d'une grâce présidentielle ; Park Yong-jin, un des candidats à l’élection présidentielle de 2022, y voit un « affront à l’État de droit », montrant que « les riches et les puissants ont toujours une issue favorable ».

Lee obtient, en , une libération conditionnelle de la part du gouvernement sud-coréen.

En , son nom est cité dans les Pandora Papers.

En , à la fin de sa peine de prison, il obtient la grâce présidentielle qui lève l'interdiction d'exercer pendant cinq ans ses fonctions au sein du groupe Samsung.

Notes et références

Catégorie:Personnalité de Samsung Catégorie:Naissance en juin 1968 Catégorie:Personne citée dans le scandale des Pandora Papers Catégorie:Personnalité sud-coréenne du monde des affaires du XXe siècle Catégorie:Personnalité sud-coréenne du monde des affaires du XXIe siècle Catégorie:Étudiant de l'université Keiō Gijuku